Les reliques de sainte Marguerite-Marie dans notre diocèse

Les 25 et 26 mars 2014, les reliques de sainte Marguerite-Marie Alacoque ont été respectivement exposées à Bayonne (à la cathédrale Sainte-Marie) et à Pau (à l'église Saint-Jacques). Le passage des reliques de cette grande sainte introduit l'événement majeur que vont vivre prochainement les catholiques du diocèse lors de sa consécration aux coeurs de Jésus et Marie, le 8 juin prochain.

 

Pourquoi vénérer les reliques des saints ?

par mavocation.org

Dès le début de l’histoire de l’Eglise, c’est-à-dire depuis l’évènement de la résurrection du Christ, les chrétiens ont pris l’habitude de venir prier sur les lieux des martyrs : là où des hommes, des femmes ont donné leur vie jusqu’au bout pour Jésus-Christ.

On a prié, célébré la messe sur les lieux mêmes où ils étaient enterrés, et notamment dans les catacombes romaines.

Si l’Eglise a toujours eu en vénération et gardé précieusement les reliques des saints – c’est-à-dire les « restes » d’hommes et de femmes, chrétiens, baptisés, qui ont suivi et aimé le Christ jusqu’au bout – c’est pour des raisons toutes simples.

Relique du cœur du Curé d’Ars

 

Tout d’abord, les reliques sont « des restes » de quelqu’un qui a véritablement existé. Sa vie est bien connue, son histoire, les lieux où il a vécu, on peut mettre des dates… On n’est pas simplement devant un symbole, une image ou une belle idée ! Ensuite, les reliques nous rappellent une vérité chrétienne fondamentale : depuis le jour de son baptême, le chrétien est devenu un « temple de l’Esprit Saint », il est « habité par Dieu » . Ce qui distingue un chrétien, c’est qu’il est habité par l’Esprit Saint.

Si nous venons vénérer la relique du cœur du saint curé d’Ars, c’est donc tout simplement pour rendre grâce pour ce que l’Esprit Saint a fait de beau dans sa vie et qui a illuminé toute l’Eglise ; rendre grâce pour ce qu’il a fait dans ce cœur avec lequel Jean-Marie Vianney a aimé, avec lequel il a vécu son ministère de prêtre, avec lequel il s’est donné à ses paroissiens… C’est aussi pour lui demander de nous aider à croire que l’Esprit Saint est notre force pour aimer et devenir saint.

Nous venons prier auprès des reliques des saints parce que nous croyons à la résurrection du corps et à la vie éternelle. Aussi notre prière est-elle portée par St Jean-Marie Vianney dans la foi en la communion des saints. Ce signe fragile – les restes de son cœur – est pour nousun signe de la présence du saint, toujours vivant auprès de Dieu et intercédant en notre faveur. Voilà le sens de la vénération des reliques.

 

Lieux des reliques durant leur traversée dans le diocèse de Bayonne-Lescar-Oloron

Mois de mars

19-22 mars : évêché de Bayonne

23 mars : paroisse d’Orthez

24-25 mars : Bayonne (cathédrale) et Anglet (Couvent des Bernardines puis Servantes de Marie)

26 mars : Bayonne et Pau

27 mars : paroisse de Lons

28 mars : Anglet

29 mars : Dominicaines de Pau

30-31 mars : paroisses de Nay et Bordes

 

Mois d’avril

1er avril : groupe de prière (Communauté de l’Emmanuel) à la maison diocésaine de Bayonne [soirée]

2 avril : Maison diocésaine

-Institut Samuel (internat diocésain) [messe à 18h30]

-groupe de prière (renouveau charismatique) [soirée]

3 avril : Maison diocésaine

Equipes du Rosaire [journée]

Communauté Palavra viva [soirée]

4 avril matin  : Maison diocésaine pour le Conseil Episcopal [9h15-10h30]

4 au 6 avril : Carmel de Simacourbe

6 avril : Domus Christiani à Bassussary [soirée]

8 avril : Petites Sœurs des Pauvres à Billère [après-midi]

9 avril : Carmel [9h-11h] puis cathédrale Sainte-Marie à Oloron [journée]

10 avril :

Mouvement Sacerdotal Marial à Biarritz [14h-17h]

Séminaire de Bayonne[soirée dès les vêpres à 18h15]

11 avril : paroisse Notre-Dame du Rocher à Biarritz [journée]

12 avril : maison diocésaine [après-midi :16h-18h]

13 avril : « naissance et vie 64 » à Bayonne, « Grand Paradis » [soirée]

16 au 19 avril : paroisse Saint Jean-l’Evangéliste à Anglet                

 

Mois de mai

2 mai : Jésuites de Pau (rue Montpensier) [de 13h à 18h]

2 au 4 mai : Paroisse Sainte Marie de Billère [messe à 18h30, nuit d’adoration, week-end]

5 mai : Paroisse de Lons [accueil à 9h, messe à 9h30 en forme extraordinaire, vénération libre des reliques jusqu’à la messe de 18h en forme ordinaire, 20h Salut du Saint Sacrement]

6 au 11 mai : libre !!!

12 au 16 mai : bénédictines (et bénédictins) au monastère Sainte-Scholastique 

17 et 18 mai : Paroisse de Navarrenx avec veillée le soir et messe des familles le dimanche

19 mai : collège Immaculée Conception de Pau

20 mai : prison de Pau [14h-18h]

 

21 mai : Paroisse Notre Dame du Rocher à Biarritz                       

22 mai : Prison de Bayonne [15h]

23 et 24 mai : paroisse d’Hendaye

25 au 28 mai : libre !!!

29 et 30 mai : Paroisse de Lescar

31 mai et 1er juin : Paroisse Saint Pierre des Vallées à Thèze

 

L’histoire de sainte Marguerite-Marie

 

En France, c’est le siècle de Louis XIV. Le pays est meurtri par les guerres de religion et se débat avec le jansénisme qui insuffle dans l’Eglise plus de crainte que d’amour de Dieu.

En 1610, saint François de Sales, avec Jeanne de Chantal, fonde l’Ordre de la Visitation de Marie.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque est née au village de Verosvres, en Bourgogne, en 1647. Après une enfance heureuse, elle perd son père à 8 ans et est mise en pension à Charolles où elle fait sa première communion. Puis, gravement malade, Marguerite retourne à Verosvres où elle reste alitée durant 4 années. Elle est guérie suite à un voeu fait à Marie : si elle revient à la santé, elle se fera religieuse dans un ordre consacré à la Vierge.

En juin 1671, Marguerite-Marie Alacoque entre au monastère de la Visitation à Paray le Monial et fait sa profession religieuse en 1672. Elle est l’objet de grandes faveurs de la part de Jésus qui va lui confier une mission extraordinaire pour toute l’Eglise.

Entre décembre 1673 et juin 1675, elle est gratifiée de trois grandes apparitions du Coeur de Jésus. « Voilà ce Coeur qui a tant aimé les hommes » « Mon divin Coeur est si passionné d’amour pour les hommes et pour toi en particulier que, ne pouvant plus contenir les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les répande par ton moyen ».

Jésus demande à Marguerite-Marie l’heure sainte du jeudi soir pour s’unir à sa tristesse au jardin des oliviers.

Il lui demande la communion fréquente, notamment celle du 1er vendredi du mois et demande réparation pour les indignités commises envers son Eucharistie.

Il lui demande encore une fête particulière pour honorer son Coeur. Pour cette mission, Il lui conseille de se faire aider par le père Claude la Colombière, (jeune Jésuite).

Marguerite Marie meurt en à 43 ans, le 17 octobre 1690. Elle est canonisée en 1920.

Le pape Jean-Paul II, à Paray le Monial le 5 octobre 1986 a invité les Pères Jésuites à poursuivre par une action persévérante la diffusion du véritable culte du Coeur du Christ.

Le 31 mai 1992, à la canonisation de Claude la Colombière, il disait : « Pour l’évangélisation d’aujourd’hui, il faut que le Coeur du Christ soit reconnu comme le coeur de l’Eglise ».

Pourquoi les reliques sont-elles en Vendée ? Rappelons le bulletin de l’Eglise de Luçon : « Dans le cadre du 4e centenaire de leur Ordre, en 1610, les Soeurs du Monastère de la Visitation de la Roche sur Yon reçoivent les reliques de Sainte Marguerite- Marie, visitandine de Paray le Monial. Messagère du Coeur de Jésus, elle écrivait : « le Coeur de Jésus est une source inépuisable de tout bien qui ne cherche qu’à se répandre et communiquer » .

Aujourd’hui encore, Marguerite-Marie nous conduit au Coeur de Jésus, signe de l’amour du Père, signe de la vie du Christ donnée pour tous.