Proposition de prière pour la Paix du mois d'octobre

Proposition de prière pour la Paix du mois d'octobre

A tous ceux qui cherchent la paix en ce mois d’octobre 2020: " La paix demande travail et engagement "...

Prière : « Dieu Tout-Puissant qui es présent dans tout l’univers…. Inonde-nous de Paix. ….. Ô Dieu des pauvres, aide-nous à secourir les abandonnés et les oubliés de cette terre qui valent tant à tes yeux. ...Merci parce que tu es avec nous tous les jours. Soutiens-nous, nous T’en prions, dans notre lutte pour la justice, l’amour et la paix. Ainsi soit-il. »

 

Nous avançons dans le brouillard d’un nouveau monde. La grande majorité de la population ne veut plus du monde d’avant basé sur le productivisme, la recherche de rentabilité, l’influence de la finance et réclame un protectionnisme économique beaucoup plus strict aux frontières de l’Union Européenne. L’envolée des réflexes nationalistes a ses conséquences sur l’expression de la solidarité, «à l’heure du coronavirus, il ne fait pas bon être un réfugié syrien»… Le monde étant interconnecté, la concertation doit être globale au niveau des continents. La Covid ne signe pas la fin de la mondialisation mais sans doute une certaine pratique de la mondialisation ; on peut conclure en souhaitant qu’une fois l’épreuve passée on n’oublie pas les bonnes résolutions, les épidémies ne changent que rarement le cours de l’histoire, mais elles l’accélèrent…

L'Assemblée générale des Nations Unies a accueilli le jeudi 10 septembre 2020 dernier, un évènement de haut niveau sur la culture de la paix. Cette initiative a permis aux Etats membres de renouveler leur engagement envers la Déclaration el le Programme d'action sur une culture de la paix, approuvés le 13 septembre 1999. Le Président de l'Assemblée générale, Lijjani Muhammad-Bande et le Secrétaire général, António Guterres, ont souligné les risques causés par la pandémie de la Covid-19. Mgr Gabriele Caccia, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies est intervenu. Il a mis en garde contre l'exclusion des plus démunis dans la recherche de solutions à la crise sanitaire actuelle. « Si nous voulons améliorer notre monde autrement dit si nous voulons vraiment cultiver la paix, nos efforts doivent être concentrés sur la personne et la dignité de chaque être humain » a souligné Mgr Gabriele Caccia, "La culture de la paix : changer notre monde pour le meilleur à l'ère de la Covid-l9".

La traditionnelle réunion annuelle sur la culture de la paix ne pouvait être dissociée de la crise actuelle qui a mis en exergue la situation des pauvres et les grandes inégalités régnant dans le monde. D'où la mise en garde de Mgr Caccia, selon qui la recherche hâtive de solutions - pour le travail, l'éducation par exemple - ou d'un vaccin ne doit pas laisser de côtés les plus démunis. « Nous devons non seulement espérer, mais aussi travailler pour un monde post-Covid19 plus juste et plus durable » a-t-il déclaré. «La paix n'est pas seulement une solution magique qui tombe d'en haut, c'est quelque chose qui se réalise par le travail et l'engagement », «une nouvelle mentalité qui pense en termes de communauté et de priorité de la vie de tous». Il a également évoqué les innombrables interventions du Pape François sur l'interdépendance entre les êtres humains, révélée de la manière spectaculaire par la pandémie, et sur la façon dont la solidarité et l'entraide mutuelle se sont révélées indispensables face à cette situation. «Ce n’est qu’en se concentrant sur les membres les plus faibles, les plus vulnérables et souvent ignorés de nos sociétés que notre croissance sera véritablement humaine et capable de semer les graines nécessaires pour cultiver la paix durable à laquelle nous nous sommes tous engagés» a conclu Mgr Cassia. Pour le Président de l'Assemblée générale, «la pandémie est loin d'être terminée et ses conséquences à long terme ne sont pas encore connues». Il a souligné l'augmentation de la violence contre les femmes el les enfants el contre les travailleurs de première ligne. Selon lui, «les effets de la Covid-19 sont exacerbés pour les femmes et les filles simplement en raison de leur sexe». Selon lui, la crise est «une opportunité de changer le monde », de mieux reconstruire et d'atteindre les objectifs de développement durable. L’ONU a déclaré être déterminée à garantir à tous, les outils pour vaincre la pandémie ; la solidarité mondiale n’est pas seulement un impératif moral elle est dans l’intérêt de tous. Le Secrétaire général de l'ONU, a déclaré que les conséquences économiques de la crise touchent de manière disproportionnée les États les plus fragiles, surtout en cas de conflits ou de crises humanitaires. Selon lui, «au fur et à mesure que la dévastation s'accroît et se répand, elle menace de saper la confiance dans les institutions publiques et les processus démocratiques, même dans les pays les plus développés». Il a déclaré que depuis sa création, les Nations Unies n'ont jamais été confrontées à «une menace aussi complexe el multidimensionnelle pour la paix el la sécurité».