Témoignages

1/ MISSIONS PAROISSIALES :

  • à Cambo...

pas_de_légende-_crédit_A_Aguerre.JPGUn mercredi festif. Le mercredi 20 novembre, grâce à la bonne humeur de l’équipe de « Palavra Viva », les enfants ont pu passer toute une journée dans la joie avec Jésus. Nous avons grâce aux chants gestués, aux sketches, passé de bons moments à découvrir combien Dieu nous aime. D’abord dans les villages, pendant la catéchèse, puis après autour d’un bon pique-nique et tout l’après-midi. A 15h00, à l’église, avec les adultes la trentaine d’enfants ont prié le chapelet de la Divine Miséricorde avec recueillement en pensant aux enfants du monde entier en cette journée mondiale de prière pour l’enfance déshéritée. Nous avons terminé la journée en découvrant comment notre cœur est rempli de la grâce de l’Esprit Saint en gonflant des ballons ! Isabelle

Bizia ederrago San Mixelekin. Kanboko eliza bete da « gau beila » gisa antolatu ekitaldi hortan. Orroit araz dezagun historioa : « Jérémie ikasle da kolegioan, Madeleine erretretan, Denis « trader « lanetan ari da, Arthur eta Pantxika aldiz, ezkonberriak dira. Denak ongi doatzi. Bainan egun batez bizia uzkaltzen da horientzat. Zoritxarrak leherturik, San Mixelen kontra asaldatzen dira. Zer ari da Jainkoa ? Bere zeru gainean lo ?
Bat batean San Mixelek erantzuten die. Bainan beren problemak konpondu gabe. Lehen aldian gure lagunak ez dira prest hunen proposamenak entzuteko bainan bi gogoeta eginik ohartzen dira bizia egiazki aldatzen ahal dutela biziaren iturri Jesus bera hartuz. Horrela bizia zinez ederrago bilakatzen da.

Beren gogoeten lagungarri entzun dira ere kantu guziz ederrak “Kantiruki” taldeak emanik. Hala nola “22 garren salmoa”, “Iñakiren otoitza”, Kalkutako Ama Teresaren otoitz bat, eta “Jesus piztu da zorion eguna denentzat” eta gau bela bukatu da dantzatuz !
Publikoak arras estimatu du fedearen erakusteko manera bizi, airos eta denbora berean arras barnakor hori.
Segur da holako ekitaldi berritzailek behar litaizkela asmatu, barnatu eta hedatu Euskal Herrian. Uste baino jende gehiago beha dago … Mikel

 

  • à Hendaye...

12-3Pause_avec_les_enfants_avant_le_repas_aux_Halles.jpgDe « passe-rues » (sur Béhobie, le marché d'Hendaye, le bord de mer, à la rencontre des habitants et commerçants dont l'accueil fut sympathique, qu'ils soient intéressés ou pas) en repas organisés par des familles recevant des voisins ou amis surpris, intéressés et finalement ravis ; ou encore, en visite auprès des élèves du Groupe scolaire Saint-Vincent, des jeunes de l’aumônerie du Lycée professionnel public Aizpurdi, des résidents de l'hôpital marin d’Hendaye, du groupe de prière des mères, des catéchumènes réunis autour d’un repas pour l'occasion… les missionnaires ont interpellé par leur joie de croire. Beaucoup de personnes se sont dites touchées. Les échanges, d’abord anodins, sont vite devenus profonds. Plusieurs participants ont ouvert leur cœur par leur témoignage personnel. Maïté.

 

  • à Biarritz...

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À l’issue de cette semaine quel est le constat ? En ce début d’Avent il est encore difficile de pouvoir voir les fruits immédiats dans les cœurs. Ce qui reste d’abord, c’est que cette semaine particulière a permis deux choses importantes : resserrer les liens entre tous les paroissiens de Biarritz et susciter au moins le désir de la conversion dans les cœurs.

- Resserrer les liens entre les paroissiens. Il est évident que l’implication généreuse de tous les clochers de Biarritz a créé une dynamique et un travail commun ; et ce travail, toutes les bonnes âmes ont voulu le faire pour la paroisse. En témoignent les réunions de préparation et de prières précédant la semaine missionnaire. Même certaines de nos activités, comme le tractage et l’évangélisation, ont certainement bousculé nos paroissiens. Le retour sur cette dernière expérience fut très positif, notamment dans les quartiers des docks. Le désir de renouveler ce genre d’apostolat semble palpable. L’Église s’est rendu visible dans les périphéries.

- Susciter le désir de conversion : cette semaine « événementielle » n’a pas été conçue pour faire du divertissement. Le changement, la nouveauté nous fait du bien, fait du bien à l’âme. Mais le vrai changement, c’est-à-dire la conversion c’est surtout un renouvellement, comme le dit le concile Vatican II, repris par le pape François : Toute rénovation de l’Église consiste essentiellement dans une fidélité plus grande à sa vocation […] L’Église au cours de son pèlerinage, est appelée par le Christ à cette réforme permanente dont elle a perpétuellement besoin en tant qu’institution humaine et terrestre .

 

  • à Ustaritz...

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« Dernière semaine de l’Avent, extraordinaire grâce à la Mission. Beaucoup plus centrée sur Jésus Sauveur. Semaine de foi, de partage de charité, d'espérance qui nous font souvent défaut. Communication avec des paroissiens que je ne connaissais pas vraiment, découverte de la richesse des dons de l'Esprit Saint. Les témoignages des jeunes missionnaires m'ont beaucoup touchée. L'Esprit et la grâce nous traversent à longueur de vie mais notre société trop matérialiste est devenue sourde et aveugle. Leur disponibilité m'a aussi interpellée. Merci de les avoir invitées ». Une paroissienne.


« Cette semaine nous a apporté de la sérénité, de la joie dans notre foi frileuse et nous a obligé a sortir de notre traintrain pour rencontrer des jeunes femmes qui quittent tout pour annoncer Jésus. Elles nous ont bousculés dans notre façon de vivre notre foi pudiquement, sans oser en parler, en la gardant pour soi alors qu'elles ont le courage de la partager et de la faire connaître à tous et en tous lieux. Elles nous ont montré que la foi est un cadeau à partager et que la prière est un précieux trésor. Les témoignages nous ont émus car elles remettent tout entre les mains de Dieu en totale confiance, sans crainte. Le temps de prière partagé à la fin du repas nous a tous surpris. Nous n'y sommes pas habitués et ça a été un bon moment avec nos jeunes. Maintenant il faut prier l'Esprit Saint afin que ce témoignage porte des fruits et que cette semaine missionnaire continue dans nos cœurs ». Un couple.

 

2/ MISSIONS SCOLAIRES

  • Au collège saint Michel Garicoïts à Cambo

par Mikel Erramouspé, directeur du collège saint Michel Garicoïts de Cambo.

Tout commence avec un coup de fil inattendu en fin janvier, du père David Marie de la fraternité d’Ossun. Celle-ci organise chaque année un « camp mission » ouverte à des jeunes lycéens et étudiants. Le principe est le suivant : encadrés par les religieux et religieuses de la communauté, les jeunes vivent une semaine au sein d’un établissement scolaire partageant leur temps entre une vie de prière et de formation ainsi qu’une action de témoignage auprès des collégiens. Il nous est donc proposé de les accueillir entre le 13 et le 17 février.
C’est bien sûr avec joie que nous acceptons cette proposition inédite et enthousiasmante.
Lundi 13 février : 30 personnes dont 25 jeunes débarquent au collège. Le ton est immédiatement donné …en chanson et en musique. Guitares, flûte, djembé, violons sortent des voitures. La salle paroissiale est transformée en oratoire, le deuxième étage du bâtiment fera office de résidence … Rapide présentation entre l’équipe enseignante et les membres de la communauté.
Mardi 14 février : il y a de l’ambiance en récréation. Chants et danses se succèdent au grand étonnement des élèves qui ne tardent pas à adhérer. Les jeunes passent ensuite dans les classes pour témoigner. Témoignages touchants, simples, fragiles et assurés et hésitants et sereins à la fois, circonstanciés, directs. Chacun exprime avec ses mots comment la foi l’a transformé. Pas de discours ni propos convenus. Les réactions ne se font pas attendre… certains semblent dérangés, d’autre touchés Mais personne ne reste indifférent.
Mercredi 15 février : nous voici à Ainhoa avec une trentaine d’élèves volontaires. Nous montons à Notre Dame de l’Aubépine. Le temps nous aide : il fait beau ! La vue est magnifique, les vautours planent autour de nous. Quelques chants de louanges et c’est au tour d’Adrien de témoigner : Promis à une belle carrière de joueur de foot il a intégré un centre de formation prestigieux. 25 heures de foot par semaine. Mais voilà, une blessure contrarie les projets. Rien ne va plus en famille, à l’école … avec son lot de bêtises. Adrien est envoyé en colo puis en voyage à Rome. Pourquoi pas ? Au cours de la visite de la crypte du Vatican. Adrien s’arrête devant la tombe de Jean Paul II. Une transformation s’opère en lui instantanément. Il commence à pleurer pleurer … de joie … Il se sent désormais capable d’aimer et de tout donner … sa vie est bouleversée.
Nous descendons à l’église d’Ainhoa pour un temps d’adoration. Une initiation est nécessaire. Le silence s’installe et chacun fait l’expérience d’un cœur à cœur avec Jésus.
Jeudi 16 février en fin de journée. Les élèves se pressent en salle d’étude. Les jeunes de la fraternité ont préparé un spectacle. A travers les différents tableaux il est question de l’appel de Dieu à travers l’histoire. Dieu ne s’adresse pas aux parfaits mais au contraire à ceux qui conscients de leurs limites osent dire oui en faisant confiance.
Les élèves d’abord peu attentifs sont peu à peu conquis.
Vendredi 17 février 11H 30 eucharistie en l’église paroissiale de Cambo en présence des pères Jaureguy et Ihidoy curé et prêtre coopérateur de la paroisse. 200 élèves volontaires ont tenu à participer. Portés par les membres de la fraternité tous rentrent dans un recueillement impressionnant. Le père David Marie au cours de son homélie exhorte les jeunes : « je vais vous raconter une histoire : un jour un œuf de condor se retrouve dans un poulailler. Il est fécondé par une poule et le petit condor naît et grandit au milieu de la bassecour. Il imite parfaitement les poules. Mais il n’est pas heureux. N’est-il pas appelé à voler et à planer là-haut dans le ciel. Le père David Marie continue : Nous aussi nous sommes comme ce condor dans le poulailler. Nous faisons beaucoup de choses en imitant les autres automatiquement par conditionnement alors que nous sommes destinés à autre chose. Dieu nous a créé à son image pour aimer et non pour vivre sans donner de sens. »
Vendredi après-midi après un temps de lecture, nous nous séparons. Elèves et jeunes se disent au revoir non sans émotion … « vous reviendrez ? »
Après cette semaine si riche et si il nous reste à présent à « redescendre de la montagne. Tous ceux qui ont vécu les JMJ, les pèlerinages, les retraites connaissent bien cela.
La pastorale au sein d’un établissement s’articule autour de deux pôles. Celui de l’annonce explicite tel qu’il nous a été rappelé par le Secrétariat général de l’enseignement catholique et la conférence épiscopale et tel qu’il nous a été donné de vivre pendant cette semaine, mais aussi celui de l’agir au quotidien à travers la pédagogie, le vivre ensemble, l’accompagnement des plus fragiles… partout où l’évangile s’incarne humblement. Cette articulation donne alors toute sa cohérence à un établissement catholique d’enseignement.
Cette formule de « camp mission » m’a semblé tout à fait adaptée aux réalités actuelles:

- En effet, pour le moment, et malgré tous nos efforts de communication, nos élèves, très sollicités par ailleurs ont du mal à s’inscrire et à se rendre aux rassemblements pourtant de grande qualité organisés par le diocèse.

- L’évangélisation des jeunes par les jeunes en est également un point fort. On vérifie ainsi ici une vieille intuition de l’église. Grecs avec les Grecs …
En rejoignant ainsi les élèves là où ils sont, en leur permettant, quitte à bousculer l’emploi du temps, de vivre des temps forts d’une très grande qualité, les jeunes mais aussi les enseignants s’avèrent être beaucoup plus ouverts et disponibles qu’on ne le croirait à l’accueil d’une parole de foi.

Je tiens à remercier infiniment la fraternité de Jérusalem à travers la communauté d’OSSUN de nous avoir tant donné durant cette semaine. Après la présence de Sanche un jeune séminariste en stage à Cambo pendant les mois de novembre et décembre, le collège St Michel Garicoits a vraiment de la chance de vivre cette année autant de temps forts aussi inattendus que vivifiants. A suivre…