Lancement du "Festival du Cinéma Chrétien" à Bayonne

Lancement du "Festival du Cinéma Chrétien" à Bayonne

Pour sa deuxième édition, le Festival du Cinéma Chrétien qui présente à l’affiche huit films accompagnés de quatre soirées ciné-débat, ont fait, le 19 septembre, une rentrée remarquée.

200 personnes étaient en effet au rendez-vous qui toutes, se sont réjouies de l’initiative mise en place par Martine Conquéret, avec le concours du CGR et de son directeur Ronan Bréhinier, ainsi que de Radio Bonne Bouvelle et du diocèse de Bayonne Lescar et Oloron.

C’est à l’intérieur du CGR de Bayonne à 19h que petit à petit les badauds se sont réunis autour d’un cocktail afin de partager un moment convivial avant la projection du film tant attendu par les uns, redécouvert pour les autres : « Paul, apôtre du Christ ». « Le festival du Cinéma Chrétien, c’est donner la possibilité à tout un chacun d’entendre les évangiles, catho où pas il y a le film et un après film » soulignera Martine Conquéret en exergue de son propos. Cette femme dynamique et volontaire investie depuis plusieurs années dans l’Eglise ne cache pas son inquiétude face au bon déroulement de ce qui lui a pris beaucoup de temps et d’énergie : «  nous avons mis cinq mois à choisir les films à l’affiche, à coordonner différentes relations avec plusieurs institutions, à trouver des intervenants de qualité, à concrétiser des partenariats et trouver un cinéma qui veuille bien accueillir l’évènement ; la réalisation du teazer de présentation du festival par Fabrice Youbi est une vraie réussite, nous remercions sa société Ymotion de leur aide précieuse  ». Pour cette cinéphile inconditionnelle qui peut voir de quatre à huit films par mois, « le Cinéma c’est un média d’évangélisation, ce soir il nous rassemble tous, catholiques, orthodoxes, protestants et non-croyants, pour moi, parler de Dieu c’est essentiel dans ma vie, je sais que le Christ est tout le temps avec moi ». Moise Gaye directeur de Radio Bonne Nouvelle de confession protestante de souligner la qualité inhérente aux réalisations : « Nous avons des films d’une grande qualité photographique et scénique sur la vie des chrétiens, cela permet de mettre la Foi sur la scène publique, peut-être que cela apportera certaine réponse » laisse-t-il échapper.

 

Péplum et plaidoyer

Le film sur la vie de Paul laisse tout un chacun médusé, si la foi de certains spectateurs n’est pas chevillée au corps et peut être abstraite, la vie d’un homme comme Paul qui jusqu’au sacrifice ne choisira qu’une seule voie celle de l’Amour pourrait sonner comme la phrase de Jean Bodin : «  il n’y a de richesse que d’hommes », parce que fait à l’image de Dieu. Chacun est une chance qui doit se découvrir afin d’avoir le courage de vivre la patience, le pardon et la réconciliation, certaine exhortation du Christ dans la voix de l’apôtre fédère la grande fraternité auquel nous sommes tous appelés : «  aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés », «  aimez ceux qui vous persécutent », la scène post chute du film nous montre ô combien Paul par la Grâce du Christ reste d’une confiance constante, patiente et douce, quand juste avant que sa tête ne touche le sol par décapitation, il prend le temps avec une bienveillance sainte de laisser s’évader de son cœur quelques mots rassurants pour son bourreau le centurion Mauritius Gallas, qui parce que sa fille mourante a été sauvée par Luc, sort petit à petit d’une chrysalide mythologique pour s’envoler vers la Vérité, le Christ qui est Père, Fils et Esprit-Saint. 

 

Débats

Le générique de fin est à peine terminé que les intervenants sont sollicités afin d’échanger sur le film et de répondre aux questions, Monseigneur Marc Aillet de s’exprimer au sujet du doute ou encore du choix prenant à témoin sa propre expérience : « La foi c’est la rencontre avec le Christ, j’ai choisi de répondre à Dieu, la liberté de l’Homme c’est toujours un appel de Dieu ». L’archiprêtre de l’église Ortodoxe, Georges Ashkov d’exprimer : « un chrétien ne doit pas être tranquillement installé dans le confort quand d’autres de nos frères risquent leurs vies tous les jours » et de poursuivre : « j’ai douté de ma capacité à être prêtre et au moment où j’allais quitter mon ministère, j’ai été appelé à réaliser beaucoup d’autres ministères, la Providence est venue à mon secours ». Gérard Roche Chapelin de l’association des Gédéons de nous rappeler les persécutions des chrétiens d’Irak et de dire : « la Foi est l’assurance des choses que l’on espère ».

 

Pour finir, une phrase restera celle de cette première rencontre qui en augure d’autres d’aussi grande qualité : « là où le péché abonde, la Grâce surabonde ». Un tel énoncé ne peut que nous inviter à prendre tous les risques pour suivre une seule voie : celle de l’Amour.

 

Louis-Jean de Barmon