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C'est l'heure de la rentrée

C'est l'heure de la rentrée

Éditorial de Mgr Marc Aillet paru dans la revue diocésaine "Notre Église" de septembre 2021

Plusieurs événements nous mobiliseront, en ce début d’année. Tout d’abord, le pèlerinage de l’HBB à Lourdes, du 17 au 20 septembre, où nous pourrons accompagner nos frères et sœurs malades, sans doute moins nombreux qu’à l’accoutumée et avec des restrictions dont nous nous serions passés ; mais accueillons la grâce de pouvoir célébrer le mieux possible, sous le regard de Notre-Dame de Lourdes, le 75ème anniversaire de notre Hospitalité et rendons grâce pour tant de dévouement au service des plus fragiles et pour le plein d’espérance que chacun peut faire chaque année à cette occasion.

Le weekend suivant, nous accueillerons à la cathédrale Sainte-Marie de Bayonne l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem pour leurs investitures. Cet Ordre porte le souci des chrétiens de Terre Sainte et plus généralement des chrétiens d’Orient : nous ne devons pas oublier ces minorités chrétiennes, dont la présence, souvent héroïque, est nécessaire à l’équilibre de ces terres où les tensions sont palpables. Ils on besoin de notre prière et de notre soutien ; nous avons besoin de leur témoignage de fidélité au Christ et à l’Eglise.

Les 1er, 2 et 3 octobre, nous avons RV à Toulouse pour le Congrès Mission. Je souhaite que les communautés paroissiales s’organisent pour y envoyer au moins quelques représentants. Ce sera une belle expérience de la vitalité de notre Eglise de France et un encouragement pour le dynamisme missionnaire de nos communautés : le monde, qui traverse une crise existentielle, morale et spirituelle, attend des chrétiens un témoignage fort et une parole de Vie. Nous ne pouvons pas garder pour nous égoïstement le trésor que nous portons : nous savons, nous, que Jésus seul a les paroles de la vie éternelle (cf. Jn 6, 68). Rappelons-nous ces paroles vibrantes de saint Paul VI dans son exhortation apostolique sur l’Evangélisation dans le monde moderne (8 décembre 1975) : « Est-ce donc un crime contre la liberté d’autrui que de proclamer dans la joie une Bonne Nouvelle que l’on vient d’apprendre par la miséricorde du Seigneur ? Et pourquoi seuls le mensonge et l’erreur, la dégradation et la pornographie, auraient-ils le droit d’être proposés et souvent, hélas, imposés par la propagande destructive des mass media, par la tolérance des législations, par la peur des bons et la hardiesse des méchants ? Cette façon respectueuse de proposer le Christ et son Royaume, plus qu’un droit, est un devoir de l’évangélisateur. Et s’est aussi un droit des hommes ses frères de recevoir de lui l’annonce de la Bonne Nouvelle du salut » (n. 80).

Et puis le Saint-Père a voulu faire précéder le Synode ordinaire des évêques, qui se tiendra en octobre 2023 sur le thème « Pour une Eglise synodale : communion, participation et mission », d’une démarche synodale dans les diocèses en 2021-2022, puis d’un synode continental en 2022-2023. Nous savons que « synode » signifie : faire route ensemble. C’est l’Eglise qui prend conscience qu’elle est un Peuple, où tous les membres forment un seul Corps, où tous n’ont pas la même fonction mais où tous sont unis par la grâce du baptême. Ministres ordonnés, fidèles du Christ laïcs et consacrés constituent le Peuple de Dieu et ont reçu l’onction du Saint-Esprit : « Quant à vous, c’est de celui qui est saint que vous tenez l’onction, et vous avez tous la connaissance » (1 Jn 2, 20). Ils ne doivent pas oublier leur destination qui est la Jérusalem céleste, la Cité du Dieu vivant, la Montagne Sainte où Jésus est allé nous préparer une place, ni leur mission qui est d’annoncer l’Evangile du Salut à toute la Création. Chacun a reçu sa part d’Esprit Saint pour construire la Communion et participer à la Mission de l’Eglise. Autrement dit, la participation de tous les baptisés à une telle démarche synodale, sous l’autorité des évêques, trouve sa source précisément dans la grâce du baptême, et donc dans le sens surnaturel de la foi. Plus la foi est formée et adulte, plus le baptisé peut participer de manière féconde à la marche de l’Eglise et à sa mission. Dans une fidélité préalable à la tradition de l’Eglise, dont les évêques sont les gardiens, tous peuvent aider à discerner ce que l’Esprit dit à l’Eglise aujourd’hui (cf. Ap 2, 7).

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