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Epiphanie : fête des Servantes de Marie

Epiphanie : fête des Servantes de Marie

"Au cœur de la fête de l'Épiphanie, il y a une marche qui se fait caravane ; une recherche qui tourne en découverte; une étoile qui devient signe, un ciel de nuit qui projette sa lumière étoilée sur la famille des nations"... 

A l'occasion de la fête des Servantes de Marie qui célèbrent la naissance de leur fondateur, le Bienheureux Louis-Edouard Cestac (6 janvier 1801) et les voeux des premières religieuses (6 janvier 1842), nous vous présentons quatre vidéos réalisées par les élèves de 4ème du collège Stella Maris (Anglet), dans le cadre d'un projet artistique et culturel (projet interdisciplinaire Français-Histoire intitulé : "Père Cestac, d'hier à aujourd'hui"au cours de l'année scolaire 2015-2016.

Ces vidéos sont disponibles en cliquant ici.

 

Voici le très beau texte adressé le 4 janvier 2004 par l'évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, Mgr Pierre Molères, aux Servantes de Marie en la fête de l'Épiphanie à N.D. du Refuge (Anglet) :

 

La route aux sept étoiles du marcheur CESTAC

Isaïe 60, 1-6

Ephésiens 3, 2.6

Matthieu 2, 1-12

"Au cœur de la fête de l'Épiphanie, il y a une marche qui se fait caravane ; une recherche qui tourne en découverte ; une étoile qui devient signe, un ciel de nuit qui projette sa lumière étoilée sur la famille des nations. Comme jadis le peuple hébreu cheminait dans le désert, guidé par une nuée lumineuse recouvrant l'arche d'alliance, l'Épiphanie se présente comme un nouvel exode : celui de l'Enfant-Dieu ouvrant ses bras au monde entier pour l'accueillir dans son cœur, en la personne des mages.

Ainsi parle Isaïe : « debout Jérusalem, resplendis... regarde autour de toi : les nations marchent vers ta lumière ; lève les yeux : tous ils se rassemblent, ils arrivent. » Vers qui donc s'achemine la marche des peuples ? Pour quelle attente ?

L'hymne liturgique de l'office des lectures du jour nous répond :

« L'appel du lointain rendez-vous

Dans notre cœur a retenti.

Le Père en secret jusqu'au bout

Nous mène près de son Fils »

La caravane de l'Épiphanie nous mène vers l'Enfant-Dieu Emmanuel ; quant aux fiévreuses attentes des hommes, elles expriment, souvent à leur insu, leur désir de Dieu.

Ainsi le signe de l'étoile « l'astre levant issu de la descendance de Jacob » fut-il annoncé bien des siècles avant, par le prophète païen Balaam (Nb 24, 17) de façon encore imprécise. Il revint à Paul, l'apôtre des nations, d'en dévoiler le sens et le but. II le fit dans la lettre aux Ephésiens que nous venons d'entendre : « Ce mystère, c'est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, pour l'annonce de l'Église. »

Tel est le signe de l'étoile de l'évangile du jour : le signe d'une Eglise ouverte à tous, désireuse de répandre dans le monde la lumière du Christ et de lui révéler les traits de son Visage.

Désormais l'étoile de l'Épiphanie ne brille plus au ciel comme dit saint Matthieu : « Elle vient s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant » comme si sa mission d'étoile était accomplie; ainsi que le dit l’hymne liturgique de l'office du matin (p. 354)

«Plus d'étoile dans la nuit

L'étoile est morte

Mais Dieu est là, dans son Enfant donné au monde

Jésus Christ est révélé

Au cœur de l'homme. »

Le signe de l'étoile a disparu ; ou plutôt, il s'est déplacé ; il brille dans l'Eglise, dans le cœur de tous ces pèlerins qui, à la suite des bergers et des mages, de Joseph et Marie s'avancent vers l'Enfant-Dieu, le «soleil levant» pour lui ouvrir leurs coffres et lui offrir leurs présents.

Chères sœurs jubilaires, «de chêne, d'albâtre, de platine, de diamant, d'or et d'argent», et vous toutes, d'ici et d'ailleurs, vous tous et toutes, disciples de Jésus, nous voici nous aussi membres de cette même caravane, guetteurs d'étoiles, et chrétiens de l'Épiphanie.

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Mais dans cette marche aux aguets, se propose aujourd'hui quelqu'un qui vient nous aider à capter et déchiffrer les signes que Dieu nous lance ; ce marcheur infatigable, ce scrutateur au regard pénétrant, nous le connaissons bien ici : il s'appelle   Louis Edouard Cestac, votre fondateur, baptisé, semble-t-il, un jour d'Épiphanie.

Comment votre vocation peut-elle faire signe aujourd'hui dans une société qui s'interroge sur le bien-fondé des signes religieux ? Comment le charisme Cestac peut-il dégager pour notre monde, à la fois sceptique et pourtant si crédule, une route d'Épiphanie, c'est-à-dire une route de lumière et de liberté faite de rencontres et de perspectives imprévues.

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Emboîtons le pas pour cela au Père Cestac et parcourons avec lui, ce que 1'on pourrait appeler sa route aux sept étoiles, aux sept signes.

I. Quelle fut donc sa première étoile qui imprima ce mouvement d'épiphanie, c'est-à-dire d'ouverture missionnaire, à toute· sa vie de prêtre ?

Ce signe décisif ne fut pas une étoile, mais des adolescentes en haillons, exposées à tous les dangers et à tous les malheurs. Ecoutez le récit de ce choc : « la misère de ces fillettes me toucha particulièrement. Je sentis comme une secrète et divine inspiration de leur venir en aide. » Telle fut sa lumière de grâce dans la nuit de la souffrance.

Venir en aide, oui, mais par quel moyen ? Très vite Cestac comprend plusieurs choses : Il

ne peut en rester à l'observation de cette misère, ni à l'émotion devant ces enfants, ni à l'assistanat; mais, écrit-il dans ses notes, « il fallait leur créer une famille; en un mot, il fallait fonder une œuvre : c'était pour moi un monde à soulever, car je n'avais rien. »

L'essentiel est là, écrit dans ces mots. Toute servante de Marie se doit de les méditer périodiquement pour les faire siens.

On peut en tirer une définition de la Servante de Marie selon Cestac : Celle qui en face de personnes en état de détresse, se sent d'abord incapable de soulever ce monde de misère ; et qui, en raison de cela, parce qu'elle n'a rien du tout, va tout faire pour créer des liens familiaux partout où elle est envoyée.

En effet, le charisme de Cestac est un charisme familial. Tout ce qu'il touche sert à construire des lieux de famille en faveur des pauvres, où se respire l'atmosphère de Nazareth. Voilà le 1er signe de la lumière épiphanique qui mit en mouvement Cestac, le caravanier de l'Épiphanie.

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Mais voici une 2éme étoile dans le sillage de la précédente.

II. Après le signe du haillon, c'est le signe du cri.

 

Regardons ce jeune prêtre bayonnais, suivons-le d'amour devant la mort d'une jeune prostituée ;

« Une fois dans ma vie, je fus appelé par une de ces malheureuses qui se mourait ; je me hâte, je cours, je franchis en frémissant le seuil de la porte ... Un cri perçant se fait entendre, je me précipite ... Hélas! Il n'était plus temps, elle était morte ... mon âme fut terrassée, brisée et devant ce cadavre d'une prostituée de 20 ans au milieu des cris et des sanglots de ses compagnes épouvantées, je promis au Seigneur de travailler tous les jours de ma vie à préserver des jeunes innocentes et à retirer celles qui s'étaient perdues   _ C'est le vœu de mon âme ; j'y ai voué mon temps, mes biens et ma vie !... »

Dans ce texte incandescent que toute Servante de Marie connaît par cœur, il y a la vocation de Louis-Edouard ; on y sent palpiter son cœur, son corps, son âme. Il court, il se précipite, il est terrassé, brisé, mais il se relève pour vouer sa vie au relèvement de ces jeunes en lambeaux. « La Sainte Vierge ajoutait-il m'inspirait pour ces pauvres âmes une compassion incroyable. Je n'en renvoyais aucune. » Ne sachant où les loger, il trouve à la maison du grand Paradis une trappe qui laisse découvrir un grenier. La lumière épiphanique aide Cestac à faire une trappe, non pas un piège, mais un passage de libération. Cette lumière, il la reçoit de jeune en grande difficulté et de la Vierge Marie.

Sur sa route, après le haillon, il rencontre le cri des pauvres qui l’éduquent et le forment : c’est pour lui un 2ème signe d'Épiphanie. Est-il encore le nôtre ?

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III. Le signe du nom

Mais son radar spirituel capte un 3ème signe : celui du nom. Je m'en explique.

Après bien des difficultés surmontées, la double fondation du Père Cestac prend consistance : celle du grand Paradis pour les orphelines ; celle du Refuge pour les anciennes prostituées. Mais comment appeler cette œuvre qui doit tant, qui doit tout, à la Vierge Marie ? C'est alors qu'il reçoit le signe du nom, vécu par lui comme un signe épiphanique : « Ce titre était sorti du milieu de votre cœur, ma divine Marie et tombé dans mon esprit comme un jet de lumière, un éclat de rayon divin… Serva Mariae : Servante de Marie. » Ce nom qui s'impose à lui en pleine rue à Bayonne, il le considère comme un cadeau de la Vierge Marie : « Ce nom, écrit-il, était une révélation complète ; il disait tout. Vous vous montriez dès lors l'unique fondatrice et directrice. »

Qu'est-ce donc qu'une Servante de Marie?

« C'est celle qui laisse toute sa place à la Vierge, qui doit en tout prendre ses ordres, dans les petites choses comme dans les grandes, et les exécuter avec grande et religieuse félicité ! »

Chères sœurs, voilà une nouvelle définition de vous-mêmes, la figure de votre vie : favoriser l'action de la Vierge Marie là où vous êtes, la laisser présider à tout comme une lumière sur votre vie ; une lumière d'Épiphanie... si bien que lorsque Mgr Lacroix choisit la date du 6/01/1842 de cette fête pour l'inscription   canonique de la nouvelle congrégation, Mr Cestac en éprouva grande joie : car ce jour était celui de sa naissance et de son baptême ; et ajoute-il « celui où les Mages venant adorer ce divin enfant remirent entre vos mains les présents qu'ils apportèrent. »

Tout remettre entre les mains de Marie

Remettre votre vie entre les mains de Marie c'est votre vocation dans l'Eglise, celle de Servante de Marie.

Il est toujours important de nommer les grâces que le Seigneur nous envoie et d'y rester fidèles. Tel est le troisième signe de la route de Louis-Edouard : l'humble signe du nom : « Servante de Marie » avec son expression contemplative de Bernardine, ces chères filles du Bon Père, « appelées au silence d'amour».

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IV.   Le signe de l'espace et de la nourriture aux 1000

Mais le marcheur continue sa marche ; sa marche le mène un jour de 1836 à Hasparren, à la chapelle des missionnaires diocésains. Il accompagne son évêque, Mgr d'Arbou dans sa tournée de confirmation ; sa tête est alors remplie de ses projets, mais il tâtonne ; au pied du tabernacle, il prie ; prière ardente et confiante, comme elle le fut toujours et comme il nous apprend à la faire. C'est   alors qu'il   reçoit une grâce de lumière, -lumière

épiphanique- qui lui révèle clairement dans cette belle bourgade rurale d'Hasparren ce que devra être son œuvre : un espace de lumière et de liberté sans mur de clôture, ni porte, ni verrous : « Vous aurez de l'espace, vous bâtirez, vous aurez des ressources : «j'en nourrirai 1000 comme eux ! » Dans cette tranquillité et cette générosité il reconnaît l'intervention de la Vierge Marie ; toujours pareille à la maîtresse de maison de Cana. « Voilà comment me fut donnée la pleine assurance qu'il devait en être ainsi, qu'il en serait ainsi 1 »

Frères et Sœurs, à ceux et celles qui parmi vous pourraient douter de leur vocation ou de leur mission, y compris parmi vous, les Servantes de Marie, je conseillerais volontiers de faire un discret pèlerinage à cette chapelle d'Hasparren qui existe toujours à la croisée des chemins. La Vierge à coup sûr vous indiquera vos chances et vos ressources : les siennes. C'est pour Cestac la 4ème étoile de l'Épiphanie : l'étoile de la liberté.

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V.   Le signe du tableau

Continuons s'il vous plaît, notre marche à l'étoile sur les pas du Père Cestac. Nous sommes en 1839; le jeune audacieux est préoccupé; malgré ses convictions et sa confiance en la Vierge, il constate qu'il ne peut qu'entasser dans un grenier ses malheureuses pensionnaires. Du marécage au grenier, voilà tout ce qu'il peut leur proposer jusqu'à l'heure; un soir, il part à Anglet, à Latxague, visiter une malade. On le retient à déjeuner ; le père s'inquiète de sa tristesse ; Edouard lui en dit les motifs ; alors son hôte l'informe de la mise en vente du domaine voisin de Châteauneuf : 40 à 45 mille francs. Mr Moulia lui propose d'aller le visiter avec lui ; refus de Cestac ; son hôte insiste avec quelque irritation : « Oui, vous irez et quoique infirme, je marcherai avec mes béquilles, nous visiterons ensemble la maison : ­ l'abbé accepte contraint- J'avançais après lui comme un condamné à la chaine, à contre­ cœur et avec une indicible répugnance... Les 45000 Francs se dressaient toujours devant moi... mais restait à voir une pièce au premier étage ; en y entrant m'apparut tout à coup appendu à la muraille le portrait de Sainte Marie Madeleine !... alors s'opéra en mon esprit une transformation complète. J'eus la certitude, ô ma bonne et admirable Mère, que vous aviez choisi cette maison pour y établir votre œuvre et que Sainte Marie Madeleine l'avait gardée pour cette grande et sainte destination. » (Bord p. 148)

Sans argent, il passe pourtant contrat et choisit un samedi : «Puisque c'est vous qui achetiez, ce devait être dans ce jour qui vous est cher et particulièrement consacré. »

Tel est le signe du tableau vers lequel le conduisit un vieil homme handicapé. La marche à l'étoile peut être conduite par des porteurs de béquilles au physique et au moral. Cette certitude est vraiment dans la spiritualité des Servantes de Marie, filles spirituelles du Père Cestac.

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VI. Le signe de l'appel de Buglose

D'où lui vient donc cette confiance absolue en celle qu'il appelait l'Auguste maîtresse, la Souveraine, la Très Sainte Fondatrice, la bonne Mère ? et dont il disait : « on dirait qu'elle souffre de nous voir souffrir et qu'elle a hâte de venir à notre secours comme une tendre mère... » (Bord p. 395) Cette impulsion décisive qui rayonna dans sa vie à la manière de l'étoile de l'Épiphanie pour les mages, il la reçut comme une grâce le 19 juillet 1838 au terme d'un pèlerinage qu'il fit à Buglose : il s'arrête d'abord près du chêne multi séculaire au pied duquel le jeune Vincent de Paul, devenu le géant de la charité avait tant de fois prié devant une statuette de la Vierge Marie. Pacifié, le pèlerin repart vers Buglose pour exposer ses besoins d'argent à Marie et son projet de fondation Il entre et aperçoit à droite l'autel dédié à saint Vincent de Pau à gauche l'autel dédié à sainte Marie Madeleine la pénitente.

«Dès ce moment, dit-il, je vis ma cause gagnée auprès de vous !... »

Mais une surprise l'attendait là. La Vierge Marie n'a pas fini de l'étonner, comme elle ne cesse pas de surprendre ceux qui s'adressent à elle en toute confiance. Il l'entend lui donner une consigne au fond de lui-même, si souvent méditée par vous-mêmes, mes sœurs : «Ne me demande que mon esprit !... » «Je m'arrêtai tout de suite humilié, confondu de tant de bonté. Je compris tout le reste, c'est-à-dire que 1'œuvre devait être, serait votre ouvrage, que seule vous vouliez la fonder et pourvoir à tout ce qui lui serait nécessaire. Oh 1 quelle leçon, mais quelle bonté ... Oh ou; la plus tendre des mères, donnez-moi votre esprit. »

Le pèlerin repart joyeux. Désormais l'appel de Buglose devient son programme de vie. Jamais il n'en doute, même pas dans les difficultés les plus graves. Jamais il ne contrarie les projets de la Vierge. Mais il se met en devoir de les exécuter quoi qu'il lui en coûte. Comme lui, toute servante de Marie et la congrégation entière, désirent mettre en œuvre l'appel souverain de la Vierge aimante de Buglose : l'appel de Buglose, c'est l'appel à l'esprit marial. C'est le sixième signe de la route aux étoiles.

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Mais il y en a un septième inséparable des précédents :

VII. Le signe de l'Eucharistie

C'est le signe fort de la présence eucharistique du Christ sur lequel s'appuie et s'enracine son œuvre d'accueil, et de relèvement. Ses biographes racontent à ce sujet deux anecdotes significatives. Ainsi vient un jour lui rendre visite un homme de la haute noblesse européenne, le Prince d'Oldenbourg: «Comme faites-vous, M. l'abbé, lui demande-t-il pour maintenir la paix parmi tant de caractères différents ? » La réponse est immédiate :

«Prince, vous avez vu à la chapelle sur 1'autel une petite porte, c'est là que réside le Dieu Fort. Tous les matins, je distribue à nos enfants cet aliment divin. » Même réponse à l'Empereur Napoléon III venu le voir, et qui lui demande : « Quel est le secret de votre réussite? - Sire, mon secret est là. C'est Notre Seigneur Jésus Christ présent dans ce tabernacle et distribué chaque matin dans la sainte communion, qui maintient la paix parmi tout ce monde ! »

Signe de l'eucharistie, signe de paix familiale, signe de vie familiale.

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Telle est la route épiphanique du Père Louis-Edouard Cestac et celle de sa sœur Elise, Sœur Marie Madeleine, leur route aux sept étoiles. Certes dans sa vie donnée, on pourrait en discerner beaucoup d'autres, car cet homme d'action est en même temps tout abandonné à la providence qui par Marie ne cesse de lui faire signe :

-          signe de la jeunesse en danger, signe du cri d'une jeune mourante

-          signe de l'espace et des ressources fournis par la Vierge

-          signe du nom « Servante de Marie » donné par la Vierge

-          signe de l'icône de Marie Madeleine la gardienne de Châteauneuf

-          signe de l'appel aimant de Buglose

-          signe plénier de l'eucharistie

Il y a dans ces sept signes tout un itinéraire chrétien où se réfracte le charisme de Louis­ Edouard Cestac ; charisme qui pourrait être partagé à des groupes de jeunes ou d'adultes, hommes et femmes, particulièrement à ceux qui vivent des situations difficiles ou à ceux et celles qui dans leurs professions socio-éducatives, sont au contact de telles personnes difficulté. Pourquoi des fraternités Cestac, à la faveur d’une démarche synodale ne pourraient-elles pas éclore à travers un tel itinéraire ainsi balisé et éclairé par ces sept étoiles ? Chemin capable de conduire vers le Seigneur et sa mère des gens en attente de mieux, « d'espérance et de bonheur » ; comme les Mages, en attente de l'Enfant-Dieu.

Puisse la grâce missionnaire de l'Eucharistie féconder nos vies, par l'intercession de la Vierge Marie. Dans ce but, faisons nôtres en les mettant au présent, cette certitude et cette prière du Père Cestac : « 0 Marie très sainte fondatrice, vous seule étiez le moteur unique qui faisait tout mouvoir et tout marcher ! »

Alors, puisque le moteur tourne, n'y mettons pas nos freins, enclenchons les vitesses. La route de l’Épiphanie, tracée pour Cestac par la Vierge Marie et les jeunes en détresse, est toujours là avec ses sept étoiles. Il suffit de la prendre".

+ Mgr Pierre Molères.