Venue du partenaire du CCFD pour le Carême

Venue du partenaire du CCFD pour le Carême

De 30 Mars 2019 00:00 jusqu'à 03 Avril 2019 00:00

À Béarn Pau, France

Comme chaque année au moment du Carême, le CCFD-Terre solidaire accueille un partenaire qui vient témoigner de son action dans les pays du Sud. Hacham Boukara, président de l’association ABCDS (Beni Znassen pour la culture, le développement et la solidarité) à Oujda au Maroc, viendra nous informer de son travail auprès des migrants venant du Sud-Saharien. Il sera présent dans le Béarn du 29 mars au 3 avril 2019.

-le samedi 30 mars à Pau : rencontre des associations proches des personnes migrantes (Bienvenue 64, le Collectif pour le Respect des Droits des Etrangers, l’Organisation de Gestion des Foyers Amitié à Jurançon).

-le 30 mars en soirée à Arette : soirée débat avec l’équipe CCFD-Terre Solidaire d’Oloron

-Le 31 mars : marche à Orthez jusqu’à 13h

-le 31 mars à 18h à Soumoulou.

- le lundi 1er avril  de 10h à 16h, rencontre de collégiens et lycéens de la plaine de Nay.

- le 2 avril, à la Maison du Citoyen à Billère

- le 2 avril à 18h30 : couscous débat à l’église Saint-Pierre (Pau) avec les aumôneries des étudiants, lycéens, collégiens palois.

 

contact : pau@ccfd-terresolidaire.org

 

Malgré une politique d’ouverture à l’égard des migrants au Maroc, leur intégration dans le pays reste très précaire. Depuis 2013, une nouvelle orientation de la politique migratoire a vu le jour. Plus de 25.000 étrangers en situation irrégulière, venus d’Afrique et de Syrie ont reçu une carte de séjour après cinq ans de présence sur le territoire (23% de Syriens, 21% de Sénégalais, 11% de Congolais et 9% d’Ivoiriens). Fin 2017, 24.367 demandes ont été déposées mais n’ont pas obtenu de réponse en 2018.

Les conditions de vie restent très difficiles ; le président Hicham Bardea de l’association ABCDS témoigne : « Régularisés, mais pas de travail, ils survivent par la mendicité. Habitat surpeuplé. S’ils ont un travail, ils sont exploités ou moins payés que les Marocains. Ils souffrent d’une grande instabilité psychique. Beaucoup de souffrances chez les femmes. »

L’association vient en aide aux migrants en leur fournissant vêtements, couvertures, nourritures, et dans la rédaction de toutes les formalités administratives à remplir pour obtenir un logement, un travail, un certificat de présence etc.

L’association fait entendre sa voix auprès du gouvernement pour faire évoluer la stratégie migratoire. Elle multiplie les actions de plaidoyer en faveur de l’intégration des migrants dans la société marocaine. Elle organise des rencontres, des « couscous débats » : « j’invite 10 migrants chez moi et 10 amis du quartier « . Changer les mentalités, casser la peur : « c’est un travail de longue haleine. »


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