Le mois d'octobre, "mois du Rosaire"...

Le mois d'octobre, "mois du Rosaire"...

Ce mois d'octobre, considéré comme le mois du Rosaire, peut être, pour tout catholique, l'occasion de prier le chapelet quotidien...

 

Le 2 février 1974, Paul VI a publié la très belle exhortation apostolique Marialis cultus, pour adapter le culte marial aux prescriptions de Vatican II. Ce texte recevra des précisions, bien des années plus tard, lors de la publication du Directoire sur la piété populaire et la liturgie, le 17 décembre 2001. Une partie de ce document est consacré au Rosaire. Voyons en quelques aspects importants.

Paul VI y rappelle que ses prédécesseurs et lui-même ont recommandé de le dire fréquemment. Ils ont favorisé sa diffusion et reconnu combien cette prière est apte à développer la contemplation, la louange et la supplication. Le pape reconnaît son efficacité à promouvoir la vie chrétienne et le zèle apostolique. La valeur et l'efficacité de cette prière sont d’ailleurs attestées par les témoignages de nombreux pasteurs et d’hommes réputés pour la sainteté de leur vie [voir notre ouvrage : Le rosaire, une grande prière de la spiritualité catholique, L’Harmattan, 2011]. Le Rosaire - rappellera le Directoire – est d’ailleurs expressément recommandé dans la formation et dans la vie spirituelle des clercs et des religieux.

Le Rosaire est une prière évangélique. Il tire de l’évangile l’énoncé des mystères. Il s’en inspire pour suggérer, en partant de la joyeuse salutation de l'Ange et du consentement religieux de la Vierge, l’attitude qui doit être celle du fidèle lorsqu'il le récite.

Le Rosaire est une prière christologique, centrée sur le Christ. Le cœur de cette prière, c'est la parole : Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Le déroulement du Rosaire reflète la manière dont le Verbe de Dieu fait homme a réalisé la rédemption. Il considère, en effet, les principaux événements salvifiques qui se sont accomplis dans le Christ : de sa conception virginale, des mystères de son enfance, de son ministère public jusqu'aux moments culminants de la Pâque – la passion et la résurrection – et son effet sur l’Eglise naissante le jour de la pentecôte et sur la Vierge, lorsque, à la fin de sa vie, elle a été élevée avec son âme et son corps au ciel. Cette prière suscite la louange du Christ pour tout ce qu'il a fait pour les hommes. Le Rosaire est un exercice inspiré par la liturgie. Il peut donc être une excellente préparation pour célébrer les mystères du Christ que rend présents l’année liturgique.

Ce qui est essentiel, dans la prière du Rosaire, c'est la contemplation. Sans la contemplation, cette prière est un corps sans âme. Sa récitation court le risque de se transformer en répétition mécanique de formules. Il exige un rythme tranquille, propice à la réflexion, qui favorise chez celui qui prie la méditation des mystères de la vie du Seigneur, vus par le cœur de celle qui a été le plus proche du Seigneur. Ils dévoilent ainsi leur insondable richesse. [...]

Le pape recommande la récitation du Rosaire en commun (famille, paroisse, groupes) pour manifester ainsi le sens ecclésial de cette prière. [...] La méditation du Rosaire peut consister en la récitation d'un chapelet quotidien, qui correspond à l’une des quatre séries de mystères. Dans ce cas, et selon une coutume bien établie, des jours de la semaine déterminés sont assignés aux différents mystères : ainsi, les mystères joyeux sont médités le lundi, les mystères lumineux le jeudi, les mystères douloureux le mardi et le vendredi, et les mystères glorieux le mercredi, le samedi et le dimanche... [...]

 

      Extraits d'un article de M. l'abbé Philippe Beitia paru dans la revue diocésaine "Notre Eglise" d'octobre 2020.