« Journée internationale de la femme » ou déni d’une réalité supérieure ?

« Journée internationale de la femme » ou déni d’une réalité supérieure ?

Nous ne pouvons que nous féliciter que des femmes se soient levées et se lèvent encore afin de crier haut et fort l’iniquité avérée qu’elles souffrent et subissent encore de nos jours, dans de nombreux pays: violences, esclavages, instrumentalisations, droits de vote...

Bravo à ces femmes courages qui ont irrigué nos siècles de leurs convictions, de leur foi et de leurs douceurs, à commencer par celles qui ont, contre vents et marées, gardé leur vocation naturelle et spirituelle, les Saintes, les religieuses, les mères aux foyers, les sœurs, les filles, les célibataires consacrées aux causes nobles, celles qui favorisent le travail du cœur et de l’esprit dans la recherche du bien commun par le respect de leur propre nature.

Mais il ne faudrait pas confondre la liberté et la « libération » qui sombre dans des œuvres liberticides, et sous prétexte d’étendre le pouvoir des femmes et leurs mouvements dans la société civile, les cantonne à être des fantoches, voulant s’imposer avec les mêmes armes que certains hommes, ceux-là mêmes qui sacrifient leur véritable virilité à la cupidité, aux violences outrancières,  à l’arrivisme, à la recherche constante d’un pouvoir, obsolète, puisque vouée à la muabilité, à la péremption, et qui ne fait œuvre d’aucune vertu éternelle.La femme, quelles que soient ses responsabilités, a toutes les capacités de s’adapter à n’importe quelles fonctions tant qu’elle reste autant que faire se peut femme, sans tomber dans les bas instincts de l’homme qui trop souvent passe du service au pouvoir. Certains domaines semblent, il est vrai, plus propices à la féminité et à son déploiement.

Le Pape Jean Paul II a à juste titre célébré la Femme, lui attribuant ce titre de « sentinelle de l’invisible » parce qu’elle a cette intuition qui sait voir au-delà des apparences. La femme est pour l’humanité, le dernier rempart devant l’absurdité humaine, car c’est elle qui donne la vie qui est intrinsèquement, naturellement, spirituellement livrée pour la salvation du monde, et nous ne pouvons substituer à son être un de ses éléments, sans risquer de la perdre à jamais.

Il ne s’agit pas de réduire la femme à son seul aspect naturaliste, la maternité pouvant se vivre de différentes façons, à condition qu’elle respecte toute les dimensions anthropologiques qui incombent naturellement et spirituellement à son genre.À ce titre, la femme ne peut se soumettre une fois de plus à un totalitarisme industriel et industrieux, qui voudrait en faire une « mère porteuse » et l’assujettir à une machine.

 Il s’agit de livrer l’essentialité de l’essence de la femme, sans comme chaque fois, la faire comparaître devant la masculinité ou la réduire à un égalitarisme de pacotille qui ne sert que le narcissisme de certains. Car, qui mieux que la femme peut comprendre l’autre, faire preuve de compassion puisque créé pour les plus grand dons, celui de la vie même, le génie de la femme ne réside pas dans ses ovaires, comme certains ont ironisé, mais bien dans l’amour qu’elle sait prodiguer ; c’est une aide constante qui nous élève, qui élève toute notre humanité grossière vers un lieu hors du commun, puisqu’elle doit nous amener, dans l’unité parfaite, à la résurrection ; ce qu’exprime la tragédie de Goethe, ou Faust, sauvé de sa concupiscence et de sa presque damnation par Marguerite, exhalera ses mots : «  l’éternel féminin nous élève ».

L’Église catholique ne cesse de célébrer la femme et de lui adjoindre les attributs les plus nobles, parce que légitimes. Dans son message du concile aux femmes le 8 décembre 1965, le pape Paul VI montre ô combien celle-ci, est une aide dans toutes les strates de la société si elle a le courage de sa vocation de tendresse et de coopération : « L'heure vient, l'heure est venue où la vocation de la femme s'accomplit en plénitude ; l'heure où la femme acquiert dans la cité une influence, un rayonnement, un pouvoir jamais atteints jusqu'ici. C'est pourquoi, en ce moment où l'humanité connaît une si profonde mutation, les femmes imprégnées de l'Esprit de l'Évangile peuvent tant aider l'humanité à ne pas déchoir ».

Jean Paul II clamera quant à lui la reconnaissance immuable que nous lui devons : « merci à toi femme, pour le seul fait d’être femme » et c’est avec sa lettre apostolique « Mulieris dignitatem » qu’ilsoulignera l’importance de la dignité de la femme et de sa vocation.

De plus, il est reconnu des qualités inhérentes de la femme, que certains parangons de bêtises voudraient vouer aux gémonies pour ne garder de la femme qu’une lutte avilissante pour des besoins déshonorants. Ses qualités dont je vous parle sont le ciment d’un amour fécond : la constance qui prévaut sur tout engagement, la douceur qui sauvera notre monde, la bonté qui sert ô combien l’éducation des âmes, le service, qui nous garde des individualismes globalisés, le désintéressement, source jaillissante du don de soi, le sacrifice, force incommensurable des grâces reçues dans le sein de notre Mère à tous.    

Nous finirons par ces mots du Pape Jean Paul II qui éclaire le rôle de la femme et qu’il est bon de transférer à la société tout entière : « Femme, le Seigneur te confie l'homme pour que tu lui apprennes à être pleinement lui-même. Vis la communion avec lui, pas la concurrence. Ne cherche pas à prendre sa place dans l'Église, mais prends ta place, toute ta place, dans l'humble disponibilité de ton service pour bâtir l'Église. »

         

                Louis-Jean Nicolazo de Barmon