Un Carême de joie : la ferveur des fidèles à la cathédrale Sainte-Marie de Bayonne pour le mercredi des Cendres

24, Fév 2026

Le mercredi 18 février a marqué l’entrée des fidèles dans le temps du Carême. Sous la voûte de la cathédrale comble, Mgr Aillet a présidé la messe des Cendres, lançant ainsi quarante jours de préparation intense vers la lumière de Pâques. Loin de l’image d’une période austère, c’est sous le signe d’un « Carême de joie » que l’évêque a placé ce cheminement vers la lumière pascale.

Recevoir les cendres, c’est accepter de regarder en face notre fragilité. Ce rite, loin d’être un geste de renonciation, est un acte d’humilité profonde qui nous remet en vérité devant Dieu. C’est précisément là, au cœur de notre pauvreté, que peut germer une conversion sincère. En acceptant notre propre vulnérabilité, nous laissons place à une force nouvelle, celle de l’Esprit, qui vient transformer nos déserts intérieurs.

Au cours de son homélie, Mgr Aillet a rappelé que ce temps du désert, à l’image des quarante jours où Jésus fut tenté, est un combat spirituel pour remettre Dieu à la première place. Ce parcours nous invite à une écoute profonde de la Parole de Dieu, indissociable du jeûne : car si l’homme ne vit pas seulement de pain, c’est cette Parole qui creuse en nous la faim et la soif de justice, nous tournant vers l’aumône et le service ainsi que nous le rappelle le pape Léon XIV dans son message de carême. Cette quête de l’essentiel trouve un écho particulier dans la vie de sainte Bernadette, fêtée ce 18 février. À son image, nous sommes invités à creuser avec humilité dans la fange de notre propre misère pour y laisser jaillir l’eau pure qui lave et régénère. Le désert n’est alors plus un vide, mais le lieu de ce dénuement volontaire où, loin du bruit du monde, la voix du Créateur se fait plus audible. En nous dépouillant du superflu pour accueillir Dieu, nous transformons l’ascèse en un véritable chemin de libération et de lumière.

Toutefois, ce retour à l’essentiel ne saurait être purement intérieur. Le Carême est aussi un temps d’accueil et d’attention redoublée envers les plus fragiles de notre société, envers les chrétiens persécutés dans le monde et ceux que nous ne voyons même plus dans nos vies si occupées. C’est dans cet équilibre entre le recueillement personnel et l’ouverture aux autres que se dessine la véritable conversion. En quittant la cathédrale, les fidèles ont ainsi entamé une « marche » de quarante jours où la privation se transforme en espace de liberté, et le désert en une route joyeuse vers la résurrection.

🔉Écouter ou réécouter l’homélie de Mgr Marc Aillet

À suivre, très prochainement, quelques vidéos

ARCHIVES

ÉVÉNEMENTS À VENIR

Pin It on Pinterest

Diocèse 64
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.