Dimanche 25 avril 2021, Journée Mondiale de prière pour les Vocations

Dimanche 25 avril 2021, Journée Mondiale de prière  pour les Vocations

Le dimanche 25 avril 2021 (4ème dimanche de Pâques) est la Journée mondiale de prière pour les vocations.

Ce dimanche-là, les chrétiens sont plus particulièrement invités à prier pour les vocations religieuses et sacerdotales : « Priez le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson car la moisson est abondante et les ouvriers sont peu nombreux ! » (cf. Mt 9, 37 ; Lc 10, 2a).

Le message du Pape François pour cette 58ème Journée mondiale de prière pour les vocations, qui a cette année pour thème "Saint Joseph: le songe de la vocation"  peut être lu en cliquant sur ce LIEN

Nous vous proposons par ailleurs de prendre connaissance d’un article (récemment paru dans la revue diocésaine « Notre Eglise ») et d’une vidéo par lesquels l’abbé Aymeric Mehrkens, responsable de la Pastorale des Vocations dans notre diocèse, évoque la nécessité de « relever le défi des vocations »:

 

NE : Monsieur l’abbé, on entend souvent qu’il n’y a plus de vocations… est-ce pour cela qu’il y a un service diocésain dédié ?

AM : Oh non ! Servir les vocations a toujours été nécessaire, avec ou sans « bidule » ! Jadis ce service devait gérer des flux, aujourd’hui nous sommes dans la pauvreté du petit reste… Mais c’est archi-faux qu’il n’y a plus de vocations, Dieu appelle encore autant ! Bien-sûr j’ai compris le sens de votre expression : c’est vrai qu’avec un attiédissement de la foi, une perte du sens de la vie et un obscurcissement de la présence de Dieu (assez impressionnant quand on fréquente les jeunes qui ne pénètrent pas dans nos églises), il est plus difficile à nos contemporains de répondre à leur vocation. Sans anti-corps, le climat est plutôt corrosif pour la vie spirituelle. A nous (tous !) de réinstaller un « climat vocationnel » et notre service aide juste à pousser dans ce sens.

NE : Climat vocationnel ?

AM : Le christianisme est une religion de l’appel, donc de la vocation, parce que notre Dieu, dans l’histoire Sainte, dans l’Evangile et dans l’histoire de l’Eglise, est Quelqu’un qui entre en dialogue, qui appelle et qui fait confiance, donne des talents et une mission. Une mission temporelle bien souvent, on parlera de laïcat, et une mission purement spirituelle, et c’est alors qu’on parlera du sacerdoce et de la vie consacrée. Mais pour que les baptisés entendent et répondent à cette vocation il est nécessaire qu’ils soient disposés à l’écoute. Evidemment c’est la prière. Mais c’est aussi un cadre qui aide à se connaître, se construire et à se donner. La grâce de Dieu s’appuie sur la nature et les « vocations » ne tombent pas du ciel sans que les hommes et femmes d’Eglise aient cultivé le champ ! Ce terreau favorable à l’éclosion des vocations, c’est quand chaque baptisé prend conscience qu’il doit donner sa vie, parce qu’on l’y invite.

NE : Que faut-il mettre en place ?

AM : J’ai peur des usines à gaz… Je pense qu’il nous faut aimer la simplicité évangélique des petites institutions. Ce mot renvoie d’abord à la famille qui est le premier lieu de vocation ; il renvoie encore à l’école, la paroisse, le mouvement. Nous savons que beaucoup de jeunes ont pu discerner un appel à l’occasion de la prière familiale ou bien en camp de scoutisme ou encore dans un pensionnat spirituellement et humainement porteur ; dans le service liturgique. Je crois aussi beaucoup à l’accompagnement spirituel individuel, qui est essentiellement une aide au discernement.

A mon humble avis, avec les petits moyens qui sont les nôtres, nous pourrions commencer par réinstaurer un « climat vocationnel » dans ces lieux déjà existants. Les personnes qui ont au cœur cette question peuvent me proposer leur aide. 

Contact : abbeaym@gmail.com  Tel: 0676135243