15 novembre : 4ème journée mondiale pour les pauvres

15 novembre : 4ème journée mondiale pour les pauvres

En ce 3ème dimanche de novembre, notre Eglise est invitée à vivre la journée mondiale des pauvres, à l’invitation du pape François qui nous exhorte à « Tendre la main au pauvre ». C'est aussi l'occasion pour le Secours catholique de faire son appel national aux dons, "pour permettre à la fraternité de grandir".

Tout au long de l’année, des bénévoles s’engagent au Secours Catholique pour vivre la charité en actes, auprès des plus vulnérables. « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Mt 25, 40)

En 2019, la délégation des Pays de l'Adour du Secours catholique (Pyrénées Atlantiques et les Landes) a rencontré 16 338 ménages, soit 1 800 personnes de moins qu’en 2018 , mais en forte hausse par rapport à 2017 où 13 004 ménages avaient été aidés.
Près de 205 000€ ont été donnés en aides directes (contre 220k€ en 2018) aux ménages sollicitant une aide et un accompagnement.
 
Certaines tendances d’évolution de la pauvreté au Pays basque et Béarn en 2019 :
- Le 1er poste sur lequel le Secours Catholique des Pays de l’Adour aide les ménages, est une aide à au logement : loyers et charges.
- Le 2ème poste est l’aide alimentaire contrairement au niveau national, où les découverts bancaires sont la 2ème cause d’appel à l’aide financière après les charges énergétiques.
- Le 3è poste est celui du déplacement. 

Au niveau de la délégation des Pays de l'Adour :
- Plus de la moitié des aides est apportée aux adultes isolés (incluant les personnes étrangères et les personnes SDF)
- 20% des aides sont versées aux familles monoparentales
- 20% des aides sont versées aux familles
- 5% aux personnes porteuses d’un handicap ou ayant une invalidité
 
 
Mais au-delà de ce rapport statistique, la réalité nous rattrape… La crise sanitaire qui a poussé au confinement du printemps dernier, a été un révélateur fort des fragilités de notre société et notre association a été un témoin et privilégié. Une mobilisation adaptée a dû s’envisager aux quatre coins des Landes et des Pyrénées Atlantiques :
- Les accueils de jour tenus par les bénévoles de Pau et de Bayonne ont été des lieux d’accueil identifiés par les politiques locaux pour servir des petits déjeuners en extérieur, alors que les autres associations n’étaient pas en mesure de le faire ;
- Les équipes faisant des aides financières ont été sollicitées pour des aides alimentaires et d’hygiène par des personnes qui jusqu’alors tenaient grâce à des emplois saisonniers… que la crise n’a pas permis d’ouvrir cette année ;
- Des colis alimentaires ont été distribués aux familles en mode « drive », dans le cadre d’accompagnement de longue durée ;
- Des contacts téléphoniques avec les personnes habituées à nos lieux d’accueil ont été assurés par les bénévoles pour que « confinement » ne signifie pas « isolement » ;
- Depuis le déconfinement, les boutiques solidaires accueillent des familles inconnues jusqu’alors, mais ayant été touchées de plein fouet par la crise.
 
Depuis 2 semaines, une nouvelle phase de confinement s’ouvre. Elle positionne de nouveau les équipes de bénévoles sur la brèche de la mobilisation en lien avec les collectivités locales.
 
 
 
  • Interview d'un bénévole au Pays basque pour radio Lapurdi

  • Interview du délégué des Pays de l'Adour pour radio Présence