Dans une vidéo publiée vendredi 4 décembre 2015, Mgr Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron annonce l'ouverture officielle du Jubilé de la Miséricorde dans son diocèse, par la cérémonie d'ouverture de la Porte Sainte de la Miséricorde qui aura lieu le dimanche 13 décembre à 18h30 à la cathédrale Sainte-Marie de Bayonne, suivie de la messe qu'il présidera à 19h.

 

Miséricordieux comme le Père

(éditorial de la revue Notre Eglise de décembre 2015)


L’ouverture du grand Jubilé de la Miséricorde, le 8 décembre prochain à Rome, coïncidera avec la célébration du 50ème anniversaire de la clôture du Concile Vatican II. Le dernier grand texte promulgué, le 7 décembre 1965, fut la Constitution pastorale Gaudium et Spes sur l’Eglise dans le monde de ce temps. Elle récapitule la posture pastorale que le Concile a particulièrement voulu souligner : la sollicitude de l’Eglise pour le monde tel qu’il est, afin d’instaurer avec lui un dialogue que le Pape Paul VI a appelé « le dialogue du Salut », tant la loi suprême dans l’Eglise doit être le salut des âmes (cf. Code de Droit canonique, can. 1752). Cette intention missionnaire, rappelée dès le début de Gaudium et Spes qui affirme que l’Eglise est porteuse « d’un message de salut qu’il faut proposer à tous », rejoint la définition de l’Eglise comme « Sacrement du Salut du monde ». C’est ainsi que l’Eglise fait œuvre de miséricorde, comme le Père « qui a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas mais ait la vie éternelle. Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde mais pour que par lui le monde soit sauvé (Jn 3, 16-17). Le Pape François rappelle précisément dans sa lettre d’indiction du Jubilé ces œuvres de miséricorde spirituelles si oubliées : « Conseiller ceux qui sont dans le doute, enseigner les ignorants, avertir les pécheurs etc. » (Le visage de la miséricorde n. 15).
Cette attitude pastorale, pas seulement d’ouverture au monde, mais d’attention à la vie concrète des gens, a été souvent depuis lors opposée au souci doctrinal qui caractérise la mission de l’Eglise depuis deux mille ans. Cette fâcheuse méprise, courante au moment du Concile, semble avoir ressurgi à l’heure du Synode de la famille qui vient de remettre au Saint-Père son rapport final. Il n’est pas rare en effet que l’on oppose les tenants de la doctrine sur l’indissolubilité du mariage et le sacrement de l’Eucharistie aux pasteurs qui feraient preuve de plus de miséricorde en étant d’abord attentifs à la vie concrètes des gens. Mais c’est un profond malentendu, car la doctrine enseigne une lumière qui est intérieure au cœur de tout homme, infusée en lui par création et par grâce, et que le pasteur a précisément pour mission de lui révéler pour qu’elle se lève sur sa vie concrète, quelles que soient ses limites et ses impasses. Comme l’écrit saint Jean Paul II, au début de son encyclique Splendor Veritatis : « La vérité éclaire l’intelligence et donne sa forme à la liberté de l’homme, qui, de cette façon, est amené à connaître et à aimer le Seigneur. C’est dans ce sens que prie le psalmiste : ‘Fais lever sur nous la lumière de ta face’ (Ps 4, 7) ». C’est cela la pastorale, et elle est indissociable de la doctrine. D’ailleurs toute l’attitude pastorale que la constitution Gaudium et Spes déploie dans sa seconde partie, qui traite de « problèmes plus urgents » à commencer par « la dignité du mariage et de la famille », est fondée dans une considération proprement doctrinale sur « la dignité de la personne humaine » (Partie I, chapitre 1). 
On y trouve en particulier cette affirmation fondamentale qui doit commander tout discernement moral : « Au fond de sa conscience, l’homme découvre la présence d’une loi qu’il ne s’est pas donnée lui-même, mais à laquelle il est tenu d’obéir. Cette voix, qui ne cesse de le presser d’aimer et d’accomplir le bien et d’éviter le mal, au moment opportun résonne dans l’intimité de son cœur : « Fais ceci, évite cela ». Car c’est une loi inscrite par Dieu au cœur de l’homme ; sa dignité est de lui obéir, et c’est elle qui le jugera » (Gaudium et Spes n. 16). Loin de les enfermer dans leurs limites, voire leurs péchés, la miséricorde consiste précisément à aider les personnes à redécouvrir cette « boussole intérieure » au plus intime d’elles-mêmes : c’est elle qui, avec l’aide de la grâce et le soutien de la communauté chrétienne, leur donnera le sens de la marche, les orientera sur un chemin de conversion et d’espérance. Car le don de la Miséricorde est toujours lié dans l’Evangile à l’appel à se convertir. 
C’est dans cet esprit que nous allons entrer dans le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde. Comme l’écrit le Pape François dans la lettre d’indiction du Jubilé : « Pour passer la porte sainte […], chacun devra, selon ses forces, faire un pèlerinage. Ce sera le signe que la miséricorde est un but à atteindre, qui demande engagement et sacrifice. Que le pèlerinage stimule notre conversion : en passant la porte sainte, nous nous laisserons embrasser par la miséricorde de Dieu, et nous nous engagerons à être miséricordieux avec les autres comme le Père l’est avec nous » (n. 14).

+ Marc Aillet

 

 

 

 

Mercredi 11 novembre 2015 avait lieu à Orthez le 10ème Forum de la Pastorale des jeunes du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron. Invité exceptionnel pour ce 10ème anniversaire, Monseigneur Marc Aillet, a introduit cette journée par un discours d'une grande clarté dont vous pouvez retrouver ci-dessous l'enregistrement intégral - en attendant sa retranscription.

Au cours de son entretien mensuel avec Radio Lapurdi-Irratia et Radio Présence Pyrénées, Mgr Aillet a abordé en ce mois de novembre 2015, les thèmes suivants: Retour sur le Synode sur la famille et l’Assemblée plénière des évêques à Lourdes, retour sur des événements diocésains, la maison "Etchebestia" d'Ossès, et enfin, le lancement du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde dans le diocèse.

Le mercredi 11 novembre prochain, à Orthez, aura lieu le 10e Forum des acteurs de la pastorale des jeunes. En préparation au Jubilé de la miséricorde, et aux prochaines Journées Mondiales de la Jeunesse 2016 en Pologne, il aura pour thème : « Heureux les miséricordieux ».

jeudi, 05 novembre 2015 11:11

Mgr Aillet : "Dieu à la première place"

Editorial de Mgr Marc Aillet - Notre Église n°64 - novembre 2015. 

C’est au lendemain de la fête de la Toussaint, que se déroule au Sanctuaire de Lourdes, le rendez-vous d’automne de l’Assemblée plénière des évêques de France, du 3 au 8 novembre 2015.

Dimanche 27 septembre 2015, au terme de quelques jours de pèlerinage organisé par l'Hospitalité Basco-Béarnaise à destination de nos frères malades et handicapés, 4000 pèlerins du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron, ont rejoins le sanctuaire marial de Lourdes pour une journée de prière et de communion; accompagnés par leurs prêtres, communautés et leur évêque, Mgr Aillet. Retour en images sur cet événement majeur de notre Eglise en Béarn et Pays basque.

Pour confier le synode pour la famille aux bienheureux Louis et Zélie Martin, ils étaient une trentaine de pèlerin des diocèses de Bayonne, du Mans et d'Alençon à marcher sur les routes de Solesmes à Alençon du 4 au 7 octobre 2015, accompagnés par Mgr Aillet. Témoignage en texte et en image.

Le diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron, à l'initiative de sa pastorale familiale organise un pèlerinage de Solesmes à Alençon, à l’occasion de la canonisation des époux Louis et Zélie Martin, qui coïncide avec la tenue du Synode de la Famille, du 4 au 7 octobre 2015. À cette occasion, le nonce apostolique, Mgr Luigi Ventura, a transmis aux organisateurs la bénédiction apostolique du pape François.

C'était ce vendredi 2 octobre aux Etats généraux du christianisme à Strasbourg : deux évêques français, Mgr Jean-Paul Vesco et Mgr Marc Aillet, ont débattu en public et en direct sur KTO autour de la question de la famille aujourd'hui, et notamment de la question des divorcés remariés. Retrouvez l'intégralité de cette conversation exceptionnelle en vidéo, à l'aune du Synode sur la famille. 

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