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lundi, 22 mai 2017 13:39

Semaine liturgique à Bayonne

Les Services Diocésains de Pastorale Liturgique et Sacramentelle de la province ecclésiastique de Bordeaux proposent une formation pour tous les acteurs de la liturgie, du 9 au 16 juillet prochains à Bayonne. Inscrivez-vous !

 

La formation se déroulera à la maison diocésaine de Bayonne (av Darrigrand). Elle aura comme thème central « Les Sacrements de l'Initiation chréienne».


- du 9 au 16 juillet 2017 pour les organistes, animateurs-chanteurs, chefs de choeur, instrumentistes


- du 11 au 16 juillet 2017 pour les catéchistes, les équipes liturgiques, les équipes baptême, les équipes catéchuménat, les équipes Fleurir en liturgie

Le coût sera pris en charge à 1/3 par le participant - 1/3 la paroisse ou le service - 1/3 le diocèse.

Inscriptions : jean-rene.predaigne@laposte.net

Pour en savoir plus, cliquer sur la pièce jointe ci-dessous.

Donibane Lohitzuneko eliza zoragarrian iragan da 2017. martxoaren 19an, igandez, Euskal Herriko parropi abesbatzen elgarretaratzea. Hainbat turistek bisitatzen duten eraikin ederraren urreria eta urreztadura guzien gainetik, Kristo gure beha zagon igande huntan, xinpleki, Samariar herriska xume bateko putzuaren ondoan...

2015eko azaroan iragan zen Xiberun Euskal Herriko parropi abesbatzen azken biltzarra.

Aldi huntan, "Kanta Jaunari" ospakizuna eginen da Lapurdin martxoaren 19an, igandez, Donibane Lohitzuneko Jondoni Joanes Batista elizan. Kortsarioen Hirian iragan azken biltzarra 1993an egin zen.

lundi, 06 mars 2017 09:20

Les racines juives de l'Eucharistie

Instituée par Jésus au cours du dernier repas (cf. 1 Co 11,23-26), l’Eucharistie est le « mémorial de sa mort et de sa résurrection » (CEC 1337), événement fondateur de la foi chrétienne qui a eu lieu pendant la fête juive de Pâque, et que le Nouveau Testament relit à la lumière du culte de l’Alliance mosaïque.

 

 « Le Christ vous a aimés et s'est livré pour nous, s'offrant à Dieu en sacrifice d'agréable odeur. » (Ep 5,2)

Ainsi il faut chercher l’enracinement juif de l’Eucharistie dans ces trois directions : la fête juive de Pâque (Pessah), le culte des sacrifices et le rituel du repas juif.

La fête de Pessah

Le lien de la mort de Jésus avec la fête de Pessah n'est pas seulement une coïncidence de calendrier : Jésus est « l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (Jn 1,29), qui par son sang sauve son peuple de la mort comme au temps de Moïse (cf. Ex 12,12-13). « Purifiez-vous du vieux levain pour être une pâte nouvelle, dit Paul, puisque vous êtes des azymes. Car notre pâque, le Christ, a été immolée. » (1 Co 5,7) « Le passage de Jésus à son Père par sa mort et sa résurrection, la Pâque nouvelle, est anticipée dans la Cène et célébrée dans l'Eucharistie qui accomplit la pâque juive et anticipe la pâque finale de l'Eglise dans la gloire du Royaume. » (CEC 1340)

Le culte des sacrifices

Quand Jésus dit « le Fils de l'homme est venu [...] pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude » (Mt 20,28 // Mc 10,45), il invite à interpréter son offrande à l’aune du Serviteur d’Isaïe (Is 42 ; 49 ; 50 et 52-53), qui a offert « sa vie en sacrifice expiatoire » (Is 53,10). Au-delà de l’Agneau pascal, c'est ici l’ensemble du culte au Temple qui est convoqué. « Ce sacrifice du Christ est unique, il achève et dépasse tous les sacrifices » (CEC 614 ; cf. He 10, 10)

Le culte des sacrifices impliquait le don d’une offrande (animale ou végétale…) qui était remise aux prêtres et après immolation, la partie placée sur l’autel était brûlée, la fumée des sacrifices montant vers le ciel symbolisant leur transfert au Dieu d’Israël. Ordinairement (sauf les holocaustes), une autre partie était consommée par le peuple (ou ses représentants, les prêtres), dans un repas cultuel symbolisant le lien d’Alliance entre Dieu et son peuple. Dt 12,5-18 exhorte à se réjouir devant Dieu lors d’un tel banquet.

Ce rituel était accompagné par des cantiques : 1 Ch 16 raconte comment les Lévites étaient affectés au chant et à la musique, notamment pour les sacrifices offerts au nom du peuple, comme l’offrande tamid (deux fois par jour). Quant au reste du peuple, il se joignait par la prière, sur place (cf. en Lc 1,10 lorsque le prêtre Zacharie offrait l’encens dans le Saint), et même de loin (cf. Corneille à Césarée en Ac 10,30).

« Ces trois éléments [...] - transfert de l’offrande, repas de fête et prière communautaire - sont capitaux pour comprendre le sacrifice expiatoire de Jésus et la participation de l’ecclesia à ce sacrifice par l’Eucharistie. » (Mark S. KINZER, Scrutant son propre mystère, Parole et Silence, 2016, p.169).

En application de l’ordre de Jésus, les premières Eucharisties eurent lieu au cours d’un repas (cf. 1 Co 11) qui étaient perçus comme des repas sacrificiels, comme l’indique clairement 1 Co 10 où Paul compare l’Eucharistie avec les banquets sacrificiels juifs et païens. C'est Jésus seul qui s’offre à Dieu, mais le peuple uni par la foi à Jésus accompagne de sa prière cette offrande agréée par le Père. L’Eucharistie est l’unique sacrifice de Jésus sacramentellement réactualisé, et en sa personne, c'est tout le peuple de Dieu, le Corps du Christ qui est « transféré » vers Dieu. Cette communion avec Dieu est marquée par le partage du banquet sacrificiel et festif, que nous appelons précisément « communion », on comprend pourquoi !

Le rituel du repas juif

A l’époque de Jésus, la pratique des repas sacrés s’était étendue au-delà des seuls repas sacrificiels avec une connotation eschatologique (anticipation du banquet messianique, cf. Is 25,6). Chez les Esséniens, chaque repas devenait un culte rendu à Dieu.

La prière juive d’action de grâce après le repas (Birkat ha-mazon) qui constitue la source de notre prière eucharistique (Benoît XVI, Jésus de Nazareth II, Ed. du Rocher, p.164) comporte une demande que se réalise le dessein rédempteur de Dieu. Ce salut est anticipé dans le repas festif par lequel le croyant communie à Dieu : « celui qui mange de ce pain vivra pour toujours » (Jn 6,58).

En Jn 6, Jésus invitait à consommer la chair et le sang d’un homme, scandale ! C'est que « la vie de la chair » qui « est dans le sang » (Lv 17,11) est sacrée, et en Dieu seul est « la source de la vie » (Ps 36,10). Mais si Jésus est Dieu fait chair, le scandale devient émerveillement : dans l’Eucharistie, Dieu communique sa vie au croyant.

Avec le temps, les assemblées devenaient trop nombreuses en même temps que l’Eglise se distançait de la Synagogue ; ainsi s’est développé un culte détaché du contexte de repas et de sa racine juive. Le modèle du culte domestique (qui est resté au centre de la vie juive jusqu’à aujourd'hui) a ainsi disparu de l’usage ecclésial.

Conclusion

L’Eucharistie plonge ses racines dans le culte sacrificiel, tout comme la prière juive d’aujourd'hui. La prière chrétienne et le culte synagogal se sont développés à partir d’une origine semblable et ne manquent pas de points de comparaison. La manière dont le peuple d'Israël et l’Eglise vivent aujourd'hui leur lien à Dieu est le signe de leur dépendance mutuelle profonde (cf. Nostra Aetate 4), qu’il reste encore à approfondir.

 

Article paru dans Notre Eglise n°78

 

"Chanter les Psaumes" est une journée de formation proposée par la commission diocésaine de musique liturgique le samedi 11 février à l'abbaye de Belloc au Monastère des Pères Bénédictins.

jeudi, 05 janvier 2017 10:28

8 janvier : l'Eglise fête l'Epiphanie

Avec l’Épiphanie, l’Église célèbre la manifestation de Dieu aux hommes, en la personne de Jésus-Christ. L’évocation des mages venus d’Orient rappelle la dimension universelle du message évangélique.

Les Rois Mages qui auront défilé à Saint-Jean-de-Luz (ce dimanche 8 janvier, précédant les vêpres de 16 h présidées par Mgr Aillet) et au Pays Basque Sud (jeudi 6 janvier à 18 h à Saint-Sébastien) nous ramènent à un autre chapitre, sans doute moins commémoré, de l’Histoire sainte : il s’agit de l’épisode de « La Fuite en Egypte » qui s’est matérialisé dans un véritable chef-d’œuvre, pratiquement ignoré, du patrimoine bayonnais.

Euskal Telebistak mezak zabalduko ditu hiru igandez Buzunaritze-Sarasketako Jondoni Joani elizatik: azaroaren 6an, 13an eta 20ean, goizeko 10:00etan, Euskal Telebistako lehen katean.

- Lehen meza ikusi (2016-11-06) - Voir la première messe ici.

- Bigarren meza ikusi (2016-11-13) - Voir la deuxième messe ici.

- Hirugarren meza ikusi (2016-11-23) - Voir la troisième messe ici.

Pour accompagner les nouvelles orientations diocésaines pour la Pastorale du Deuil « Les funérailles catholiques : de la compassion à la consolation » promulguées par Mgr Marc Aillet en janvier 2016, le Service Diocésain de Pastorale Liturgique et Sacramentelle met en place un parcours de formation sur deux ans pour les équipes funérailles du diocèse.

Vous trouverez dans cette rubrique tous les articles relatifs à la liturgie.

 

Le Service Diocésain de Pastorale Liturgique et Sacramentelle est dirigé par l'abbé Jean-René Prédaigne.

La mission essentielle du Service Diocésain de Pastorale Liturgique et Sacramentelle (SDPLS) est de promouvoir une meilleure connaissance de la liturgie de l’Eglise pour permettre à ceux qui la vivent d’en être nourris spirituellement par le Christ lui-même.

 

Pour cette action d’Alliance entre Dieu et son Eglise, peuple des baptisés, il faut que les fidèles soient amenés à « une participation pleine, consciente et active aux célébrations liturgiques » (Concile Vatican II, SC n°14).

Pour remplir cette mission, le Service Diocésain est organisé autour de trois commissions :

  • La Commission Diocésaine de Pastorale Liturgique et Sacramentelle (PLS) Responsable : P. Jean-René Prédaigne
  • La Commission Diocésaine d'Art Sacré (CDAS) Responsable : M. l'abbé Lionel Landart
  • La Commission Diocésaine de Musique Liturgique (ML) Responsable : Mme Marie-Bernard Sallaberry

Par ailleurs, sous la responsabilité du Service diocésain, mentionnons également la Commission des Chorales du Pays Basque (CCPB) qui a en charge la liturgie en langue basque. Parmi ses « chantiers », la préparation des rassemblements des chorales liturgiques – le prochain rassemblement se tiendra à Mauléon le 8 novembre prochain -, la publication prochaine de Eliz Kantu, organoa lagun, recueil des partitions pour organistes de tous les chants liturgiques basques, l’ouverture d’un site internet dédié à la liturgie en langue basque…

La Commission Diocésaine de Pastorale Liturgique et Sacramentelle (PLS)

Elle est constituée de 11 personnes, laïcs et prêtres. Elle a la responsabilité de favoriser la vie liturgique, de veiller aux différents besoins qui se font jour. Cela se traduit par un travail de réflexion, de formation et d’accompagnement en lien étroit avec les prêtres et les différents acteurs de la liturgie dans les paroisses. Ces dernières années, il y a eu un travail important autour de l’eucharistie. Les membres des équipes liturgiques de nombreuses paroisses ont bénéficié de cette formation, généralement en quatre soirées, pour mieux préparer et vivre la célébration eucharistique. Des formations ont également été organisées en direction des membres des équipes de préparation au baptême. Actuellement, les propositions sont orientées vers la pastorale des funérailles. Autant en Béarn qu’en Pays basque, beaucoup de membres des équipes du deuil ont participé à des journées de formation notamment sur l’accueil, l’écoute et l’accompagnement des personnes en deuil. Cette formation va se poursuivre et s’intensifier dans les prochaines années, compte tenu des besoins ressentis dans les paroisses.

La Commission Diocésaine d’Art Sacré (CDAS)

La CDAS veille à l’aménagement des églises. Elle aide les communautés paroissiales et leur curé dans les démarches à effectuer pour la conservation, la sauvegarde et la mise en valeur des objets mobiliers et de l’édifice mais aussi dans les démarches à effectuer pour les nouveaux projets de création artistique (autel, ambon, vitrail...).

La CDAS rappelle les droits et les devoirs du propriétaire (les communes pour la majorité des églises) et ceux du curé affectataire. Quand un édifice ou un objet d’art est protégé au titre des Monuments historiques (classé ou inscrit), la CDAS collabore avec les autorités concernées, la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) ou le Conservateur des antiquités et objets d’art (CAOA).

Autre rôle important de la CDAS : celui de « favoriser la formation des fidèles et du clergé dans le domaine de l’art sacré » (SC n°123-129). C’est ainsi qu’elle participe à des conférences, rencontres, manifestations diverses, destinées à la formation des paroissiens, catéchistes, séminaristes, élus des collectivités publiques… Le 13 avril 2015, la CDAS organisait à Morlaàs avec le service Foi et Culture Béarn une journée sur le thème « Ouvrons nos églises, une responsabilité, un service, un défi », journée d’information, de réflexion et d’échanges pour promouvoir un patrimoine et faire vivre nos églises.

La Commission Diocésaine de Musique Liturgique (ML)

Son domaine d’action est très large, il concerne tout ce qui unit musique et liturgie. Elle a aussi pour mission de promouvoir un répertoire de chants liturgiques de qualité. La commission, composée de 7 membres, se veut au service de tous les acteurs plus ou moins musiciens qui oeuvrent dans le cadre de la liturgie. Après un sondage auprès des prêtres, un forum avait été organisé à Orthez en avril 2013. Ce fut l’occasion de recenser les attentes des personnes déjà impliquées.

Actuellement, l’essentiel de notre travail porte sur la liturgie dominicale. Des sessions sont organisées à Pau et à Bayonne au printemps et à l’automne pour apporter aide et soutien à différents niveaux : répertoire, gestes d’animation, solfège, orgue, connaissance de la liturgie de Vatican II, culture vocale... Chacun peut ainsi être accompagné dans son cheminement personnel d’acteur de la liturgie.

Pour approfondir ce travail, nous avons demandé aux prêtres des paroisses de nous indiquer des personnes référentes.

D’autre part, les deux commissions - celle de liturgie et celle de musique liturgique - travaillent ensemble pour préparer les grands rassemblements diocésains : Messe chrismale, Diocèse en fête, la messe du pèlerinage diocésain à Lourdes et, bien évidemment, la célébration de la béatification du P. Cestac, le 31 mai, à la cathédrale de Bayonne.

L’objectif visé est la beauté de la liturgie pour la plus grande gloire de Dieu.

 

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