La Mission paroissiale

 

MISSIONS PAROISSIALES PASSEES :

  • dimanche 9 au dimanche 17 février 2013, à la paroisse de La Trinité d'Oloron - Oloron, par la communauté Palavra Viva
  • dimanche 16 au dimanche 24 novembre 2013, à la paroisse Saint-Michel Garicoïts du Labourd - Cambo, par la communauté Palavra Viva
  • dimanche 9 au dimanche 9 février 2014: à la paroisse Notre-Dame de la Bidassoa - Hendaye Saint-Vincent, par la communauté Palavra Viva
  • dimanche 1 au dimanche 9 mars 2014, aux paroisses de Piétat l'Arribère - Nay et Sainte-Marie de Batbielle - Bordes, par la communauté Palavra Viva
  • lundi 14 au dimanche 20 avril 2014, à la paroisse Saint-François-Xavier - Navarrenx, par la Fraternité Notre Dame des Prêcheurs
  • dimanche 23 au dimanche 30 novembre 2014, à la paroisse Notre-Dame du Rocher - Biarritz Saint-Martin, par la communauté Palavra Viva
  • dimanche 14 au 21 décembre 2014, à la paroisse Saint-Sauveur d'Errobi - Ustaritz, par la communauté Palavra Viva

 MISSION PAROISSIALES A VENIR :

  • du samedi 11 au dimanche 19 avril, à la paroisse Notre-Dame de l'Assomption-Saint-André - Bayonne, par l'Equipe de Mission Itinérante
  • du dimanche 10 au 17 mai 2015, à la paroisse Piétat L'Arribère - Nay, par la communauté Palavra Viva
  • du dimanche 7 au 14 juin 2015, à la paroisse La Trinité d'Oloron - Oloron, par la communauté Palavra Viva

 

1/ MISSIONS PAROISSIALES :

  • à Cambo...

pas_de_légende-_crédit_A_Aguerre.JPGUn mercredi festif. Le mercredi 20 novembre, grâce à la bonne humeur de l’équipe de « Palavra Viva », les enfants ont pu passer toute une journée dans la joie avec Jésus. Nous avons grâce aux chants gestués, aux sketches, passé de bons moments à découvrir combien Dieu nous aime. D’abord dans les villages, pendant la catéchèse, puis après autour d’un bon pique-nique et tout l’après-midi. A 15h00, à l’église, avec les adultes la trentaine d’enfants ont prié le chapelet de la Divine Miséricorde avec recueillement en pensant aux enfants du monde entier en cette journée mondiale de prière pour l’enfance déshéritée. Nous avons terminé la journée en découvrant comment notre cœur est rempli de la grâce de l’Esprit Saint en gonflant des ballons ! Isabelle

Bizia ederrago San Mixelekin. Kanboko eliza bete da « gau beila » gisa antolatu ekitaldi hortan. Orroit araz dezagun historioa : « Jérémie ikasle da kolegioan, Madeleine erretretan, Denis « trader « lanetan ari da, Arthur eta Pantxika aldiz, ezkonberriak dira. Denak ongi doatzi. Bainan egun batez bizia uzkaltzen da horientzat. Zoritxarrak leherturik, San Mixelen kontra asaldatzen dira. Zer ari da Jainkoa ? Bere zeru gainean lo ?
Bat batean San Mixelek erantzuten die. Bainan beren problemak konpondu gabe. Lehen aldian gure lagunak ez dira prest hunen proposamenak entzuteko bainan bi gogoeta eginik ohartzen dira bizia egiazki aldatzen ahal dutela biziaren iturri Jesus bera hartuz. Horrela bizia zinez ederrago bilakatzen da.

Beren gogoeten lagungarri entzun dira ere kantu guziz ederrak “Kantiruki” taldeak emanik. Hala nola “22 garren salmoa”, “Iñakiren otoitza”, Kalkutako Ama Teresaren otoitz bat, eta “Jesus piztu da zorion eguna denentzat” eta gau bela bukatu da dantzatuz !
Publikoak arras estimatu du fedearen erakusteko manera bizi, airos eta denbora berean arras barnakor hori.
Segur da holako ekitaldi berritzailek behar litaizkela asmatu, barnatu eta hedatu Euskal Herrian. Uste baino jende gehiago beha dago … Mikel

 

  • à Hendaye...

12-3Pause_avec_les_enfants_avant_le_repas_aux_Halles.jpgDe « passe-rues » (sur Béhobie, le marché d'Hendaye, le bord de mer, à la rencontre des habitants et commerçants dont l'accueil fut sympathique, qu'ils soient intéressés ou pas) en repas organisés par des familles recevant des voisins ou amis surpris, intéressés et finalement ravis ; ou encore, en visite auprès des élèves du Groupe scolaire Saint-Vincent, des jeunes de l’aumônerie du Lycée professionnel public Aizpurdi, des résidents de l'hôpital marin d’Hendaye, du groupe de prière des mères, des catéchumènes réunis autour d’un repas pour l'occasion… les missionnaires ont interpellé par leur joie de croire. Beaucoup de personnes se sont dites touchées. Les échanges, d’abord anodins, sont vite devenus profonds. Plusieurs participants ont ouvert leur cœur par leur témoignage personnel. Maïté.

 

  • à Biarritz...

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À l’issue de cette semaine quel est le constat ? En ce début d’Avent il est encore difficile de pouvoir voir les fruits immédiats dans les cœurs. Ce qui reste d’abord, c’est que cette semaine particulière a permis deux choses importantes : resserrer les liens entre tous les paroissiens de Biarritz et susciter au moins le désir de la conversion dans les cœurs.

- Resserrer les liens entre les paroissiens. Il est évident que l’implication généreuse de tous les clochers de Biarritz a créé une dynamique et un travail commun ; et ce travail, toutes les bonnes âmes ont voulu le faire pour la paroisse. En témoignent les réunions de préparation et de prières précédant la semaine missionnaire. Même certaines de nos activités, comme le tractage et l’évangélisation, ont certainement bousculé nos paroissiens. Le retour sur cette dernière expérience fut très positif, notamment dans les quartiers des docks. Le désir de renouveler ce genre d’apostolat semble palpable. L’Église s’est rendu visible dans les périphéries.

- Susciter le désir de conversion : cette semaine « événementielle » n’a pas été conçue pour faire du divertissement. Le changement, la nouveauté nous fait du bien, fait du bien à l’âme. Mais le vrai changement, c’est-à-dire la conversion c’est surtout un renouvellement, comme le dit le concile Vatican II, repris par le pape François : Toute rénovation de l’Église consiste essentiellement dans une fidélité plus grande à sa vocation […] L’Église au cours de son pèlerinage, est appelée par le Christ à cette réforme permanente dont elle a perpétuellement besoin en tant qu’institution humaine et terrestre .

 

  • à Ustaritz...

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« Dernière semaine de l’Avent, extraordinaire grâce à la Mission. Beaucoup plus centrée sur Jésus Sauveur. Semaine de foi, de partage de charité, d'espérance qui nous font souvent défaut. Communication avec des paroissiens que je ne connaissais pas vraiment, découverte de la richesse des dons de l'Esprit Saint. Les témoignages des jeunes missionnaires m'ont beaucoup touchée. L'Esprit et la grâce nous traversent à longueur de vie mais notre société trop matérialiste est devenue sourde et aveugle. Leur disponibilité m'a aussi interpellée. Merci de les avoir invitées ». Une paroissienne.


« Cette semaine nous a apporté de la sérénité, de la joie dans notre foi frileuse et nous a obligé a sortir de notre traintrain pour rencontrer des jeunes femmes qui quittent tout pour annoncer Jésus. Elles nous ont bousculés dans notre façon de vivre notre foi pudiquement, sans oser en parler, en la gardant pour soi alors qu'elles ont le courage de la partager et de la faire connaître à tous et en tous lieux. Elles nous ont montré que la foi est un cadeau à partager et que la prière est un précieux trésor. Les témoignages nous ont émus car elles remettent tout entre les mains de Dieu en totale confiance, sans crainte. Le temps de prière partagé à la fin du repas nous a tous surpris. Nous n'y sommes pas habitués et ça a été un bon moment avec nos jeunes. Maintenant il faut prier l'Esprit Saint afin que ce témoignage porte des fruits et que cette semaine missionnaire continue dans nos cœurs ». Un couple.

 

2/ MISSIONS SCOLAIRES

  • Au collège saint Michel Garicoïts à Cambo

par Mikel Erramouspé, directeur du collège saint Michel Garicoïts de Cambo.

Tout commence avec un coup de fil inattendu en fin janvier, du père David Marie de la fraternité d’Ossun. Celle-ci organise chaque année un « camp mission » ouverte à des jeunes lycéens et étudiants. Le principe est le suivant : encadrés par les religieux et religieuses de la communauté, les jeunes vivent une semaine au sein d’un établissement scolaire partageant leur temps entre une vie de prière et de formation ainsi qu’une action de témoignage auprès des collégiens. Il nous est donc proposé de les accueillir entre le 13 et le 17 février.
C’est bien sûr avec joie que nous acceptons cette proposition inédite et enthousiasmante.
Lundi 13 février : 30 personnes dont 25 jeunes débarquent au collège. Le ton est immédiatement donné …en chanson et en musique. Guitares, flûte, djembé, violons sortent des voitures. La salle paroissiale est transformée en oratoire, le deuxième étage du bâtiment fera office de résidence … Rapide présentation entre l’équipe enseignante et les membres de la communauté.
Mardi 14 février : il y a de l’ambiance en récréation. Chants et danses se succèdent au grand étonnement des élèves qui ne tardent pas à adhérer. Les jeunes passent ensuite dans les classes pour témoigner. Témoignages touchants, simples, fragiles et assurés et hésitants et sereins à la fois, circonstanciés, directs. Chacun exprime avec ses mots comment la foi l’a transformé. Pas de discours ni propos convenus. Les réactions ne se font pas attendre… certains semblent dérangés, d’autre touchés Mais personne ne reste indifférent.
Mercredi 15 février : nous voici à Ainhoa avec une trentaine d’élèves volontaires. Nous montons à Notre Dame de l’Aubépine. Le temps nous aide : il fait beau ! La vue est magnifique, les vautours planent autour de nous. Quelques chants de louanges et c’est au tour d’Adrien de témoigner : Promis à une belle carrière de joueur de foot il a intégré un centre de formation prestigieux. 25 heures de foot par semaine. Mais voilà, une blessure contrarie les projets. Rien ne va plus en famille, à l’école … avec son lot de bêtises. Adrien est envoyé en colo puis en voyage à Rome. Pourquoi pas ? Au cours de la visite de la crypte du Vatican. Adrien s’arrête devant la tombe de Jean Paul II. Une transformation s’opère en lui instantanément. Il commence à pleurer pleurer … de joie … Il se sent désormais capable d’aimer et de tout donner … sa vie est bouleversée.
Nous descendons à l’église d’Ainhoa pour un temps d’adoration. Une initiation est nécessaire. Le silence s’installe et chacun fait l’expérience d’un cœur à cœur avec Jésus.
Jeudi 16 février en fin de journée. Les élèves se pressent en salle d’étude. Les jeunes de la fraternité ont préparé un spectacle. A travers les différents tableaux il est question de l’appel de Dieu à travers l’histoire. Dieu ne s’adresse pas aux parfaits mais au contraire à ceux qui conscients de leurs limites osent dire oui en faisant confiance.
Les élèves d’abord peu attentifs sont peu à peu conquis.
Vendredi 17 février 11H 30 eucharistie en l’église paroissiale de Cambo en présence des pères Jaureguy et Ihidoy curé et prêtre coopérateur de la paroisse. 200 élèves volontaires ont tenu à participer. Portés par les membres de la fraternité tous rentrent dans un recueillement impressionnant. Le père David Marie au cours de son homélie exhorte les jeunes : « je vais vous raconter une histoire : un jour un œuf de condor se retrouve dans un poulailler. Il est fécondé par une poule et le petit condor naît et grandit au milieu de la bassecour. Il imite parfaitement les poules. Mais il n’est pas heureux. N’est-il pas appelé à voler et à planer là-haut dans le ciel. Le père David Marie continue : Nous aussi nous sommes comme ce condor dans le poulailler. Nous faisons beaucoup de choses en imitant les autres automatiquement par conditionnement alors que nous sommes destinés à autre chose. Dieu nous a créé à son image pour aimer et non pour vivre sans donner de sens. »
Vendredi après-midi après un temps de lecture, nous nous séparons. Elèves et jeunes se disent au revoir non sans émotion … « vous reviendrez ? »
Après cette semaine si riche et si il nous reste à présent à « redescendre de la montagne. Tous ceux qui ont vécu les JMJ, les pèlerinages, les retraites connaissent bien cela.
La pastorale au sein d’un établissement s’articule autour de deux pôles. Celui de l’annonce explicite tel qu’il nous a été rappelé par le Secrétariat général de l’enseignement catholique et la conférence épiscopale et tel qu’il nous a été donné de vivre pendant cette semaine, mais aussi celui de l’agir au quotidien à travers la pédagogie, le vivre ensemble, l’accompagnement des plus fragiles… partout où l’évangile s’incarne humblement. Cette articulation donne alors toute sa cohérence à un établissement catholique d’enseignement.
Cette formule de « camp mission » m’a semblé tout à fait adaptée aux réalités actuelles:

- En effet, pour le moment, et malgré tous nos efforts de communication, nos élèves, très sollicités par ailleurs ont du mal à s’inscrire et à se rendre aux rassemblements pourtant de grande qualité organisés par le diocèse.

- L’évangélisation des jeunes par les jeunes en est également un point fort. On vérifie ainsi ici une vieille intuition de l’église. Grecs avec les Grecs …
En rejoignant ainsi les élèves là où ils sont, en leur permettant, quitte à bousculer l’emploi du temps, de vivre des temps forts d’une très grande qualité, les jeunes mais aussi les enseignants s’avèrent être beaucoup plus ouverts et disponibles qu’on ne le croirait à l’accueil d’une parole de foi.

Je tiens à remercier infiniment la fraternité de Jérusalem à travers la communauté d’OSSUN de nous avoir tant donné durant cette semaine. Après la présence de Sanche un jeune séminariste en stage à Cambo pendant les mois de novembre et décembre, le collège St Michel Garicoits a vraiment de la chance de vivre cette année autant de temps forts aussi inattendus que vivifiants. A suivre…

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Les fruits n’appartiennent qu’à celui qui les a lui-même disposés, en fonction de sa grâce. Il serait donc un peu irrespectueux de vouloir tout saisir de l’action de Dieu.
Cependant il est légitime de vouloir mesurer l’impact de la mission pour pouvoir la poursuivre par la suite. En effet, la mission n’est pas finie le jour où l'quipe missionnaire s’en retourne chez elle. Au contraire, elle commence vraiment !

Le curé pourra réunir son conseil paroissial, le cercle élargi de ses paroissiens et toutes les personnes qui ont été touchées par la mission et qui veulent aller plus loin. C’est alors qu’il faudra évaluer ce qui peut être continué (adoration du Saint Sacrement / prière des laudes / animation des messes / soirées de quartiers / soirées à thème / visites à domicile, etc).

Il faut bien savoir que l’après-mission dépend essentiellement de la préparation. C’est dans la mesure où la paroisse se sera posé les bonnes questions, aura pris en compte les besoins réels de la paroisse avant la mission, qu’elle pourra d’abord aiguiller les missionnaires lors de la réalisation de la mission et qu’elle pourra ensuite savoir comment poursuivre ses efforts.

Une mission, surtout si elle dure de 6 à 9 jours, entraîne un coût suffisamment important pour que le conseil paroissial doive, avant de s’engager, être convaincu que cela en vaut la peine. Le conseil devra inscrire ce coût dans son budget bien à l’avance.

Les charges sont diverses :

  • En nature : ce sont les paroissiens qui logent les missionnaires. Cela comporte aussi le petit-déjeuner. (Pour le budget de la paroisse, cela ne coûte donc rien)
  • Le coût de la diffusion : cela représente aussi bien toutes les dépenses qu’on pourra effectuer pour passer l’information sur les journal local, que les photocopies, lettres, timbres, coûts de téléphone pour la préparation matérielle, etc

Pour le budget, cela dépend de l’ampleur de la mission.

  • Le coût de la réalisation : Il faut compter ici

- les locations de salles (s’il y en a)
- le chauffage de l’église en permanence (car il s’y passe toujours quelque chose pendant toute la mission) si la mission a lieu en hiver.
- le chauffage éventuel des salles qui serviront de base pour les missionnaires.
- les repas chauds (si les paroissiens les préparent eux-mêmes, cela revient moins cher et responsabilise plus de personne. Sinon, le recours à une entreprise est possible, mais plus coûteux.)
- la location de matériel spécialisé (si nécessaire - micros - sonorisation et supports visuels ou auditifs etc...)

  • Les remboursements :

Les remboursements de frais à l'équipe missionnaires sont relativement réduits. Il s’agit principalement des frais de déplacements :

- les déplacements effectués pendant la préparation.
- les péages ou autres frais liés au déplacement.
- les frais administratifs (s’il y en a) que l'équipe missionnaire pourrait faire pour la mission exclusivement. (Ex : frais d’assurance pour l’entrée dans un pays étranger)
- les frais qui seraient liés à la préparation (il y en peu en général)

L’équipe missionnaire ne vie souvent que de dons, elle a besoin, pour vivre, du soutien de tous ceux qui peuvent apprécier ses services, et plus généralement de tous ceux qui sont sensibles à la formation des jeunes chrétiens pour l’Eglise de notre temps.

 

Comment financer une mission ?

Il serait dommage que le prix d’une mission soit un empêchement pour que l’Evangile soit annoncé ! En prévoyant relativement à l’avance, le conseil paroissial peut mettre en place une petite équipe qui recherchera des dons ou les susciteront.
Il peut y avoir la vente d’un produit ou l’organisation d’une brocante ... les idées sont multiples

 

1) L’idée d’une mission paroissiale

L’idée d’une mission peut venir du curé ou des paroissiens, mais ce qui est important, c’est qu’elle soit tout de suite partagée par quelques-uns.

 

2) Une première rencontre avec l’école

Si l’idée persiste, c’est qu’elle n’est pas mauvaise et peut être envisagée. Elle est alors évoquée au conseil paroissial. Celui-ci peut alors faire appel à l’équipe missionnaire, et inviter un des responsables à venir exposer ce qu’est une mission paroissiale et répondre aux questions.

Après cette première rencontre, le conseil paroissial peut, après réflexion, demander l’avis d’un groupe plus élargi de paroissiens pour savoir si d’autres sont prêts à s’engager dans ce projet.
Dans le cas où l’idée trouve une certaine résonance, le conseil peut prendre la décision avec son curé, de demander à l’équipe missionnaire de s’engager elle-même dans une mission (avant de se décider définitivement, il peut faire appel à l’équipe missionnaire pour un deuxième entretien avec le cercle élargi des paroissiens).

 

3) L’engagement pour la mission

Le curé de la Paroisse aura soin de demander l’accord de l’Evêque du Diocèse, qui est lui-même le premier missionnaire de son Diocèse. L’Evêque pourra, sinon participer, au moins encourager la mission.
A partir du moment où la demande est officielle, l’équipe missionnaire se concerte pour voir si elle peut elle-même s’engager dans ce projet. Elle donne sa réponse le plus rapidement possible.
L’équipe missionnaire et le curé prennent alors une date pour fixer les dates exactes de la semaine de mission ; ainsi que les dates des premières rencontres de préparation.

Remarques importantes :

Une mission se décide souvent 8 mois à 2 ans avant la réalisation effective !
Si l’engagement se fait des mois avant, la préparation concrète s’effectue surtout les 6 derniers mois qui précèdent la mission.

 

4) La préparation

Pendant tout le temps qui sépare de la préparation pratique de la mission, le curé prendra soin de constituer une équipe pour l’aider.

L'équipe missionnaire pourra proposer un programme qui montre comment les jours de mission demandent une certaine organisation. Celle-ci n’est pas lourde à partir du moment où chacun s’engage là où il se sent des compétences particulières et qu’il en réfère à son responsables direct.
Le responsable de la mission reste le curé qui l’accueille au nom de tous les paroissiens. Cependant, il est préférable qu’il puisse déléguer la responsabilité de la préparation (et du déroulement) à des laïcs engagés qui sont motivés par le projet. Cela le laisse plus libre d’intervenir lui-même comme pasteur plutôt que comme organisateur.

Le curé, le conseil paroissial, l'équipe missionnaire et le coordinateur restent constamment en lien pendant toute la préparation spirituelle comme matérielle.

La préparation spirituelle

Il est possible que des membres de l'équipe missionnaire se déplacent pour rencontrer l’équipe de préparation. Mais cela peut être aussi l’occasion de réunir l’équipe de pilotage voire une équipe élargie afin de prier déjà pour la mission. A cette occasion, il est possible qu’ils puissent recevoir un petit enseignement sur l’évangélisation ou sur tout autre thème qui serait en lien avec la mission.

La préparation matérielle

L’organigramme peut aider l’équipe organisatrice à ne rien oublier. Dès les premières rencontres, l'équipe missionnaire et la paroisse peuvent dresser le cahier des charges de chaque responsabilité. Chaque mois, l’équipe peut faire le point et progresser.

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1) LA DURÉE

Une mission avec se déroule habituellement sur 5 à 9 jours. Mais la durée d’une mission peut varier selon les besoins. Elle est à déterminer avec les paroissiens.

Il est important que la mission débute et/ou termine par un week-end ; cela permet aux missionnaires d’inviter les personnes rencontrées à vivre la messe dominicale.

Une durée suffisante de mission permet aussi aux missionnaires de pouvoir visiter toutes les activités normales d’une paroisse sur une semaine.

 

2) UN CONTACT ÉTROIT AVEC LES PAROISSIENS

Les missionnaires sont souvent logés chez les paroissiens - pratiquants ou non - qui le veulent. Outre la soirée prévue exclusivement pour faire connaissance, les jeunes pourront, tout au court de la semaine, informer leur famille d’accueil du déroulement des activités ... et leur témoigner des fruits qu’ils peuvent déjà voir.
Il n’est pas rare que les contacts ainsi établis demeurent par la suite entre les jeunes missionnaires et les logeurs (ou leurs enfants).

Au cours des différentes activités, les paroissiens pourront faire connaissance avec la plupart des jeunes, en chantant dans la chorale, en marchant dans la rue, en mangeant à la même table, en participant à la même soirée, au détour d’un couloir du presbytère, etc.
Ce qui est sûr, c’est qu’au bout de quelques jours, les jeunes de l’école et les paroissiens forment une même famille : la famille des missionnaires.

 

3) QUE FAIT-ON DANS UNE MISSION ?

  • Que peut proposer l’équipe missionnaire ?

- une expérience et une formation à la prière : louange, adoration, eucharistie, initiation aux sacrements. 
- Une expérience de la Parole de Dieu agissante
- Un renouvellement et une formation à la liturgie
- Une expérience et une formation à l’évangélisation directe : évangélisation dans la rue pour les temps forts de l’année liturgique, et Visites à Domiciles (VAD) sur tout le territoire de la paroisse.

Nous nous inspirons de méthodes d’évangélisation éprouvées en d’autres lieux et cultures, pour après discernement, les proposer à la paroisse :
• Processions dans la rue instituées pour la fête Dieu, le vendredi saint, les fêtes mariales…
• Alpha
• Cellules d’évangélisation
• KEKAKO
• Prière des Mères
• Teen-star, « Viens, lève-toi », « Avance au large » pour les enfants et adolescents
• Cycle Amour et Vérité
• Présence et témoignage
• … 

  • Quelques mots sur les temps de mission paroissiale…

Un simple regard sur un planning type (cf. annexe 1) donne un aperçu rapide du contenu possible d’une mission.
Nous ne pouvons ici tout mentionner, mais arrêtons-nous uniquement sur les trois types d’événements qui caractérisent l’acte missionnaire :

  • les événements "Venez à moi"

Ce sont des évènements dans l’église ou soirées dans les salles paroissiales. Elles consistent en des soirées de formation, de rémoignages, de prière. Notre démarche est alors la suivante :
- Préparer l’événement
- Communiquer l’événement
- Inviter les personnes à se déplacer en un lieu qui n’est pas particulièrement le leur au quotidien

Les soirées

Les temps forts sont les soirées où tous les paroissiens sont invités pour eux-mêmes et pour accueillir tous ceux qui s’y ajouteront (mais si les paroissiens manquent ... qui accueillera celui ou celle qui entrera pour la première fois dans cette église ? Sera-t-il (ou elle) accueilli comme dans une famille ?).
En général, des soirées sont organisées dans différents quartiers, chez des paroissiens qui auront invité leurs voisins autour d’un dessert, d’un café, … pour rencontrer l’équipe missionnaire.
En fin de semaine, il est souhaitable de susciter une soirée avec les jeunes. Pour une paroisse, les jeunes sont un enjeu de taille, qui vaut la peine qu’on leur réserve une soirée complète.

Selon les habitudes de la paroisse, une soirée mariale peut être l’occasion de prier ensemble, les uns pour les autres. Pour certaines paroisses, ce sera l’occasion de remettre en valeur une statue, un calvaire, une chapelle, un tableau ou une icône de la paroisse. L’important est de susciter le désir de prier ensemble.
Une soirée importante (sinon la plus importante) sera la soirée miséricorde - indispensable pour qu’une mission soit une véritable mission. Pour tous, ce temps de conversion est un “pas” de plus que nous faisons vers Jésus. Cette soirée a pour but de marquer par un geste cette démarche. Ainsi, elle ne restera pas qu’une pieuse intention. La miséricorde de Dieu peut nous y aider. Faire cette démarche ensemble est souvent un moment émouvant et profond pour toute la paroisse. Pour qu’un maximum de personnes puisse y participer, elle doit intervenir à la fin de la semaine.

  • des événements « je viens à vous »

Dans cette configuration, nous cherchons sans cesse à rejoindre les personnes là où elles vivent, à les rejoindre dans la mesure du possible dans leur quotidien et dans leurs habitudes.

- Il faut penser l’événement en dehors des murs de l’église, en dehors des salles paroissiales, pour « exporter » l’événement ou l’animation au cœur de la ville dans la rue, à la sortie du cinéma ou du supermarché, au pied des immeubles…
- Pour des activités confessionnelles : nous pouvons penser aux évangélisations de rue, à la visite à domicile, mais surtout aux processions du Saint Sacrement, de Marie, de reliques de Saints, au chemin de Croix dans la rue…
- Pour des activités profanes : ateliers de rue (Cirque, spectacle pour « enfants » ou pour « adultes », comédie musicale, goûter dans la rue ou au pied des immeubles, animation musicale et soirées festives dans les quartiers, soirée à domicile…)
- Les évangélisations dans les établissements scolaires (écoles primaires, collèges et lycées) et dans les campus universitaires. C’est l’occasion de rencontrer des enfants et jeunes en proposant des temps d’animation dans des classes, dans la cour lors des récréations, lors des repas pris avec les jeunes, …
- Les visites à domicile. Les visites à domicile proposent une rencontre gratuite de l’Eglise avec les habitants du quartier. Ces rencontres permettent aux missionnaires de témoigner de l’amour de Dieu. Elles permettent aussi d’inviter tous les habitants du territoire de la paroisse aux activités proposées lors de la mission paroissiale. Cette invitation est faite au nom du curé, mais aussi au nom de tous les paroissiens. C’est bien la paroisse qui invite et veut informer !
Les visites peuvent aussi donner cours à de véritables échanges, plus ou moins longs, où les missionnaires auront à cœur d’être sensibles au réel besoin de la personne rencontrée. Ils auront à cœur de prévenir la paroisse de toute situation de détresse ou de toute demande particulière (demande de l’eucharistie, de la visite d’un prêtre, de rencontrer des paroissiens, de renseignements concernant le catéchisme des enfants, etc…)
Les visites dans les établissements scolaires (écoles, collèges, lycées) sont le lieu d’un échange court mais intense avec les jeunes de tout âge. Ceux-ci pourront entendre le témoignage d’autres jeunes un tout petit peu plus âgés qu’eux et qui utilisent leur langage pour répondre à leurs nombreuses questions.
Ils pourront aussi les rencontrer sur le temps de midi, où les missionnaires pourront prendre leur repas avec eux.
Les autres visites particulières dépendent de la population et des activités de la paroisse (aumôneries, scouts, enfants de chœur, maisons de retraites, hôpitaux, activités caritatives, activités spirituelles, etc…)

  • les événements « cité »

Cet événement est certainement l’événement qui demande le plus d’investissement. De quoi s’agit-il ?

Il s’agit de créer un événement, si possible profane, qui va interroger toute la vie de la cité : la mairie, le conseil général et régional, la police et la gendarmerie, les pompiers et le SAMU, les commerçants…
Dans l’absolu, il est intéressant d’associer cet événement à une association caritative locale à qui une partie des bénéfices de la collecte peut revenir. Cette association est de préférence une association profane dont on aura vérifié au préalable l’éthique et la position sur des questions importantes. En effet, il n’est pas question d’engager l’Eglise contre elle-même.

L’événement « cité » est le support et le moyen de rendre compte de la vitalité et de l’engagement de l’Eglise dans la cité. Il rend compte d’une Eglise vivante et donne à l’Eglise de témoigner d’elle-même d’une manière nouvelle. Nous retrouvons ici la vocation de l’Eglise engagée dans le monde comme l’histoire peut en témoigner dans le domaine de l’éducation, de la santé, ou de la pauvreté.

Les événements « cité » imposent à l’ensemble des paroissiens de travailler en amont avec toutes les instances civiles qui sont mises au courant très vite de la question de la mission et de l’engagement des chrétiens dans le monde la cité. Cela engage la communauté paroissiale dans une visibilité et une communication avec tous, et redonne à l’Eglise sa place méritée et utile dans la vie civile comme acteur et élément important du tissu social.

  • Les repas

Les repas permettent à tous les missionnaires et à tous les paroissiens plus engagés dans la mission de se retrouver ensemble pour partager la table, mais aussi des moments fraternels et reposants. C’est enfin l’occasion de communiquer différentes informations nécessaires à la bonne marche de la mission, et les témoignages qu’on peut déjà donner.
Ils peuvent aussi être le lieu sympathique où des invités “extraordinaires” peuvent rencontrer des paroissiens.

Pour le reste des activités, il est à déterminer avec la paroisse.

 

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1) TOUTE UNE PAROISSE EN MISSION

Le Concile Vatican II ayant insisté sur le rôle prophétique des laïcs (et aussi des paroisses), c’est toute la paroisse qui est invitée à se mettre en mission ... pas seulement le curé et ses vicaires.
La paroisse n’accueille pas des missionnaires extérieurs sans se mettre elle-même en mission. C’est elle qui la suscite, l’organise et la réalise. Les jeunes de l’école ne sont là que pour aider la paroisse à découvrir et exercer la dynamique de l’évangélisation.
Bien sûr, les paroissiens n’ont pas la même disponibilité que des jeunes qui ont spécialement choisis de se mettre pour un an au service de l’Évangile. Par conséquent, la plupart des activités sont prises en mains essentiellement par les missionnaires.

Ce n’est donc ni une mission de l'équipe des missionnaires seule, ni de la paroisse seule, mais c’est une collaboration dont l’initiative revient à la paroisse. L’équipe des missionnaires se mettant au service de la paroisse, s’adapte à la pastorale de la paroisse en lien avec le curé et le conseil paroissial. La paroisse en retour, peut attendre des jeunes un témoignage de foi et une expérience qu’elle aura, elle aussi, à accueillir.

 

2) UNE ÉVANGÉLISATION SIMPLE ET JOYEUSE

En accueillant souvent une équipe de missionnaires jeunes, la paroisse opte pour un type de mission qui ne ressemble guère à celles qui étaient prêchées autrefois par des religieux savants “qui portaient de longues barbes”.
L’arrivée de l’équipe missionnaire, en effet ne passe pas inaperçue, et interroge beaucoup les personnes qui pensent que Jésus-Christ n’intéresse plus que les vieillards. La grande force des jeunes est d’attirer les jeunes. C’est donc le rajeunissement de nos paroisses qui est à attendre dans ce type d’intervention.
De plus, les jeunes de l’école ont une formation antérieure et même pour un certain nombre, une expérience professionnelle conséquente. Ils sont donc “dans le monde” comme tous les paroissiens. Ayant une expérience et une culture proche de celle des jeunes de la paroisse, leur témoignage a un impact non négligeable.

Les missionnaires (paroissiens et jeunes de l’équipe missionnaire) ne sont pas des professionnels de l’évangélisation ni des théologiens de haute volée, mais ils apprennent à écouter, à se faire proches des habitants de la paroisse. N’étant ni prêtres, ni religieux, les missionnaires peuvent discuter plus librement avec toutes les personnes qui ont une mauvaise image de l’Église ou de ses ministres.
C’est souvent par leur intermédiaire que des réconciliations spectaculaires peuvent s’opérer, et que beaucoup de chrétiens pratiquants cessent une critique systématique de leurs pasteurs.

 

3) UN TEMPS DE RETRAITE POUR LA PAROISSE

La mission comporte deux dimensions ; l’une plutôt interne (pour les pratiquants) : ce sera comme un temps de retraite pour la paroisse; l’autre est plutôt externe : ce sera l’évangélisation qui concerne tous les non-pratiquants et les non-croyants.

Comme la mission est un événement “extraordinaire”, les paroissiens (comme les jeunes de l’école) pourront vivre cette semaine de manière particulière. Sans cesser leurs activités de tous les jours, ils prendront un peu plus de temps pour venir à la messe en semaine, prier les laudes ou les vêpres, et venir adorer ne serait-ce que quelques minutes le Saint-Sacrement dans la journée.
Combien de paroissiens ont témoigné que dans ce cœur à cœur régulier avec Jésus vivant, ils ont retrouvé la joie de prier. Pour d’autres ce sera le sens de la messe ou de la confession qu’ils auront redécouvert.

En décidant de participer pleinement à la mission, les paroissiens font cette démarche de laisser Jésus visiter leur vie. Ils acceptent que quelque chose puisse changer dans leurs habitudes, pour faire un “pas” de plus dans la foi. Peut-être pour certains, le “pas” sera de prier en famille ou dans son groupe (ou mouvement) de la paroisse.

 

4) UNE PREMIERE EXPÉRIENCE D’ÉVANGÉLISATION

S’il faut attendre le renouvellement de la vie de foi pour les paroissiens, il est légitime de l’attendre aussi pour ceux qui ont quitté toute pratique religieuse.

La mission est l’occasion de transformer notre regard sur ceux qui nous entourent. Il n’est pas question de prêcher une nouvelle croisade, ni de regarder les autres comme des “êtres à convertir”. Tout au contraire, les jeunes de l’école aiment à considérer leurs interlocuteurs avec respect ; à les écouter, à les comprendre sans chercher à convaincre.
Cependant, ils auront à cœur de susciter l’intérêt de la mission, et se placer résolument dans une position d’ouverture bienveillante. Ils sont aussi prêts à répondre éventuellement à des questions. Dans tous les cas, ils prieront avec ou sans la personne rencontrée.

Pour les paroissiens, les différentes démarches d’évangélisation seront l’occasion de se resituer comme chrétien, dans leurs différentes relations (familiales ou de voisinage). Si mon voisin n’est plus pratiquant, c’est peut-être qu’il y a eu un événement douloureux dans sa vie, et que personne n’a su à ce moment-là répondre à ses questions ou tout simplement “être là” pour écouter. Ne serait-ce pas à moi d’être ce “chaînon manquant” qui permettra une réconciliation, un retour à Jésus et à l’Eglise ?

Comment, en tant que chrétien, puis-je laisser cette personne que la Providence a mise sur mon chemin, et qui a peut-être soif de Dieu (sans qu’il l’avoue lui-même), et qui ne trouve personne pour l’introduire dans cette relation essentielle et vitale ?

C’est ce regard plein de compassion et de charité, bienveillant et respectueux qu’on appelle “évangélisation”.
“A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres.” (Jn 13,35)
Le regard engendre la prière. Et si la prière peut engendrer un acte concret vers le prochain, cela peut aboutir à de véritables conversions, de véritables retours à la vie et à la joie. Pourquoi s’en priverait-on ?