Lancement de la campagne du Denier de l'Eglise 2015

Lancement de la campagne du Denier de l'Eglise 2015

Contrairement à certaines idées reçues, l’Eglise catholique n’est pas riche et ne reçoit, en France, de subvention ni de l’Etat, ni du Vatican. Depuis la séparation de l’Eglise et de l’Etat, en 1905, elle ne peut compter que sur les dons de ses fidèles. C’est donc le denier de l’Eglise, c’est-à-dire la contribution annuelle que chaque catholique accepte de verser, qui permet à l’Eglise de remplir sa mission d’évangélisation, de répondre aux attentes et aux besoins qui se manifestent tout au long de la vie des hommes (mariages, baptêmes, funérailles…) et de transmettre la Foi aux nouvelles générations. Seul le denier de l’Eglise permet en effet d’assurer, chaque mois, le traitement des prêtres et la rémunération des laïcs salariés du diocèse.

 

A l’occasion du lancement de la campagne 2015 du denier de l’Eglise, Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, vous propose d’en découvrir les enjeux, les objectifs et les moyens.

 

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 Le mot de l'économe

Le montant de la collecte 2014 du denier affleure les 3 millions d'€ (2 980 967 €). En dépit du contexte économique, il est en légère hausse (+2,5% par rapport à 2013) et témoigne ainsi de la fidélité des donateurs dont le nombre (environ 21 200), comme le montant du don moyen (140 €) restent stables. Ces chiffres sont encourageants. Ils ne marquent cependant pas une rupture très nette avec la tendance à la baisse, notamment si on les agrège avec ceux des autres collectes organisées chaque année, chantiers et vocations. Ils ne sauraient nous dispenser de chercher à améliorer les modalités d'accompagnement de cette collecte.

Rappelons d'abord la poursuite de la campagne "phoning" confiée fin 2011 à l'agence EXODE 3, qui assiste aujourd'hui une trentaine de diocèses. Il s'agit d'atteindre de nouveaux donateurs et de les fidéliser sur 3 ans. Il est prématuré d'en faire le bilan - la fidélisation effective ne pouvant être observée qu'a posteriori - mais il apparaît déjà que cette campagne, un peu controversée à ses débuts, a permis d'augmenter de manière significative le nombre de nouveaux donateurs. En termes de coût, cette campagne particulière est, à ce stade, à peu près à bilan nul.

Arrêtons-nous ensuite sur les nouveautés de la campagne 2014. En premier lieu, outre la consultation très constructive des équipes paroissiales, le renfort apporté à l'équipe denier du diocèse par un prêtre béarnais et un prêtre basque ; ils prodiguent leurs conseils pour trouver le ton le plus juste possible dans la sollicitation des donateurs. Ce sont également, proposés par l'agence EMERGENCE qui aide le diocèse depuis 2010, des nouveaux supports tels que l'enveloppe "flap" (sorte de tout en un, destiné à faciliter le geste concret du don) et la suggestion d'une campagne plus proche des fidèles eux-mêmes, tout au long de l'année, lors de grandes fêtes liturgiques. Notons aussi les efforts consentis pour faciliter les dons en ligne sur le site du diocèse. Enfin, une campagne de relance, conçue en interne, centrée sur l'information des donateurs par un panorama synthétique des activités du diocèse et de sa situation économique. Ainsi, pour répondre à une attente exprimée à maintes reprises, la campagne 2014 s'est achevée sous le signe de la transparence. Cet exercice de sincérité est certainement perfectible. Il pose indirectement le défi d'une exigence à relever, celle d'utiliser au mieux les ressources. Y compris celles dédiées à cette collecte, soit environ 120000 € en 2014 dont 45000 € pour l'impression et la diffusion de 220000 enveloppes "flap", 27000€ pour la relance avec enveloppes T et 15000€ pour l'envoi des reçus fiscaux.

La campagne du denier 2015 est lancée depuis le 15 mars. Elle s'égrènera sur l'année au rythme choisi par les paroisses, avec le temps fort de la relance, à la Toussaint. Elle reprend, dans ses grandes lignes, le même dispositif d'accompagnement, qu'il faut s'attacher à renouveler. Notamment pour mobiliser la proportion importante des fidèles qui, d'une manière ou d'une autre, manifestent leur attachement à l'Église sans pour autant donner au denier. Souvent par méconnaissance de sa place dans les ressources de l'Église et de sa destination : le traitement des prêtres et la rémunération des laïcs salariés au service du diocèse. Un dépliant sur le denier, bientôt disponible dans toutes les paroisses, contribuera, nous l'espérons, à mieux faire comprendre le sens et l'objet du denier.  

 

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