Une récollection organisée par l'ACI Côte basque

Chaque année les « ACI » (voir « acifrance.com ») du Béarn, de la Côte basque et des Landes organisent un temps fort d’échange et de prière commun. Cette année, à l’invitation de l’ACI Côte basque, une cinquantaine de participants se sont retrouvés, le 9 mars 2014, chez les Bénédictines d’Urt pour cette récollection. Le thème du jour choisi en lien avec celui de l’enquête annuelle (Ce corps qui nous est donné, ce corps est parole) était : Le corps dans la Bible.

 

Après un temps d’accueil convivial, les organisateurs rappelaient le programme de la journée, remerciaient les présents et leur demandaient de se présenter brièvement. Puis Mgr Pierre DEBERGÉ (landais d’origine, actuellement au service des diocèses de Montpellier et Perpignan), qui avait accepté de guider notre réflexion, nous exposait, en guise de « mise en bouche », le paradoxe  actuel de notre modernité : il y a à la fois une survalorisation du corps par la recherche d’un corps idéal et donc irréel et en même temps un mépris de ce qu’est le corps réellement et de son importance pour l’identité profonde de la personne.

Après l’eucharistie partagée avec les moniales et les moines, le conférencier reprenait la parole pour nous redire, à partir de 1 Co 6,12 ss., la place essentielle du corps dans toute la Bible. Il serait présomptueux de vouloir ici, en quelques mots, donner ne serait-ce qu’une idée de la richesse de ses propos.

Citons quelques affirmations :

Le corps est pour le Seigneur et le Seigneur est pour le corps (1 Co 6,13).

L’être humain non seulement a un corps mais est un corps par lequel il entre en relation avec Dieu, avec lui-même et avec les autres.

La Bible a une vision profondément unifiée de l’être humain qui n’existe que par son corps et est totalement impensable en dehors de ce corps.

L’incarnation du Fils de Dieu donne au corps humain une dignité à jamais incomparable. Si Dieu en son Fils s’est fait chair c’est le signe que le corps de l’homme est le lieu où se réalise le salut de l’humanité.

Le corps est le lieu de la vie, de la communication, de la relation à l’autre, du don de la vie.

Les guérisons qui révèlent l’avènement du règne de Dieu sont le signe que le salut concerne l’homme tout entier et l’atteint dans sa dimension corporelle.

C’est avec son corps que Jésus entre dans l’agonie et la mort mais c’est aussi avec un corps nouveau que Jésus est apparu à ses disciples. Saint Paul le dit clairement : la résurrection n’est pas la fin de notre corps mais sa transformation en Dieu. La résurrection n’est pas à atteindre mais à vivre. Nous portons déjà en nous les germes de la résurrection.

Le fait que le salut accompli en Jésus-Christ concerne notre existence corporelle est une invitation à vivre pleinement avec le corps qui nous a été donné et qui nous fait uniques (voix, regard, attitudes, etc.)

« Glorifiez donc Dieu dans votre corps » 1 Co 6,20

 

Après le déjeuner pique-nique, les participants étaient invités à partager, en carrefours, leurs réactions aux propos de l’intervenant et à préparer d’éventuelles questions. Devant le groupe à nouveau réuni, Pierre DEBERGÉ apportait quelques précisions et répondait aux questions.

La dernière demi-heure était consacrée à un temps fort de prière qui concluait cette magnifique journée de réflexion de de prière.

                                                                                                              Les coordinateurs de territoire

                                                                                                              Jeanine et René SANGLA