Lors de la Journée mémorielle pour les victimes de violences au sein de l’Église, Mgr Aillet a présidé ce 13 mars en la Cathédrale de Bayonne, un chemin de croix et une messe, témoignant d’une exigence de vérité et de pardon au sein de notre Église diocésaine.
Dans une atmosphère de recueillement, cette journée a été l’occasion de placer la souffrance des victimes au cœur de la prière ecclésiale. Le temps fort de cette démarche a débuté par un chemin de croix particulièrement poignant. Des extraits de témoignages de personnes victimes ont été lus, alternant avec des méditations.
Au cours de son homélie, Mgr Aillet a insisté sur le devoir de mémoire et de reconnaissance sans détour des blessures infligées et a réaffirmé l’engagement de l’Église dans une démarche de justice, soulignant que la prise en compte de la souffrance est le premier pas indispensable vers un « chemin de guérison et de reconstruction pour toutes les victimes ».
« Aujourd’hui, à travers cette journée mémorielle, je veux, au nom de l’Église, demander pardon aux victimes. Demander pardon au Seigneur pour toutes ces fautes dont nous portons tous le poids, parce que Jésus lui-même a porté dans sa chair ce poids des blessures. » Mgr Marc Aillet
L’évêque a rappelé que l’Église constitue un corps unique dont la solidarité dépasse le simple cadre spirituel, la défaillance des uns et le calvaire des autres ébranlent l’édifice tout entier : « Quand un membre souffre, tous les membres souffrent et pleurent avec lui ».
La demande de pardon formulée au nom de l’Église s’inscrit ainsi dans cette volonté de conversion profonde. L’objectif est clair : faire en sorte que justice soit faite, mais une justice habitée par la miséricorde, pour que la vérité libère et guérisse les cœurs.
