Bonne fête de l'Épiphanie !

Bonne fête de l'Épiphanie !

L’Epiphanie est le plus souvent associée aux galettes briochées ou à la frangipane, mais n’oublions pas pour autant nos racines...

L’Epiphanie vient du Grec Epiphaneia signifiant « manifestation », nous pouvons aussi lui adjoindre comme  définition celle de théophanie : manifestation également, mais divine.

L’Enfant Jésus est né, le Messie est vivant ! En Occident, l’épiphanie est surtout la fête des Mages ou des « Rois ». Selon une tradition venant du VIIe siècle, les mages dont parle l’Évangile seraient des rois : les rois mages. Ils étaient au nombre de trois : Melchior, Gaspard et Balthazar. Ce sont les noms qu’on leur a donnés au VIe siècle. Le chiffre 3 est très symbolique, il symbolise d’abord les 3 continents : Asie, Afrique et Europe (qui étaient les seuls connus à l’époque). C’est aussi l’image des trois fils de Noé : Sem, Cham et Japhet. Le chiffre 3 représente aussi le nombre de cadeaux qui selon l’Évangile étaient l’or, l’encens et la myrrhe.

Le chiffre 3 figure enfin les trois âges de la vie. Melchior est présenté avec une longue barbe et il est le plus âgé des trois. Il offrit l’or. Gaspar est le plus jeune des trois et il donna l’encens. Balthazar est barbu sans être âgé et il fit l’offrande de la myrrhe.

N’oublions pas, enfin, que cette fête parle des trois mystères de ce jour comme n’en faisant qu’un : l’adoration des Mages, le baptême de Jésus et les noces de Cana (cf. Antienne de Magnificat aux secondes Vêpres).

Pour info: "Du XVIIe siècle à 1910 environ, les boulangers avaient coutume d’offrir gratuitement une galette des Rois à leurs clients. L’usage s’est perdu et la galette est maintenant devenue un produit commercial proposé de la mi-décembre à la fin janvier. La fève dans la galette vient du temps des Romains. Elle était blanche ou noire et était utilisée pour les votes. Au début janvier, aux saturnales de Rome, on élisait un roi du festin par une fève." (Cyber curé, site du diocèse de Nanterre).