Pourquoi donner au denier de l’Eglise ?

Le mois de mars est le mois de lancement de la collecte du denier, où les diocèses se mobilisent pour récolter l’essentiel de leurs ressources. Aujourd’hui la plupart font appel à des agences pour les aider à sensibiliser les fidèles. Par Philippe Long, économe diocésain

Pour nos parents ou grands-parents, donner au denier allait le plus souvent de soi. Quelles que soient ses modalités, la collecte pouvait se faire en toute discrétion, la chose était entendue.

Effet conjoncturel lié à la crise ou plus profondément induit par la baisse de la pratique religieuse,  la collecte tend à diminuer, quand bien même cette tendance n’est pas très marquée dans notre diocèse.  Plus étonnant - les statistiques le montrent - une part substantielle des catholiques, voire des fidèles pratiquants eux-mêmes, ne donne pas au denier de l’Eglise, pourtant sa principale ressource sans laquelle elle ne peut assurer la subsistance de ceux qui travaillent directement à son service, prêtres et laïcs.

D’où l’impérieuse nécessité d’en parler, d’oser en parler et de vaincre la réticence naturelle qui accompagne notre rapport à l’argent. D’où encore le recours mesuré mais inévitable, devenu d’ailleurs la règle dans tous les pays développés, à des agences de communication, tant il est difficile de toucher sans heurter dans une société qui ne cesse de solliciter des donateurs potentiels. Les agences doivent nous aider à trouver le ton juste dans l’exposition publique des besoins de financement de la mission de l’Église.

D’où aussi l’importance de conjuguer les efforts, en s’appuyant sur le réseau de proximité des paroisses, qui doivent rester au cœur de la collecte, mais en s’inscrivant également dans une dynamique d’ensemble dans laquelle les services de la communication et de l’économat doivent organiser et soutenir un travail d’équipe à l’échelle du diocèse.

D’où enfin l’obligation d’expliquer davantage, d’informer plus largement la population du diocèse sur la situation matérielle de l’Église, de situer le denier dans les principales ressources de l’Église et de préciser aux donateurs à quoi servent les ressources.

Au-delà, ne faut-il pas rappeler assidûment le sens du denier ? Si la collecte fait appel à la générosité des catholiques du diocèse, chacun selon ses moyens et selon son cœur, le denier de l’Église est plus qu’un simple don. Geste de partage envers ceux qui ont choisi le service de Dieu, le denier est aussi la manifestation de l’appartenance à une paroisse, à un diocèse et à l’Église.

 

Qu’est-ce que le denier de l’Église?

Les seules ressources de l’Église sont les dons. Le denier est la principale, la plus stable, à l’inverse des autres ressources (legs et donations), occasionnelles et aléatoires.

L’origine du denier – participation des fidèles à la vie des prêtres - remonte à la tradition biblique la plus ancienne. Son actualité a été renforcée par la séparation des Églises et de l’Etat qui interdit toute subvention par l’État et nécessite de faire appel à la générosité des fidèles.


Quel dispositif pour le lancement de la collecte 2014 ?

Distribution de 220 000 enveloppes « flap » (tout en un), 500 affiches et 80 « roll up » aux paroisses.

Conduite de la campagne par les paroisses auxquelles il est suggéré de s’attacher à privilégier quelques moments clés, grandes fêtes liturgiques (Rameaux, etc.) ou événements paroissiaux de leur choix, pour solliciter plus directement les fidèles « occasionnels » (distribution de la main à la main quand c’est envisageable). Une relance par courrier sera organisée à la Toussaint.


A quoi sert le denier ?

Exclusivement à la rémunération et à la formation des prêtres et des laïcs en mission au service de l’Eglise (dont les cotisations et charges sociales).


Comment donner ?

·         par chèque à l’ordre de l’ « Association diocésaine de Bayonne » (grâce à l’enveloppe « flap »)

·         par prélèvement automatique, recommandé car il favorise des rentrées régulières et prévisibles et manifeste un acte d’engagement ; il peut être interrompu à tout moment.

·         par don en ligne via le site du diocèse.


Combien donner ?

On peut donner, à titre d’exemple, 1% de ses revenus annuels ou 10% de ses impôts quand on est imposable.

Un donateur imposable peut bénéficier d’une remise d’impôt de 66% sur le montant de son don. Un don de 200 € revient ainsi à un don de 68 €.

L’Association diocésaine adresse un reçu fiscal à chaque donateur qui le souhaite.



Bilan de la campagne 2013

Montant de la collecte : 2 902 046 €

Nombre total de donateurs : 21 127

Don moyen : 137 €