Saint Michel Garicoïts, apôtre du "Me voici"

Saint Michel Garicoïts, apôtre du "Me voici"

Vendredi 15 mai, mémoire de Saint Michel Garicoïts (1797-1863).

Basque d'origine, il passa toute sa vie dans le diocèse de Bayonne. Il était contemporain de saint Jean-Marie Vianney, le saint curé d'Ars, et son émule. Domestique chez un vieux curé, puis à l'évêché de Bayonne où sa fonction principale était de s'occuper et de promener le chien d'un vieux chanoine, il put malgré tout devenir prêtre, professeur au grand séminaire et directeur d'école. Il fonda la congrégation des prêtres du Sacré-Cœur de Betharram, voués à l'apostolat.

"Né le 15 avril 1797 à Saint-Just-Ibarre, Michel Garicoïts fut vicaire à Cambo (1824-1825). Il devint professeur, puis supérieur du Grand séminaire de Bétharram, succédant à Procope Lassale. Michel Garicoïts reprit en main les destinées de la vieille maison, de la chapelle et du calvaire, et fonde, en 1835, une congrégation de missionnaires de Bétharram à qui fut donné le titre de Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus. Il organisa les missions, ouvrit écoles et collèges. Son mot favori était: 'En avant, toujours!'. En 1856, il envoya lui-même ses premiers missionnaires en Argentine (pour les émigrés basques et béarnais) sur demande de l'évêque de Buenos Aires. Restaurateur du calvaire de Betharram, il assura aussi l'aumônerie des Filles de la Croix à Igon. A sa mort, le 14 mai 1863, son œuvre de mission et d'éducation rayonnait dans le monde entier. Un lien particulier l'unissait à Bernadette Soubirous puisqu'elle allait le rencontrer pour le consulter."

Garakotxea, la maison natale de Saint Michel Garicoïtsà Ibarre.

 

Tu sais que je t’aime

D’après les écrits de Saint Michel Garicoïts (1797-1863)

 

Seigneur, mon Dieu,

me voici,

sans retard,

sans réserve,

sans retour !

 

En avant !

 

Je connais ton cœur,

tu connais le mien, Seigneur.

Tu sais que je t’aime : cela suffit.

 

Me voici !

Je peux tout,

parce que je ne peux rien

si ce n’est tout gâter.

 

Donne la gloire, Seigneur,

non pas à nous,

mais à ton Nom.

 

 

 

Badakizu maite zaitudala

Mixel Garikoitz (1797-1863) sainduaren idazkietarik

 

Jauna, nere Jainkoa,

Huna ni, hemen nauzu,

berantarik gabe,

erresalburik gabe,

gibelerarik gabe!

 

Aitzina!

 

Badut zure bihotzaren berri,

eta ezagutzen duzu nerea, Jauna.

Badakizu maite zaitudala: horrekin nahikoa da.

 

Huna ni! Hemen nauzu!

Zernahitarako gai naiz,

Deusetarako on ez naizelako

Nun ez den ororen kalterako.

 

Ospea eman, Jauna,

Ez gure buruari,

Zure Izenari baizik.