Actualités

La messe chrismale aura lieu cette année à Oloron Sainte-Marie, à la cathédrale Sainte-Marie, à 18h. Elle rassemble tous les prêtres du diocèse qui renouvellent ainsi leur promesse sacerdotale.

 

Mgr Aillet consacrera le Saint-Chrême et bénira les huiles des malades et des catéchumènes. Tous les diocésains sont invités à participer à cette messe, par leur présence ou par la prière.

Un nouveau tweet du pape a été publié ce lundi 27 mars 2017 sur le compte @Pontifex en neuf langues : « Protéger le trésor sacré de toute vie humaine, de sa conception jusqu’à la fin, écrit François, est la meilleure voie pour prévenir toute forme de violence ».

 

Dans Evangelii Gaudium, rappelle Radio Vatican, le pape affirme avec force que l’Église est toujours du côté des plus faibles et parmi ceux-ci, « il y a aussi les enfants à naître, qui sont les plus sans défense et innocents de tous, auxquels on veut aujourd’hui nier la dignité humaine afin de pouvoir en faire ce que l’on veut, en leur enlevant la vie et en promouvant des législations afin que personne ne puisse l’empêcher » (213).

« Il ne faut pas s’attendre, écrit encore le pape François, à ce que l’Église change sa position sur cette question. Je veux être tout à fait honnête à cet égard. Cela n’est pas un argument sujet à de prétendues réformes ou à des ‘modernisations’. Ce n’est pas progressiste de prétendre résoudre les problèmes en éliminant une vie humaine. Mais il est aussi vrai que nous avons peu fait pour accompagner de manière adéquate les femmes qui se trouvent dans des situations très dures, où l’avortement se présente à elles comme une solution rapide à leurs angoisses profondes » (214).

(source : Zenit, 27 mars 2017)

Un foyer pour étudiants ouvre ses portes à Biarritz, près de l'église Saint-Charles.

 

La colocation "foyer Saint-Charles" est ouverte aux inscriptions ! Foyer mixte, pour 6 étudiants de 18 à 23 ans, situé proche de l'église Saint-Charles à Biarritz. Loyer modéré contre un service rendu à l'Eglise et un engagment à vivre sa foi chrétienne tout au long de l'année. Possibilité d'entrée au 1er septembre 2017. Proche des lignes de bus ligne 8/10/14/A1/A2/N.

Pour plus d'informations, veuillez contacter don Nicolas de la communauté Saint-Martin : 06 88 89 74 49 ou nicolarichar@gmail.com

Mardi 28 mars, à 20h, le film "Ne sois pas une âme banale" réalisé par Jean-Claude et Anne Duret sur Elisabeth de la Trinité, fera l'objet d'une projection en avant-première au cinéma Méga GGR de Bayonne (tarif: 7€).
La projection du film sera suivie d'une rencontre avec Marie-Paule Stevens (miraculée par l'intercession d'Elisabeth de la Trinité), en présence du réalisateur.

Donibane Lohitzuneko eliza zoragarrian iragan da 2017. martxoaren 19an, igandez, Euskal Herriko parropi abesbatzen elgarretaratzea. Hainbat turistek bisitatzen duten eraikin ederraren urreria eta urreztadura guzien gainetik, Kristo gure beha zagon igande huntan, xinpleki, Samariar herriska xume bateko putzuaren ondoan...

mardi, 21 mars 2017 08:14

Rassemblement des 5èmes à Bayonne

C’est une journée mémorable qu’ont vécue les 850 jeunes de 5ème venus des quatre coins du diocèse. Ils se sont retrouvés samedi 18 mars à Bayonne et se préparent à recevoir, cette année, le sacrement de confirmation.

 

Organisé de main de maître par le Service diocésain de la catéchèse, le rassemblement annuel des 5èmes s’adresse à des jeunes qui, pour la plupart, s’apprêtent à « faire leur confirmation ». D’où le thème et le fil conducteur de cette rencontre : « Vous recevrez une force : celle de l’Esprit-Saint ! ».

Accueillis vers 9h30 par des séminaristes du diocèse pour une visite en petits groupes de la cathédrale de Bayonne, puis harangués par leur évêque et enhardis par les chants animés par Palavra viva, les jeunes ont ensuite rejoint en « procession » le collège Saint Bernard. Après avoir pris possession des lieux, les 900 participants se sont succédé, le matin et l’après-midi, dans les cinq ateliers préparés par le service diocésain de la catéchèse qui proposaient, à tour de rôle, un enseignement sur la profession de foi et les Saintes Huiles ; un film sur le sacrement de confirmation ; un diaporama sur l’histoire et le sens de la Pentecôte ; enfin, deux ateliers, plus ludiques, sur les dons du Saint-Esprit et la foi catholique, encadrés par les séminaristes.

En fin de journée, un temps d’Adoration, auquel les jeunes (y compris les plus distraits, voire les plus dissipés) ont tous ensemble participé avec beaucoup de recueillement, ne laissait aucun doute sur le fait que l’Esprit avait bel et bien soufflé sur Saint-Bernard et ses collégiens d’un jour…

Ecouter le reportage réalisé par Radio Lapurdi Irratia.

Vendredi 17 mars, en fin d’après-midi, la nouvelle bibliothèque diocésaine qui, avec les nouveaux bâtiments du séminaire, fait partie de l’Espace Cestac, a été inaugurée en présence du maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray.

 

Accueillies par Mgr Aillet et par Annie Mazetier, responsable de la bibliothèque diocésaine, une cinquantaine de personnes, parmi lesquelles certains donateurs qui ont contribué au financement du « projet », les architectes Daniel Lombard et Olivier Soupre, Philippe Long, économe diocésain et Jean-Philippe Gérardin, responsable de l’immobilier diocésain, sans oublier le personnel de la bibliothèque, assistaient à cette inauguration.

Après la bénédiction, par Mgr Aillet, des bâtiments, des salles et des bureaux de la bibliothèque, puis la projection d’un diaporama révélant l’insalubrité des anciens locaux et décrivant les différentes étapes des travaux de la nouvelle bibliothèque ainsi que le traitement et la « désinfection » des ouvrages et des publications, c’est autour d’un buffet que les participants ont partagé le verre de l’amitié.

Rappelons que cette bibliothèque, qui sera particulièrement utile pour les séminaristes du diocèse, ainsi que pour les étudiants de l’ATPA (Antenne de théologie des Pays de l'Adour), est également ouverte au public. Elle abrite, dans les meilleures conditions, une cinquantaine de milliers de documents incluant un fonds ancien et un fonds basque assez exceptionnel, dont un certain nombre de titres ont été répertoriés sur « Bilketa » (bibliothèque numérique du patrimoine du Pays basque mise en place par la ville de Bayonne)...

La Bibliothèque diocésaine sera ouverte au public dès le mardi 28 mars 2017 :

- Mardi de 9h00 à 12h30.

- Mercredi de 13h30 à 17h30.

- Jeudi de 14h00 à 18h00.

- Vendredi de 13h00 à 17h00.

Pour accéder au catalogue en ligne de la Bibliothèque Bienheureux Louis-Edouard Cestac :

http://catalogue.bibliotheque.diocese64.org/

 

Ecouter le reportage réalisé par Radio Lapurdi Irratia.

 

 

 

 

 

Nous apprenons avec tristesse le décès de l'abbé Jean-Michel Saint-Esteben à l'âge de 65 ans, originaire d'Hasparren et ancien aumônier militaire du 1er RPIMA. Les obsèques auront lieu mardi 21 mars à 15h30 en l'église d'Hasparren.

 

Né le 8 janvier 1952 à Hasparren, il a été ordonné prêtre le 1er juillet 1979. Nommé au sous-secteur de Bayonne Saint-Etienne, diacre de la paroisse Sainte-Croix le 8 avril 1979. Vicaire de la paroisse Sainte-Croix de Bayonne, il a assuré l’aumônerie militaire du 1er RPIMA en 1983. Le 5 juin 1991, il a été autorisé à se mettre au service du diocèse aux Armées françaises. Il est décédé le 17 mars 2017.

 

Voici l'homéile prononcée par M. l'abbé Dominique Cornu lors des obsèques :

"Il y a 4 ans, quand cette terrible maladie dont on a du mal à prononcer le nom a atteint le corps de Jean-Michel, il a mis par écrit quelques directives concernant ses obsèques, notant les deux textes bibliques que nous venons d’entendre et celui qui devait les commenter, en ajoutant « pas de panégyrique ». Et il devait penser « ils ont intérêt à m’obéir ».

Jean Michel a choisi le texte de St Jean qui relate le lavement des pieds des apôtres par Jésus, le soir du jeudi saint… Lui qui a continué jusqu’à bout à approfondir la Bible, en participant avec d’autres prêtres, religieuses laïcs au CAPCO, cycle d’approfondissement, savait que dans l’évangile de Jean le lavement des pieds est à la place de l’institution de l’eucharistie relatée dans les trois autres évangiles. Le Christ serviteur, c’est celui que Jean-Michel a choisi de servir comme prêtre depuis son ordination ici, dans cette église le 1er juillet 1979, en même temps que Michel Cartatéguy actuellement archevêque émérite du Niger et qui se joint à nous par la prière dans l’amitié. Le Christ serviteur : pendant 7 ans dans la paroisse Ste- Croix, Jean-Michel en a été le serviteur fidèle avec l’ACE, la JOC, l’ACO et tous ses liens tissés par l’équipe de trois prêtres originaires d’Hasparren que nous formions ensemble : tant de relations avec d’autres prêtres, les religieuses, les fidèles laïcs de tous âges, de toute race, de toute culture et déjà, grâce à Jean-Michel, tant de familles de militaires, avec les joies et les peines et les deuils causés par les conflits à travers le monde… Jean-Michel homme de la parole de Dieu qu’il commentait toujours d’une manière brève, imagée, avec souvent une allusion à la montagne, lieu de loisirs et, dans la bible, lieu de la rencontre de Dieu. Qu’aujourd’hui, le Seigneur devenu serviteur l’accueille au sommet de la montagne de la vie terrestre, après ces dernières années de souffrance, dont il parlait peu, tellement il était habitué à rester « secret » sur ce qu’il faisait en opération au loin et ici en manœuvre. Un jour d’hiver, avec une religieuse et une catéchiste nous l’avons accompagné sur un terrain de manœuvre et au départ de la place des Gascons, il n’a pas voulu nous dire « où nous allions ». « Tu suis le chemin que je t’indique »… Que le Seigneur qui le connaît dans le « secret » lui révèle pleinement la famille des sauvés où il retrouve tant de militaires, de familles, et aussi les membres de sa famille qu’il aimait tant.

Puis il a choisi le texte de la lettre aux Corinthiens que nous appelons « l’hymne à l’amour. Ce texte est souvent choisi au moment du sacrement de mariage et Dieu sait combien Jean-Michel aimait célébrer le mariage des « gars »… D’ailleurs membre du diocèse aux Armées, il n’avait aucune délégation à demander aux prêtres des paroisses. Un jour nous avions remarqué que dans ce texte, il y a 15 phrases sous la forme identique : sujet et verbe : l’amour prend patience, l’amour rend service, il ne se gonfle pas d’orgueil, etc., l’amour ne passera jamais. On pourrait essayer de vivre chaque jour une phrase, pendant 15 jours et puis recommencer.

Jean-Michel aimait les militaires, leurs familles, il a su aussi les accompagner sur les chemins de la paix dans la justice. Il vous aimait chaque jour. Que d’opérations auxquelles il a participé… Il savait faire le lien avec les églises locales, les chrétiens d’autres cultures, il savait que la vie de chaque personne a du prix aux yeux du Seigneur. Il avait bien intégré ce qu’un général avait dit aux aumôniers : «Il faut respecter les droits de l’homme ».  « Un jeune travailleur vaut plus que tout l’or du monde ». Il l’avait appris dans sa famille, à Hasparren, où il a travaillé en usine pendant un an, après l’armée. Il l’a vécu avec les mouvements d’action catholique, et surtout dans sa fonction d’aumônier militaire à Bayonne, Castres, Pau, Carcassonne. Il a même eu des responsabilités régionales mais il n’aimait pas beaucoup cette fonction, les grades dans l’armée oui, mais pour les autres ; les médailles, les décorations oui, mais dans la discrétion et jamais pour écraser les autres…

Qu’aujourd’hui le Dieu d’amour l’accueille dans la paix véritable, dans l’amour qui traverse la mort jusqu’à la lumière de la résurrection : c’est notre espérance et notre prière.

Enfin je me rappelle cette homélie prononcée ici un premier janvier où Jean-Michel avait raconté toutes les eucharisties célébrées avec les militaires, dans presque le monde entier : parfois, les fusils braqués sur lui, ; les eucharisties avec les prêtres et les évêques des pays en guerre ; en manœuvre et même dans un trou où il célébrait le Christ et même faisait frire des piments de son jardin, ce qui était aussi une passion communicative : il donnait des conseils, distribuait des plans, greffait des arbres fruitiers, donnait un coup de mains aux personnes âgées… La table ouverte, la table de l’Eucharistie avec des ornements offerts par tant de communautés d’Afrique, particulièrement les religieuses (il a sur lui l’étole brodée dans une communauté de Centre Afrique). L’eucharistie source et sommet de la vie chrétienne et la mission, Jean-Michel l’a vécue. Malheureusement la maladie a livré un combat qui l’a secoué, diminué, et jeté à terre, lui qui a aidé tant de personnes à se relever. Lui qui était si sportif, si fort… Une anecdote : un jour dans l’église Ste-Croix une lampe avait grillé, mais en hauteur et pour la changer il aurait fallu faire entrer une grue dans l’église. Jean-Michel envoie un gros fil qui met en place une corde, Jean-Michel monte en rappel et change l’ampoule… Il paraît que depuis lors on a refait le circuit électrique car les prêtres alpinistes se font rares…

Jean-Michel nous laisse l’image de quelqu’un qui a refusé la maladie. Il avait tout prévu depuis 4 ans, après, on n’en parle plus… « Et toi, qu’est-ce que tu racontes ? » demandait il aux visiteurs.

Que cette eucharistie nous permette à notre tour de recevoir le pain de la route, le Corps du Christ, sauveur de tous les hommes, source de vie, de bonheur et de mission. Jean-Michel laisse un sillon à prolonger. Les plantations vont pousser, la paix refleurira et un jour, la mort sera vaincue pour chacun de nous. Aujourd’hui, entrons dans une nouvelle relation avec Jen-Michel, votre frère, beau-frère, oncle, grand-oncle, cousin, notre compatriote, notre collègue prêtre, « votre padre ».

J.Michel hire biziak ukan ditik gora beharrak, azken urte hautan, osagarriaren gatik ; ez haiz lotsatu, maiz bester pentsatuz, hire burua ahantziz, orai, ago bakean, lur huntako gerlak eta katastak hiretzat bururatuak dituk. Ikus arte, J.Michel Etchechuri, ez adiorik, ikus arte Jauna baitan, ez hautugu ahantziko, kondatuz ixtorio ainitz, otoitzean eta bestekin hartuz esperantza. Goraintzi familiari, lur huntarik joan direneri… Hago betiereko bakean. Amen".

 

vendredi, 17 mars 2017 11:29

24h pour le Seigneur

Les 24 et 25 mars 2017, de nombreuses églises ouvriront leurs portes pour proposer "24 heures pour le Seigneur" : un temps d'adoration et de confessions, afin de vivre intensément la miséricorde de Dieu.

 

Cette initiative a été lancée par le Conseil pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Evangélisation en 2014, pour les vendredi et samedi qui précèdent le IVème dimanche de Carême. Le pape François a invité toutes les paroisses à vivre ce temps privilégié pour Dieu : "Avec conviction, remettons au centre le sacrement de la Réconciliation, puisqu’il donne à toucher de nos mains la grandeur de la miséricorde. Pour chaque pénitent, ce sera une source d’une véritable paix intérieure". Le thème cette année est : « Je veux la miséricorde » (Mt 9,13). Dans notre diocèse, plusieurs paroisses proposent un temps fort avec exposition du Saint-Sacrement, confession, animation pour les enfants, chemin de croix, etc.

Exemples d'initiatives (cliquer) : 24h pour le Seigneur à St Pierre d'irube

                                                   24h pour le Seigneur à Cambo

                                                   24h du pardon à Pau-Christ Sauveur

                                                   24h d'adoration à ND de Pietat

                                                   24h pour le Seigneur à Arthez

                                                  24h d'adoration à Bayonne

                                                  24h pour le Seigneur à Navarrenx

mardi, 14 mars 2017 16:11

Le Carême

Du 14 février au 1er avril 2018, nous vivons le temps du carême [1], période de 40 jours précédant la fête de Pâques.

 

fe85ff87d48c152d1f468acf55a0ef78_careme.jpgCe mot de "carême" vient de la contraction du terme latin quadragesima dies, le "quarantième jour". De fait, ce chiffre de 40 est, dans la Bible, symbolique d’un temps de préparation et de rénovation spirituelle pour de nouveaux commencements : après avoir fui l’Égypte sous la conduite de Moïse, les Hébreux sont restés 40 ans dans le désert, avant d’entrer dans la Terre promise ; Dieu accorda 40 jours aux habitants de Ninive pour se convertir ; Le Christ passa 40 jours dans le désert avant d’entamer ses trois années de vie publique.

 

Sens du Carême

Pendant les 40 jours que dure le Carême (les dimanches ne sont pas comptés), il est proposé aux fidèles de se "convertir", au sens littéral du terme, c’est-à-dire de "se tourner vers" Dieu et vers autrui. C’est pourquoi ce temps de préparation à la fête de Pâques se fait dans la prière, le jeûne [2] et le partage.Le jeûne rappelle que l’homme ne se nourrit pas seulement de pain : la Parole de Dieu est nourriture pour l’homme. Jeûner, c’est se donner le temps et la disposition d’esprit nécessaire à la prière. Le Christ lui-même a invité ses disciples à jeûner sans ostentation : "Quand vous jeûnez, ne vous donnez pas un air sombre comme font les hypocrites : ils prennent une mine défaite, pour que les hommes voient bien qu’ils jeûnent (…) Pour toi, quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, pour que ton jeûne soit connu, non des hommes, mais de ton Père qui est là, dans le secret ". (Matthieu, VI, 16).

Dans cette optique de cheminement spirituel vers Pâques, l’Église propose également le sacrement de réconciliation : Les paroisses font un effort particulier, au cours du Carême, pour faciliter cette démarche qui peut être vécue individuellement ou au cours d’une célébration communautaire.
Le partage est une des dimensions essentielles du Carême. Dans son message à l’occasion du Carême 2003, Jean-Paul II rappelait que "la prière et le jeûne doivent être accompagnés par des œuvres de justice, la conversion doit se traduire en accueil et en solidarité".

Le Carême est une période de préparation à Pâques, fête de la résurrection du Christ. A ce titre, le Carême est vécu sous le signe de l’espérance, c’est-à-dire de la confiance en Dieu et donc de la joie.

Dans son message de Carême 2004, Jean-Paul II rappellait que "durant le Carême, nous nous préparons à revivre le Mystère pascal qui projette une lumière d’espérance sur toute notre existence, même dans ses aspects les plus complexes et les plus douloureux."

 

Le Mercredi des Cendres

mercredi-des-cendres-1.jpgLe Carême s’ouvre avec le Mercredi des Cendres : au cours d’une célébration eucharistique, le prêtre marque le front de chaque fidèle présent d’un peu de cendres, tout en prononçant l’une des deux phrases suivantes : "Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle" ou "Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière".

Pour comprendre le sens de ce geste, il faut se rappeler le symbolisme attaché à la cendre dans l’Ancien Testament : la cendre représente à la fois le pécheur et la fragilité de l’homme. Se couvrir de cendres, c’est reconnaître sa faiblesse, manifester son regret du péché et signifier son espérance dans la miséricorde de Dieu.

Comme le rappelait Jean-Paul II lors de l’une de ses homélies de Mercredi des Cendres, "recevoir les cendres sur le front signifie donc se reconnaître comme créatures, faites de glaise et destinées à la glaise (cf Genèse, III, 19) ; cela signifie dans le même temps se proclamer pécheurs, ayant besoin du pardon de Dieu pour vivre selon l’Évangile (cf Marc, I, 15) ; cela signifie, enfin, raviver l’espérance de la rencontre définitive avec le Christ dans la gloire et dans la paix du Ciel. "

 

 

Les catéchumènes

dsc05681p_small.jpgLe terme de "catéchumène" [3], qui remonte aux origines du christianisme, désigne celles et ceux, adultes, qui se préparent aux sacrements du baptême, de la confirmation et de l’Eucharistie. Cette "initiation chrétienne" dure entre 2 et 3 ans. Il y a aujourd’hui plus de 9000 catéchumènes en France, dont environ un quart seront baptisés dans la nuit de Pâques. A ces baptêmes d’adultes, s’ajoutent ceux d’enfants et de jeunes, aussi nombreux.

En attendant la veillée pascale, les dernières étapes du catéchuménat se déroulent pendant le Carême : la célébration de l’appel décisif a généralement lieu le premier dimanche. Après avoir appelé chacun des catéchumènes par son nom, l’évêque demande leur accord aux parrains et à l’assemblée. Après les lectures, les catéchumènes ayant réitéré leur demande de baptême, l’évêque les invite à inscrire leur nom sur le registre diocésain. C’est alors qu’il leur dit solennellement "vous êtes appelé".

Le quatrième dimanche de Carême, les catéchumènes participent à une célébration au cours de laquelle ils se reconnaissent pécheurs et se disposent à recevoir le pardon de Dieu. Cette célébration est appelée "scrutin" parce que les catéchumènes scrutent leur cœur.

Ils peuvent aussi participer à une célébration d’illumination pendant laquelle ils reçoivent le texte du Notre Père et celui du Je crois en Dieu.

 

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[1] Le Carême est le temps de préparation à la célébration annuelle du mystère pascal : il est marqué par la pénitence et par l’appel à la conversion. Il dure quarante jours : Moïse et Elie s’étaient préparés quarante jours à rencontrer Yahvé (Ex 24, 18 ; 1 R, 19, 8) ; Jésus lui-même a lutté quarante jours avec Satan (Mt 4, 2). On ne fait pas pénitence le dimanche, célébration hebdomadaire de la Résurrection, même en Carême ; c’est pourquoi, pour combler le déficit de ces dimanches, on a anticipé le début du jeûne quadragésimal au mercredi des Cendres, mercredi qui précède le premier dimanche de Carême.
Le mercredi des Cendres et le Vendredi saint sont jours de jeûne ecclésiastique : les fidèles adultes et valides y sont tenus. Le reste du temps, chacun offre à Dieu, avec l’inspiration de l’Esprit Saint, les privations qu’il s’impose.
Les ornements du Carême sont violets, sauf au dimanche Laetare (4e) où ils peuvent être rosés. On renonce à la décoration florale de l’autel et de l’église ; on se prive aussi d’accompagnement instrumental pour les chants. Outre ces pratiques traditionnelles de pénitence liturgique, ou en leur place, d’autres signes peuvent être proposés pour l’appel à la conversion.
Source : Dom Robert Le Gall – Dictionnaire de Liturgie - Portail de la liturgie catholique

[2] Jeûne : du latin jejunium : "privation volontaire de toute nourriture". La pratique de l’abstention totale ou partielle de nourriture, pour des raisons religieuses ou autres, est universellement représentée dans l’histoire des hommes. En jeûnant, l’homme reconnaît sa dépendance vis-à-vis de Dieu, car sans la nourriture qu’il reçoit de lui, il expérimente la précarité de ses forces : le jeûne "humilie son âme" devant Dieu (cf. Ps 34, 13 ; 68, 11 ; Dt 8, 3). Jeûner, c’est montrer à Dieu que l’on n’est rien sans lui, au moment où l’on a une demande importante à lui faire (cf. Jg 20, 26 ; 2 S 12, 16.22 ; Esd 8, 21 ; Est 4, 16) ; c’est surtout se reconnaître pécheur et implorer, par la reconnaissance pratique de son néant, le pardon divin (1 R 21, 27 ; Dn 9, 3). Le jeûne corporel n’a de sens que s’il est accompagné d’un jeûne ou d’une abstention du péché (cf. Is 58, 1-12) ; autrement, il n’est que de pure ostentation (Mt 5, 16-18).
Dans l’Évangile, Jésus sait utiliser le jeûne en tant que préparation à la rencontre divine ou à toute grande œuvre faite avec Dieu : comme Moïse et Elie, il jeûne quarante jours et quarante nuits au désert (Mt 4, 1 ; cf. Ex 24, 18 ; 34, 28 ; 1 R 19, 8), avant de promulguer, dans le Sermon sur la montagne, la Loi nouvelle. Il montre cependant que le jeûne, en soi, n’a qu’une valeur relative et que, pour ses disciples, conviés au festin messianique, il exprime l’attente passionnée de l’Époux qu’il est (Mt 9, 14-15). Le jeûne ecclésiastique du mercredi des Cendres et du Vendredi saint exprime la volonté de réparer le péché et d’y renoncer ; il est aussi et surtout une préparation à la rencontre de Pâques.
Le jeûne eucharistique, limité à une heure avant la communion — un quart d’heure pour les malades —, est essentiellement une prépara­tion à recevoir le Christ lui-même, dans le sacrement qui actualise son chef-d’œuvre d’Amour ; c’est un acte de respect.
Source : Dom Robert Le Gall – Dictionnaire de Liturgie - Portail de la liturgie catholique

[3] Catéchumène : du grec katèkhoumenos : "personne auprès de laquelle on fait retentir une parole", de katèkhein : " faire retentir". Le catéchumène est celui que l’on instruit de la foi chrétienne, en préparation de son baptême.- Source : dictionnaire de la Liturgie

 

Message du pape François pour le Carême 2018 (cliquez sur l'image):

message_pape_francois_careme_2015_diocese_64_bayonne.jpg

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