« Si tu veux la paix, défends la famille ! »

Le 10 octobre dernier, l’Académie diocésaine pour la Vie avait invité à Bayonne des intervenants prestigieux pour exposer l’état des lieux de la défense de la famille et de la vie dans le monde, à L’ONU et aux Etats-Unis. Voici les discours prononcés par Alexey Komov et Austin Ruse au cours de cette soirée.

 

 

Alexey Komov, représentant du World Congress of Families en Russie et ambassadeur du WCF auprès de l’ONU :

 

Extraits:

« Les élites modernes veulent changer la structure sociale de la société, afin de renverser le concept du bien et du mal, et la nature même de l'homme. Pour eux, cette tâche occulte et “religieuse” semble être plus importante que les intérêts nationaux des nations souveraines.

 La majorité de la richesse économique et financière du monde s’est reliée au Système de la Réserve Fédérale des États-Unis, qui est une société privée ayant le monopole d'imprimer de l'argent et de prêter, avec intérêt aux États-Unis. Les élites qui contrôlent les réserves d'or, les flux financiers, les mass médias et la politique du pays, ne cherchent pas l’intérêt du peuple américain. Ces gens au pouvoir ont un objectif de transformation du monde, de construction d'une nouvelle société fondée sur l'idéologie qui comprend un ensemble spécifique de vues. (…)

Nous voyons tous qu’il y a aujourd’hui une lutte acharnée contre l'église chrétienne. Pas besoin de donner des exemples, ils abondent. Il y a bien une politique globale menée par certains milieux puissants, aussi destructrice que clairement anti-chrétienne. Cependant, nous savons aussi que nous devons rester vigilants et courageux, pour la victoire qui sera nôtre, car le Christ "a déjà conquis le monde." »

 

Texte intégrale:

Je suis le représentant de Congrès mondial des familles en Russie et dans l'ex Union Soviétique. A ce jour, le WCF (World congress of families) représente la plus grande association des supporters pro-famille de 80 pays, dont des centaines d'ONG, rassemblant des millions de personnes sur tous les continents. Nous avons d'excellents amis parmi les membres du Congrès des Etats-Unis et ceux du parlement Européen, ainsi que parmi les plus grands experts scientifiques ou autres.

Je suis également ambassadeur du WCF auprès de l'ONU. Nous essayons à l'ONU ( à Genève et New-York) et dans d'autres institutions internationales de protéger la famille naturelle ( un homme + une femme) et les valeurs chrétiennes contre les attaques des idéologies libérales laïques qui s'insinuent aujourd'hui activement dans toutes les sociétés.

Je suis aussi président du Family Policy. Ru, groupe d’avocats, où nous analysons la législation  de la fédération de Russie, les lois internationales et diverses autres questions liées à la sociologie, la démographie et la politique familiale, et donnons ainsi nos recommandations. En 2011, nous avons organisé à Moscou un sommet international de démographie sur le thème “ La famille et le futur de l’humanité”. Dans la ville russe d’Oulianosk, où naquit Lénine, nous avions mené également une autre conférence internationale sur ce thème de la démographie. Mais mon travail principal se passe au sein de la grande Fondation de saint Basile, plus importante fondation de bienfaisance de toute la Russie, avec un budget de plus de 40 millions de dollars par an : le président de notre conseil d’administration se nomme Constantin Malofeev, celui-là même que les médias libéraux appellent « le Russe Soros » Je suis attaché entre autres à la Ligue de sécurité de l’internet qui se bat pour assainir Internet de la pédophilie, du trafic de drogue, des incitations au suicide et toute autre chose négative.

Avant de commencer à travailler sur des projets à l’international, j’étais dans le management et le conseil en immobilier. Durant plusieurs années j’ai ensuite travaillé au Département des relations ecclésiastiques extérieures de l’Eglise orthodoxe russe, en tant que responsable des relations avec les institutions de la société civile à l’étranger, m’exprimant entre autres lors de différentes conférences internationales. Aujourd’hui dans ce domaine, je continue à coordonner les activités internationales de la Commission patriarcale pour la Famille, la protection de la maternité et de l’enfance sous la direction de mon père spirituel, l’archiprêtre Dimitri Smirnov, chef de ce ministère de l’Eglise (au même titre que Mgr Paglia l’est au Vatican).

Le père Dimitri Smirnov a été le premier à lever la voix contre l’avortement et pour la défense des valeurs de la famille en Russie, et ce, même à l’époque de l’Union Soviétique, il y a de cela 25 ans. Il est en quelque sorte le parrain du mouvement pro-vie et pro-famille russe, et l’un des prédicateurs les plus populaires de l’Eglise orthodoxe russe. Il y a quatre ans il m’a béni d’avoir établi des contacts avec le reste des chrétiens de l’ouest, résistant aujourd’hui aux idéologies athées néo-libérales du Genre et aux droits des LGBT. Depuis lors, de nombreux contacts ont été développés au sein de 80 pays et, du 10 au 12 septembre dernier, se tenait ainsi à Moscou, un grand forum international sur le thème « Famille nombreuse et avenir de l’humanité », au cœur même du Kremlin et à la principale cathédrale de Russie, la cathédrale Saint Sauveur. Construite grâce aux dons du peuple pour commémorer la victoire sur Napoléon, puis détruite par les communistes athées dans les années 1930, elle vit se construire sur ses ruines une immense piscine extérieure, le Seigneur n’ayant pas permis que se finalise le projet communiste de créer sur ces lieux un gigantesque palais de congrès communiste sur le haut duquel devait trôner une statue géante de Lénine. De 1994 à 1997, la cathédrale du Christ sauveur a été reconstruite sous une forme encore meilleure que l’originale. Cette cathédrale est un véritable symbole de la renaissance spirituelle de la Russie, au cours de ces 20 dernières années : lorsqu’ont été ouverts plus de 30 000 églises et 800 monastères, des millions de jeunes gens vinrent à l’église. C’est un miracle évident après 70 années d’athéisme  militant de l’Union Soviétique, et des millions de nouveaux martyrs  et c’est en réalité pour les chrétiens occidentaux modernes. Il prouve que cette renaissance miraculeuse du christianisme est également possible pour l'Occident, qui connaît aujourd'hui une lourde vague de propagande anti-chrétienne et d’apostasie.

Nous voyons aujourd’hui ces initiatives d’imposer sur toute société les idéologies radicales et révolutionnaires, en particulier la théorie du genre qui dit que le sexe d’une personne n’est pas donnée par Dieu , mais est plutôt une sorte de construction sociale. Selon différentes versions il y a cinq, ou même plus, genres différents (LGBTQI) que toute personne a le droit de choisir librement. C’est une attaque contre l’être humain lui-même, contre les fondements mêmes de la nature humaine. Toutes ces théories artificielles ne sont par prouvées par la véritable science et ne sont que les manipulations idéologiques des faits. Mais cela ne dérange personne et nous constatons que les élites internationales répandent ces idées étranges par les  Nations Unies, l’UNICEF et d’autres organisations internationales.

Pourquoi tout cela ? je pense que dans le passé beaucoup d’énergie a été consacrée au combat de la « guerre froide » entre pays capitalistes et pays socialistes. Il y a 20 ans le monde s’est uni idéologiquement et les élites mondiales ont commencé la diffusion de leur agenda à travers le monde. Nous pouvons voir leur opiniâtreté à imposer les idées révolutionnaires dont beaucoup ont clairement des racines néo-marxistes. Et cela s’est en grande partie produit en raison des activités de l’école de la pensée dite « de Francfort », très active dans les années 1920-1940. Les théoriciens de cette école -Marcuse, Adorno, Horkheimer, Fromm, etc- ont fusionné les idées de Karl Marx et de Sigmund Freud, donnant naissance au concept de la révolution sexuelle des années 1960, aux drogues, psychédéliques et autres « révolutions « et « émancipations ».

De là, provient aussi l’idéologie du mouvement radical « vert », le mouvement des droits des animaux (au détriment des droits des peuples), pour la forte incidence des avortements et –plus récemment- pour l’idéologie du genre et pour la révolution homosexuelle, qui développe toujours plus les idées du féminisme radical et tant d’autres. Leurs racines remontent au néo-marxisme, à ce désir de transformer la société de façon révolutionnaire.

De là, cette idéologie alimentée par un puissant mouvement mondial pour la réduction de la population (néo-malthusianisme), pour contrôler le marché de la nourriture (plantes génétiquement modifiées ne pouvant se reproduire d’une année à l’autre, et des géants tels que « Monsanto » ayant le contrôle)

En considérant l’histoire de cette question, nous verrons que quand il n’y eut pas cette révolution mondiale, dont rêvait les Bolcheviques, menée par Lénine et Trotski, les Marxistes commencèrent à analyser le «  pourquoi » de cet échec et conclurent que les cerveaux du prolétariat devaient être « lavés » de l’idéologie bourgeoise principalement chrétienne et que cette chrétienté devait être détruite. Lors d’une nouvelle étape historique ils fixèrent l’objectif « lavage du cerveau » de l’Europe chrétienne et des valeurs familiales Par exemple il y avait un hongrois marxiste, Georges Lukas, qui, sous la République soviétique hongroise de Bela Kun, introduisit pour la première fois des leçons de libération sexuelle à l’école, afin d’élargir les bases « bourgeoises » de la société. Il réalisa que le moyen le plus simple de toucher les jeunes était l’éducation sexuelle. Lukas était ministre de l’éducation dans cette terre, qui a existé durant une courte période de 1919 à 1920.

Ainsi l’éducation sexuelle qui est aujourd’hui imposée par les Nations Unies, l’association internationale du planning familial, relève du marxisme pur, dans cette idée de décomposition de la société et dans la promotion de la révolution mondiale. Pour plusieurs raisons de nombreux marxistes étrangers furent contraints de quitter l’Union soviétique entre 1920 et 1930. Ils se sont installés à Francfort am Main. A l’issue de leur réflexion ils conclurent que la nouvelle étape historique ne devait pas consister à prendre les gares et les télégraphes, comme les Bolcheviques en Russie en 1917, mais qu’il fallait,  en accord avec le communiste italien Antonio Gramsci, entamer « une longue marche à travers les institutions », c’est à dire maîtriser les institutions de base telles que le cinéma, la télévision, les médias, les universités et, par eux, transmettre leurs idées, révolutionnant ainsi la société. Et après cette transformation culturelle progressive et ce « lavage de cerveau », le pouvoir politique devait tomber aux pieds des marxistes, apportant ainsi la victoire de la révolution mondiale. Beaucoup de dirigeants ont poussé plus loin cette théorie, en utilisant activement les idées de Freud. Ils en sont arrivés à la conclusion que  le prolétariat était réprimé auparavant par la mentalité bourgeoise, chrétienne, dans le domaine du mariage, des relations sexuelles, et le rejet de toutes ces choses qui soi disant empêchent le peuple d’être heureux, au point que ses désirs secrets, fantasmes (libido) ne puissent s’épanouir pleinement.

Et au XX° siècle, dans cette même optique de destruction, nous avons entendu ces appels sans fin à consommer de la drogue, de l’alcool, à écouter de la musique, censée contribuer à libérer les instincts intérieurs, appelés péchés dans le christianisme, nous les avons entendus dire que viendrait la révolution mondiale, le bonheur mondial, que l’humanité retournerait à son âge d’or. Une telle théorie, qui est presque maintenant un « mainstream » en sociologie dans l’Ouest, est dénuée de tout fondement scientifique. C’est, en fait, la théorie purement religieuse, bien que privilégiée par certaines personnes respectables, philosophes et autres. L’âge d’or de l’humanité est considéré comme un état primitif, quand la personne n’était pas séparée de la nature et en faisait partie.

Quand l’homme à commencer à s’en écarter, à se différencier lui de la nature, en tant que personne, les problèmes commencèrent : il y eut la propriété privée, la division entre « moi » et « pas moi » et tous les autres malheurs, et il est nécessaire, disent-ils, de retourner à l’état primitif de libération totale et de destruction de l’individualité ( ce qu’a bien écrit  Shafarevich un jour dans son livre « le socialisme en tant que phénomène dans l’histoire du monde »)  George Soros, par exemple, soutient le mouvement mondial pour la légalisation de la drogue et de la prostitution, et se considère comme un adepte de cette nouvelle idéologie.

De plus, ces révolutionnaires pensent qu’une fois la femme et l'homme supprimés, on commencerait à se relacher. D’où, le mouvement féministe, qui a commencé avec les suffragistes, le mouvement pour l'égalité des genre/sexes, et sur ​​le fait que nous voyons maintenant - l'insuffisance des choses différentes.

Les enfants aussi, disent-ils, devraient avoir le droit, comme ils ont prévu de supprimer les parents. Nous voyons des publicités pour diverses "lignes directes" pour les enfants qui, profitant du système juvénile peuvent se plaindre de leurs parents à la moindre provocation. C'est aussi une partie de l'idéologie révolutionnaire pour renverser l'ordre des choses établi par Dieu, l'autorité du père et entraîner la destruction de la famille.

Selon les théories néo-marxiste, ce n’est pas le proletariat qui entraîne l'idéologie révolutionnaire dans le nouvel environnement, mais plutôt les diverses minorités: les immigrants, les étudiants, les minorités nationales et religieuses, et, surtout, les minorités sexuelles. Nous voyons que les activistes homosexuels jouent un rôle central dans le renversement de l'ordre social existant et sont «sur le point d'attaque ». Si vous regardez le monde d'aujourd'hui, nous constatons que la question du mariage gay est devenue un "point critique" dans la politique mondiale. Par exemple, lorsque la Russie a adopté une loi interdisant la promotion de l'homosexualité auprès des enfants, une vaste campagne internationale a commencé à appeler à un boycott des Jeux olympiques de Sotchi en 2014. Il semble que ce point est plus important que le pétrole, le gaz, etc. Les élites mondiales étaient très déçues et ont fait pression sur la Russie. En même temps, par exemple, en Arabie Saoudite (où il ya beaucoup de pétrole et de nombreuses bases militaires américaines), la punition pour l’homosexualité est beaucoup plus sévère qu'en Russie. Mais pour une raison quelconque, cela ne pose absolument aucun problème à Barack Obama et ses homologues en Europe occidentale. Nous voyons comment les valeurs de la famille sont devenus un outil de la géopolitique.

C'est sur cette base que les sociétés sont maintenant divisées en Occident. Nous nous souvenons des récentes manifestations de plusieurs millions en France contre la légalisation du «mariage gay». De même, la majorité de la population américaine est contre ca (comme démontré par les référendums sur ces questions). Maintenant, voici la ligne d’attaque la plus importante sur les valeurs traditionnelles.

Aujourd'hui, Hollywood et les principales universités aux Etats-Unis et en Europe sont dominés par les marxistes culturels. A l’opposé, les gauchistes modernes et les «communistes» en Russie, sont paradoxalement conservateurs sur les questions sociales. En Russie, dans le spectre socio-politique des 20 dernières années, il ya eu beaucoup de confusion: on ne sait pas qui est réellement à gauche, et qui est à droite. Ici, nous devons garder à l'esprit que l'URSS n'a pas connu toutes les révolutions sexuelles et narcotiques occidentales des années 1960-1970, parce qu'elle était derrière le "rideau de fer".

Nous avons eu cette vague destructrice beaucoup plus tôt (dans les années 1920) quand elles ont été promus par Trotsky (l’URSS a été le premier pays du monde à légaliser l'avortement et le divorce. Le concept de l'amour libre a été prêchée et pratiqué par Madame Kollontaï, et l'homosexualité a été dépénalisée à la même époque). Mais sous Staline, toutes ces choses là ont été enlevés et le bon sens et le pragmatisme ont à nouveau prévalu. Après la deuxième guerre mondiale, jusqu'à la fin de l'Union soviétique au début des années 1990, il y a eu un retour aux valeurs familiales. Ziouganov et d'autres dirigeants actuels de «gauche» en Russie font l'éloge de ce «bon vieux temps» avec les valeurs normales qui ont dominé dans les années 1970-1980 dans l’Union soviétique. C'est tout le paradoxe du spectre socio-politique de la Russie moderne.

Mais il convient de noter que la Russie n'est plus un pays communiste, et ce depuis 23 ans ; le communisme n'a aucune chance de renouveau, parce que les Russes ont souffert plus que toute autre nation du monde de l'oppression de ce système. Les très nombreux mensonges et la désinformation concernant la Russie dans les médias libéraux occidentaux ne sont pas là, hélas, pour le dire. Ils suivent d’autres objectifs.

En général, nous pouvons dire que les libéraux occidentaux, sont socialistes et athées, tandis que les conservateurs favorisent l'initiative privée et les valeurs chrétiennes et familiales. Ce dernier aspect pourrait devenir une plate-forme commune qui unirait tous les conservateurs de la planète. Dans ce schéma, la Russie a une réelle chance historique de devenir l'un des leaders du renouveau pro-famille à l’international. En Russie, de nombreuses lois favorables à la famille ont été mises en œuvre au cours des dernières années. La publicité des avortements sont maintenant interdites. La propagande agressive du mode de vie des LGBT devant les mineurs est également interdite. Pour chaque deuxième enfant né, l'état donne maintenant 10 000 dollars, et un terrain pour la naissance du troisième enfant.

Aussi, nous voyons actuellement un phénomène très intéressant: l'Amérique et la Russie au cours des 30 dernières années ont complètement changé la place de leur fonction dans le monde. Si auparavant l'Union Soviétique soutenait les mouvements de libération révolutionnaires et nationales à travers le monde (alors que l’Amérique conservatrice tentait de limiter ce processus), aujourd'hui c’est la Russie qui sert de modérateur et qui tente de stabiliser la situation en Syrie, au Moyen-Orient, en Ukraine et dans d'autres régions aujourd’hui déstabilisé par le soutien des Etats-Unis aux « révolutions de couleur » et au « printemps arabe » (qui s’est d’ailleurs transformé en « hiver anti-chrétien »). Ainsi, le monde a radicalement changé, et il est très important que la Russie reprenne son rôle historique dans le monde, afin qu’il comprenne ce qu’est l’idée nationale Russe, et que le monde construise avec la Russie, toute sa politique. Le pur pragmatisme ne suffit pas ici, car il est important de se battre au niveau des idées et des significations. Si la Russie adopte une position forte sur la défense des valeurs familiales, sur le droit de l'enfant d'avoir un père et une mère, alors la majorité du monde deviendrait subitement nos alliés idéologiques. Je prie pour que cette prise de conscience deviennent une priorité de notre pays.

Dans le même temps, nous devons être conscients du fait que les élites modernes n'ont souvent pas de nationalité. Bien que la majorité de leurs représentants sont maintenant bien établi en Amérique et en Grande Bretagne, il existe encore une communauté transnationale, qui comprend des gens de différentes nations, et de traditions différentes. La partie la plus influente de l'élite mondiale estime qu'il est nécessaire de poursuivre une politique de libéralisation, qui comprend en particulier la reconnaissance des mariages de même sexe. La plupart des peuples de l'Ouest résistent cela. Nous savons à propos des millions de personnes qui ont manifestés en France contre la loi du soi-disant « mariage gay » l'année passe et week-end dernier. Mais en dépit de cette protestation populaire, les lois sont imposées aux français, parce qu'il y a cette ligne suicidaire de changer la nature humaine. Les élites se fixent des objectifs plus larges, ils veulent changer la structure sociale de la société, afin de renverser le concept du bien et du mal, et la nature même de l'homme. Pour eux, cette tâche occulte et “religieuse” semble être plus important que les intérêts nationaux des nations souveraines.

La majorité de la richesse économique et financière du monde s’est relié au Système de la Réserve Fédérale des États-Unis, qui est une société privée ayant le monopole d'imprimer de l'argent et de préter, avec intérêt aux États-Unis. Les élites qui contrôlent les réserves d'or, les flux financiers, les mass médias et la politique de pays, ne cherchent pas l’intérêt du peuple américain. Ces gens au pouvoir ont un objectif de la transformation du monde, de la construction d'une nouvelle société fondée sur l'idéologie qui comprend un ensemble spécifique de vues. Cependant, il existe plusieurs groupes parmi les élites qui sont parfois en concurrence entre eux. Mais la partie la plus conservatrice est beaucoup plus faible. Par exemple, la part des fondations et des projets conservateurs représentent moins de 5% des 300 milliards de dollars qui transit chaque année aux États-Unis comme dons de charité. Les 95% restants vont aux divers projets d’orientation libérale, soutenue activement par ces grands philanthropes tels que la Fondation Bill et Melinda Gates, la Fondation Ford, Rockefeller, Hewlett et Packard, George Soros, etc. Ils visent à diminuer la population mondiale au nom de la lutte contre "le réchauffement climatique" (qui n'est pas étayé par des preuves scientifiques sérieuses) et sous couvert de plan pour la famille, ils nous servent la contraception et l'avortement, la promotion des droits LGB, la légalisation de la drogue et de la prostitution, et à l'avenir peut-être la pédophilie. Et tout cela est fait au nom du mal compris  “bonheur de l'humanité”, qui doit être libérée des entraves "oppressives de l'obscurantisme religieux."

L’élite mondial poursuit en réalité des plans religieux (lucifériens) et occultes. Nous connaissons l'existence dans presque toute l'histoire de l'humanité, des diverses sociétés secrètes professant la gnose, la connaissance occulte, qui est soit une parodie de l'Église ou anti-Eglise. Elles sont bien toujours vivaces, et aujourd'hui encore florissante.

Mais ici je voudrais vous avertir d'une chose importante. Tout ce que j’ai dit précédement pourrait donner l'impression que les forces du mal sont si dominantes dans le monde, que le but de chaque individu s’orienterait dans la mauvaise direction. En réalité, un Dieu Tout-Puissant et Juste contrôle tout ce qui se passe dans le monde, et même les méchants sont utilisés par lui pour les bonnes chose.

 Nous savons comment ce monde prendra fin - le dernier chapitre de la Bible nous le dit dans l'Apocalypse de Jean. Une focalisation excessive sur le mal est nuisible à l'âme humaine, car elle porte atteinte à la lutte contre le péché qui est en chacun de nous. Mais en fermant les yeux à cela, ne pas vouloir savoir qui se cache derrière beaucoup de mauvaises choses dans le monde – c’est aussi de l'auto-tromperie. Nous devons bien évidemment séparer les faits avérés, des fantasmes et de la fiction. Mais qu’on le veuille ou non, toutes ces sociétés secrètes ont vraiment un impact important.

Beaucoup de choses sont évidentes sans pour autant rentrer dans la « théorie du complot ». Par exemple, toute personne normale sait qu'un enfant a besoin d'une maman et d’un papa. Cependant, cette normalité est maintenant contestée, alors que dans le même temps le phénomène tout à fait anormal et malsain de l'homosexualité est loué par "défilés de la fierté".

En réalité, pas plus de 3 à 5% de la population (et peut-être même moins) sont LGBT, et ils imposent leur mode de vie malsain à la grande majorité des citoyens. Où est donc la démocratie, et le respect des droits de la majorité? Sans le soutien des élites et des lobbies très puissants tout cela serait absolument impossible.

Par exemple, le droit de tuer un bébé à naître innocents. Que diriez-vous plutôt du droit humain fondamental de vivre? Maintenant, une minute avant la naissance du bébé, ce dernier n'est pas considéré comme un être humain et peut être légalement tué, déchiré en morceaux et jeté à la poubelle.

Ou encore, regardons quel genre de jouets sont vendus pour les enfants dans les magasin modernes : environ 70% sont des monstres horribles pour les garçons ou des poupées prostituée ou sorcières pour les filles. C’est comme si une main invisible préparait nos enfants à une vie en enfer, et voulait les introduire à l'avance auprès de ses habitants.

Ou enfin, la plupart du contenu de films ou d’émissions de télévision est anti-chrétien, et le plus pervers des films reçoit bien souvent les récompenses les plus prestigieuses dans les festivals de cinéma.

Vous devez être conscient du fait que la majeure partie des plus grandes entreprises de médias et du cinéma dans le monde, est détenue par seulement cinq grandes sociétés: AOL Time Warner, The Walt Disney Company, Sony, Viacom, Vivendi Universal. Donc, en réalité, il y a un contrôle très strict de tous les grands médias par un groupe élitiste minuscule qui suit son ordre du jour.

Selon les statistiques, les mass médias et Internet sont aujourd'hui les principaux éducateurs des enfants et des jeunes générations. De la naissance à 17 ans, il ou elle va consommer un total de plus de 60 000 heures sous influence des mass-médias (télévision, cinéma, Internet, etc). C’est 6 fois plus que le temps passé à l'école, 30 fois plus que le temps passé à communiquer avec les parents, et 60 fois plus que le temps passé par les jeunes dans l'église, à la mosquée ou à la synagogue. Est-ce la morale et l'éthique que les médias modernes enseignent à nos enfants? Vous connaissez vous-mêmes la réponse ...

Nous voyons tous qu’il y a aujourd’hui une lutte acharnée contre l'église chrétienne. Pas besoin de donner des exemples, ils abondent. Il y a bien une politique globale menée par certains milieux puissant, aussi destructeur que clairement anti-chrétien. Cependant, nous savons aussi que nous devons rester vigilant et courageux, pour la victoire qui sera notre, car le Christ "a déjà conquis le monde."

 

Austin Ruse, président du C. Fam (Catholic Family and Human Rights Institute)

 

Extraits:

« Aux Etats-Unis, l’avortement continue d’être légal durant les neuf mois de grossesse (…) Une femme peut invoquer pratiquement n’importe quelle raison pour envisager un avortement du troisième trimestre. (…) C’est aux Etats-Unis que le mouvement pro vie est de loin le plus développé, et je pense que c’est sans aucun doute le mouvement pro vie le plus efficace du monde, et que les mouvements à une échelle mineure devraient imiter. En 1995 seulement 35% des américains affirmaient être pro vie. Aujourd’hui ce chiffre dépasse les 50%. Ce sont toutes ces initiatives qui ont provoqué ce saut. Mais également la persévérance, la douce persévérance de centaines et milliers de pro vie qui font un travail énorme. (…) Il n’y aura pas de marche arrière tant que l’on n’abandonnera pas la vraie violence que nous exerçons envers autrui, et qui le convertit en objet au lieu de sujet, et tant qu’on ne prendra pas en compte que nos vies ne sont pas faites pour être quantifiés, mais être vécues et pour être aimés. Je vous charge,  chacun d’entre vous, de vous lever avec des idées brillantes afin de faire avancer la vie en France. (…) Je sais que l’Esprit Saint est parmi nous. Je peux le sentir. Je sais qu’Il est là, et qu’Il nous envoie des signes en ce moment même, afin que nous défendions Sa création la plus chère. Mettons-nous donc à l’ouvrage !

 

Texte intégrale:

En dehors de la Chine,  ce sont les Etats-Unis qui ont les lois les plus radicales du monde en faveur de l’avortement. L’avortement est légal aux Etats-Unis et il est protégé par la Constitution durant les six mois de grossesse.

Par un processus dénommé « avortement par naissance partielle », légal il y a encore peu de temps, un enfant pouvait être avorté après l’avoir forcé à sortir par la voie d’accouchement, où une fois sorti on lui perforait la tête. Cela peut être décrit avec précision comme un véritable infanticide. Cela a été déclaré illégal para le Congrès des Etats-Unis et soutenu par la Cour Suprême.

Malgré tout, l’avortement continue d’être légal durant les neuf mois de grossesse.

Cette loi fut promulguée après l’échec judiciaire du processus dénommé Roe vs. Wade, de 1973, lequel bouleversa les lois sur l’avortement dans les 50 états. Roe légalise l’avortement durant les deux premiers trimestres de la grossesse en laissant libre arbitre à l’Etat pour réguler l’avortement durant le troisième trimestre, mais en l’autorisant  de toute façon s’il est question de danger pour la santé de la mère.

Ce que les gens ne savent pas c’est qu’il y eu une autre décision prononcée par la Cour Suprême, exactement le même jour, appelée Doe vs. Bolton.

Ce que fait Doe vs. Bolton se résume à une chose qui est de définir le terme « santé» dans le contexte de l’avortement. C’est cette définition qui permit aux Etats-Unis d’accéder à l’avortement sur demande.

Voici la définition de la santé selon Doe vs. Bolton:

“…. Le pronostic médical doit être exercé à la lumière de tous les facteurs- physique, émotionnel, psychologique, familial, et l’âge de la femme- approprié pour le bien-être du patient. Tous ces facteurs seront liés à la santé. »

Cela signifie donc qu’une femme peut invoquer pratiquement n’importe quelle raison pour envisager un avortement du troisième trimestre. Pour vous montrer à quel point cela peut être arbitraire, remarquez le facteur de « l’âge de la femme ».

Cela signifie donc qu’une femme de 28ans peut recourir à l’avortement parce qu’elle croit qu’elle est trop vieille pour avoir un enfant et en même temps une femme d’un an de plus peut y faire appel car elle croit qu’elle est trop jeune. Conclusion : on peut accéder sur demande à l’avortement tout au long des neuf mois de grossesse en invoquant n’importe quelle raison sans qu’aucune n’en soit une réellement. Dans la pratique, une femme qui se rend au Planning Familial ne rencontrera aucune objection à ce que son enfant non- né soit assassiné.

9. Les défenseurs de l’avortement avant la décision judicaire Roe vs. Wade de 1973 promettaient que l’avortement légal serait le remède à un grand nombre de maux sociaux.

Premièrement ils nous dirent que le taux de crime et de pauvreté allait baisser. Rien ne pouvait être plus éloigné de la vérité. Depuis la mise en place de l’institution de l’avortement sur demande, le taux de crimes et de pauvreté aux Etats-Unis a explosé.

L’effet principal provoqué par l’avortement aux Etats-Unis est tout d’abord l’assassinat d’environ 50 millions d’enfant non nés et les dommages physiques et psychologiques causés à la mère.

Il y a évidemment d’autres conséquences, y compris la dépravation de notre culture. Y a-t-il un lien entre l’avortement et l’explosion de la pornographie ? Y  a-t-il un lien entre l’avortement et l’exploitation des femmes et des enfants ? Y a-t-il un lien entre l’avortement et la destruction de la famille et même le déclin dans l’intérêt du mariage ?

Les jeunes garçons savent qu’ils ont une échappatoire. Une jeune femme  sera toujours toute seule face à son choix, et quelle situation sordide et solitaire cela doit être !

Imaginez une jeune fille qui croit que son petit ami l’aime ou qu’au moins il tient à elle. Elle utilise des méthodes de contraception mais pour une raison qu’on ignore, elles échouent. Elle prend son courage à deux mains et va le dire au garçon, et s’agissant d’un jeune d’aujourd’hui moderne et sensible, il lui dira certainement : « je te soutiendrai quelle que soit ta décision ».  

Rendez-vous compte : elle est complètement seule.

Lui dit qu’il la soutiendra quoiqu’il arrive mais en fait, il lui fait bien comprendre que ce qu’il veut en réalité c’est qu’elle tue cet enfant, et que si elle ne le fait pas, elle est pratiquement sûre de ne pas pouvoir compter sur lui. Elle se retrouve en face du sens profond de l’avortement : le sexe n’a pas de sens réel, et elle n’est pas vraiment une personne mais plutôt un objet.

Une société qui permet ce genre de choses et qui plus est les protège de façon légale, est une société sur laquelle on ne peut pas compter pour comprendre la dignité de l’être humain. Et si c’est le cas alors tout est permis.

Quelle fut la réponse à tout cela aux Etats-Unis ? Je veux rester centré sur les Etats-Unis car c’est là bas que le mouvement pro vie est de loin le plus développé, et je pense que c’est sans aucun doute le mouvement pro vie le plus efficace du monde, et  que les mouvements à une échelle mineure devraient imiter.

Le mouvement pro vie aux Etats-Unis est grand, ample et profond. Ceci est la première chose à savoir. Il n’est pas monolithique et loin de l’être. Il est ample, diverse et profond.

Je veux que vous vous imaginiez un de ces documentaires sur la nature qui passent à la télévision. Imaginez-vous un éléphant qui déambule de façon nonchalante dans la jungle. Les prédateurs de la jungle l’observent. Les prédateurs l’attaquent. Ils ne l’attaquent pas tous au même endroit. L’un d’entre eux s’agrippe à sa patte, l’autre à la trompe et un autre lui saute dessus. Les prédateurs assaillent l’éléphant de toutes parts. Nous savons, les prédateurs savent et l’éléphant sait qu’il va flancher.

Laissez de côté la violence de cette histoire et comprenez que, aux Etats-Unis du moins, l’éléphant est ce que nous autres appelons « Le Grand Avortement », et les prédateurs sont les pro vies. Le Grand Avortement est un éléphant qui se promène de façon nonchalante traqué par les prédateurs qui l’encerclent de toutes parts.

Je pense que l’Esprit Saint se répand sur la terre et dans le cœur des hommes et des femmes de la même manière. Il s’est répandu durant les premières années de l’Eglise, au Moyen Age, par la création de différents nouveaux ordres religieux et congrégations. Nous avons tous le même objectif mais différentes vocations.

Certaines personnes trouvent qu’il y a une profusion de groupes pro vies et comme parfois ces groupes ont l’air de perdre leur temps à se aquareller ente eux, vous vous demanderez : pourquoi ne pas vous unir et travailler ensembles en faisant la même chose ? Mais la réponse est que nous ne pourrions probablement pas le faire car nous avons des vocations différentes. Est-ce que les franciscains devraient s’unir aux chartreux, ou les jésuites aux dominicains ?

La morale de l’histoire est que nous ne faisons pas tous la même chose. Et c’est là que réside notre force et ce qui fait flancher l’éléphant.

Il y a d’autres signes qui montrent le succès d’un mouvement pro vie. Il y a la religion comme force conductrice. Il y aussi beaucoup de pro vie séculiers, et même athées, mais le cœur du sujet réside dans le fait qu’il s’agit d’un mouvement de l’esprit et d’un mouvement de cœurs animés par la foi qui répondent à un appel de Dieu. Cela m’étonnerait beaucoup, et cela vous étonnerait probablement aussi, que ceux qui se trouvent à vos côtés dans ce mouvement pro vie ne soient pas essentiellement des chrétiens  qui développent une activité dense, et qu’ils ne soient pas animés par une vie intérieure profonde de prière et d’oraison.

Aux Etats-Unis du moins, et également dans certains pays d’Europe, le mouvement pro vie est étroitement lié, et fréquemment dirigé, par les mêmes personnes qui défendent aussi les valeurs du mariage et de la famille. Beaucoup d’entre eux, si ce n’est la majeure partie, des groupes américains qui se battent pour la cause pro vie, se battent également pour défendre le mariage et la famille de l’anarchie sexuelle invasive, dont le meilleur exemple est le mouvement LGBT et ses tentatives de redéfinir le mariage et d’annuler la nécessité d’un père et d’une mère.

Nous nous sommes rendus compte, et cela nous surprend aussi, que la plupart des accompagnateurs dans les cliniques d’avortement son gays, et que les gays sont très actifs dans le mouvement pro avortement. Pourquoi en est-il ainsi ? J’imagine que pour eux être en faveur de l’assassinat d’enfants non nés correspond parfaitement à leur vision du monde dans laquelle le sexe entre mari et femme n’a aucun sens.

Je n’aimerais pas du tout être dans l’autre camp de la bataille. Je n’aimerais pas du tout être l’éléphant. Si vous écoutiez leurs discours, au moins aux Etats-Unis, il est évident qu’ils savent qu’ils sont en train de perdre. Ils sont protégés par quelque chose d’énorme appelé Roe vs. Wade, cette sentence du Tribunal Suprême qui ordonna l’avortement sur demande dans notre pays.  Mais sans cela, ils ne sont rien et ils le savent.

Tout ce qu’a fait Roe vs. Wade c’est rendre les pro vie plus créatifs dans leurs réponses. Par exemple Lila Rose et ses appels téléphoniques amusants, David Veriet et ses chaines de prière autour du monde, ou Bryan Kemper et le groupe Rock pour la Vie (qu’il a fondé mais qu’il ne dirige plus), et qui a transmis aux jeunes fans de musique le message de la vie. Tout cela a laissé une empreinte dans les cœurs de milliers d’hommes et de femmes afin d’ouvrir des Centres de Crise de la Grossesse, et on compte aujourd’hui 4.000 de ces centres aux Etats-Unis.

Ces initiatives ont fait en sorte que ce sujet reste d’actualité aux Etats-Unis. Mais les choses avaient avancé à pas de géant dix ans auparavant en conséquence de quoi ces dix dernières années plus d’américains s’auto définissent comme pro vie que comme pro décision. Laissez-moi vous commenter trois de ces pas de géant : la victoire sur l’avortement par naissance partielle, les écographies, et les progrès en médecine fœtale.

Il est désormais fréquent que la première photo d’un bébé soit celle qu’on fait de lui dans l’utérus. Ces photos dans lesquelles il faut parfois se forcer un peu pour y voir clair mais quand on commence à se faire une idée de l’ensemble, on voit quelque chose, réellement on y voit clair. On voit vraiment la forme d’un petit être humain et alors on court aimanter la photo sur le frigo.

Et grâce au développement des écographies en 4D, le bébé que l’on voit est tellement net et tellement réel et humain… Comment pourrais-je être pro décision, si être pro décision signifie tuer un être humain dont le seul crime est de ne pas avoir été désiré ? Serais-je capable de faire une telle chose ? Une fois que cette question nous vient à l’esprit il est difficile de faire marche arrière. J’imagine que ces témoins muets de bébés pris en photo dans l’utérus ont changé les cœurs de beaucoup de personnes sur l’avortement.

Vient ensuite la question de la chirurgie fœtale. Qui n’a pas vu cette photo d’un bébé, comme si il sortait du ventre de sa mère, et qui semble agripper le doigt du médecin ? C’est un miracle, et d’ailleurs même celui qui n’a jamais vu cette photo sait au moins que les enfants non nés sont sauvés de façon tout à fait habituelle par des interventions médicales. Tout le monde sait également qu’il y a des enfants qui naissent avant terme et qui s’en sortent très bien. On voit des photos d’enfants qui sont dans les couveuses des hôpitaux et qui ne sont pas plus grands que la paume d’une main. Ces photos inspirent les mêmes sentiments que celles des enfants pris en photos par écographie. Comment quelqu’un pourrait-il être en faveur de tuer un être humain, spécialement un être si inoffensif ? 

Chacune de ces initiatives a signifié un progrès pour faire des Etats-Unis un pays pro vie. En 1995 seulement 35% des américains affirmaient être pro vie. Aujourd’hui ce chiffre dépasse les 50%. Ce sont toutes ces initiatives qui ont provoqué ce saut. Mais également la persévérance, la douce persévérance de centaines et milliers de pro vie qui font un travail énorme.

Mais je pense que le déferlement d’évènements qui a le plus fait de mal à l’éléphant est le débat sur l’avortement par naissance partielle.

Doug Johnston est un activiste du Comité National pour le Droit à la Vie. Un jour il tomba sur un article dans un journal médical qui décrivait un processus qui lui parut à la fois étrange et pervers. Il s’agissait d’un processus utilisé dans les avortements tardifs, pratiqués sur des enfants qui pouvaient clairement survivre en dehors du ventre de leurs mères.

Le processus consistait à retourner l’enfant de telle façon que sa tête se place dans le canal d’accouchement, et aussitôt lui perforer la tête avec un couteau, en lui vidant le crâne et en dépeçant le reste de son corps pour l’extraire ensuite.

Pour Doug Johnston il s’agissait d’un avortement en plein milieu d’un accouchement. Si l’enfant ne sortait ne serait-ce qu’un millimètre de plus, il serait sur le point de naitre, et pour autant en dehors de la portée des pro avortements. Il était sans aucun doute en train de naitre.

Le problème c’est qu’aux Etats-Unis, il n’y a rien qui puisse s’interposer au droit de la femme à choisir l’avortement. Ce n’est pas légal, et cela ne l’a jamais été, d’exclure une technique pour pratiquer l’avortement. Il n’y a aucun motif qui puisse dissuader une femme d’avorter. Une femme aux Etats-Unis, peut avorter pour n’importe quelle raison et sans raison. Mais ce jour-là, Doug Johnston pensa qu’il avait trouvé la façon de réduire la technique d’avortement pour la première fois, afin de frapper en plein cœur de la loi sur l’avortement en Amérique, et de sensibiliser l’opinion publique sur ce qu’il se passe réellement lors d’un avortement, qui est de disposer d’une vie humaine de la manière la plus atroce.

Doug nomma de façon ingénieuse cette méthode comme « avortement par naissance partielle » et il se mit immédiatement au travail afin de l’exposer au public et de faire en sorte que le Congrès des Etats-Unis interdît cette pratique. Le résultat fut le début d’un débat national.

Et voici le génie du débat sur l’avortement par naissance partielle : l’avortement par naissance partielle était totalement indéfendable puisque sans aucun doute il ressemblait horriblement à un infanticide. Mais vous savez quoi ? L’industrie de l’avortement essaya de le défendre, mais en contrepartie le pays s’opposa largement à l’industrie de l’avortement. Les américains s’opposaient de façon impressionnante à l’avortement par naissance partielle. Ils se rendirent compte de ce que cela était. Et malgré tout l’industrie de l’avortement le défendait et plus elle le défendait, plus les américains y faisaient front.

Le Congrès des Etats-Unis approuva l’interdiction, mais celle-ci fut bloquée par le Tribunal Suprême ; ce qui s’avéra être une bénédiction car cela prolongea le débat quelques années de plus. Et encore plus d’américains s’opposèrent à cette technique. Quarante-sept millions de lettres contre cette pratique furent envoyées à la Cour Suprême. Le Congrès approuva une nouvelle interdiction mais cette fois-ci le Tribunal Suprême l’approuva, et ceci est la première brèche dans l’énorme édifice que nous autres appelons « Grand Avortement ». Ceci fut la première restriction réelle de l’avortement aux Etats-Unis.

En même temps vit le jour, ce que nous autres appelons « arguments femme-centriques » contre l’avortement. Le mouvement s’était toujours  focalisé de façon prédominante sur l’enfant non né, et pas autant sur la mère. Cela nous faisait passer pour des insensibles devant son angoisse. Deux choses se mirent en place. Premièrement, la fondation d’un groupe appelé « Féministes pour la Vie », et le début d’une campagne appelée « Nous les femmes nous méritons mieux que l’avortement », qui apportaient une solidarité radicale aux femmes dans le besoin. C’était clair que pour le mouvement pro vie les femmes étaient vraiment importantes. Elles étaient même plus importantes que pour le mouvement pro avortement. Il fut mis en exergue que l’avortement causait des dommages à la femme, physiquement et psychologiquement.

Et c’est alors que survint le plus incroyable. Des femmes qui avaient avorté et qui regrettaient de l’avoir fait, racontèrent leurs histoires au grand public. Elles se placèrent aux coins des rues et en face du Tribunal Suprême. Elles passèrent à la télévision et sortirent dans les journaux afin de raconter leur cauchemar, leurs problèmes avec l’alcool et les drogues, la destruction de leurs vies de couples et de leurs familles. Nous ne nous concentrions plus seulement sur les non nés, mais nous proclamions à travers toute l’Amérique qu’il y avait deux victimes.

Le XX eme siècle a probablement été le plus violent de l’Histoire, et sans doute le plus violent des siècles. Ce que beaucoup de gens ignorent, excepté les gens comme nous, c’est que la plupart de cette violence est liée aux attaques contre les enfants non nés. Centaines de millions de bébés sont morts à cause d’une idéologie qui nous positionne, nous et nos besoins, nos désirs et nos impulsions, au centre de l’univers et chosifie tout ce qui nous entoure, c’est à dire le reste de monde.

Et c’est cela la vraie violence de notre temps.

D’ailleurs, nous nous sommes même auto chosifiés. Un prestigieux médecin de grande renommée aux Etats-Unis  a annoncé il y a peu de temps qu’il ne voulait pas vivre au-delà de 75 ans. Pourquoi ? Parce qu’il aura perdu tous les merveilleux dons qu’il a reçus. Vous voyez bien qu’il s’est auto quantifié, il s’est chosifié, il s’est dit à lui-même qu’il était seulement la somme de tous les talents qu’il posséda un jour, et qu’une fois ces talents perdus, il n’aura plus aucune valeur dans une société qui n’accorde d’importance qu’aux chiffres.

En faisant abstraction du nombre incalculable de corps des 100 dernières années, et en relativisant la grande violence qui s’est exercée, tout ce que nous avons réussi à faire est de dépouiller de dignité humaine tous ceux qui nous entourent. Cela a été le précurseur de la violence de l’avortement, et de tout ce qui s’en suit. Cela se voit évidement dans l’avortement. Cela se voit dans l’euthanasie, dans les mères porteuses, et dans bien d’autres choses.

 Il faut établir des limites dans tout ce qui concerne la vie et la famille. Il faut restreindre les lois et rendre ces sujets plus difficiles à aborder. Nous devons sauver des vies partout où nous le pouvons. Nous avons énormément de vies à sauver.

En réalité rien de tout cela ne fera marche arrière, car à cause de la condition humaine, on ne peut pas garantir qu’un jour il y aura une fin, mais en tous les cas, il n’y aura pas de marche arrière tant que l’on n’abandonnera pas la vraie violence que nous exerçons envers autrui, et qui le convertit en objet au lieu de sujet, et tant qu’on ne prendra pas en compte que nos vies ne sont pas faites pour être quantifiés, mais être vécues et pour être aimés.

Je vous charge, à chacun d’entre vous, de vous lever avec des idées brillantes afin de faire avancer la vie en France. Avez-vous une Lila Rose française ? Un David Breil ? Un Doug Johnston? Je sais que l’Esprit Saint est parmi nous. Je peux le sentir. Je sais qu’il est là, et qu’il nous envoie des signes en ce moment même, afin que nous défendions Sa création la plus chère. Mettons-nous donc à l’ouvrage !